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Ça s'est passé à Rungis

Le nouveau terminal ferroviaire du Marché International de Rungis

Le Marché International de Rungis, le plus grand marché du monde, vient de terminer la rénovation complète de son terminal ferroviaire, un équipement unique en Europe. En effet, les travaux réalisés vont permettre de doubler la capacité d’arrivage par le fer (soit 400 000 tonnes de fruits et légumes contre 200 000 jusqu’à présent). Des avantages stratégiques considérables…
Décidée en juin 2006, la restructuration du terminal ferroviaire du Marché International de Rungis offre désormais une plateforme de transbordement de trains entiers et aucun autre marché de gros ne dispose d’une telle installation. Ce terminal ferroviaire revêt par ailleurs un caractère stratégique et novateur, à savoir :
- la sécurisation des approvisionnements - grâce à un mode de transport complémentaire du camion ou de l’avion - qui permet ainsi à 12 millions de consommateurs franciliens d’accéder en permanence à une offre de produits frais en quantité et en qualité ;
- la performance environnementale, grâce à l’utilisation du mode ferroviaire à faible empreinte carbone ;
- une efficience économique accrue, avec une augmentation importante de la productivité et de la sécurité sur le site, garantissant une plus grande rapidité et facilité d’utilisation ;
- une installation structurante du Marché qui permettra de saisir de futures opportunités telles que le transport combiné (rail /route) ou encore l’utilisation de train de fret à grande vitesse.
Les travaux d’un montant de 19 millions d’euros ont été initiés et cofinancés par quatre acteurs engagés dans une même vision d’avenir : la Région Ile-de-France (à hauteur de 6,65 millions d’euros), le Conseil général du Val-de-Marne (6,25 millions), la SNCF (3,05 millions) et la société gestionnaire du Marché International de Rungis, la Semmaris (3,05 millions).
Chaque jour la SNCF prend l’initiative de trouver des solutions de mobilité attractives et fluides pour que ses clients choisissent le transport le plus sobre en énergie. En optant pour le mode ferroviaire, le Marché International de Rungis favorise un mode de transport respectueux de l’environnement, fiable et sécurisé.
Les travaux entrepris sur le nouveau terminal ferroviaire renforcent un peu plus le positionnement développement durable des acteurs impliqués dans ce projet :
- grâce aux efforts réalisés sur les conditions de travail des agents,
- grâce aux problématiques hygiène et sécurité qui ont été renforcées et rendent possible l’augmentation du volume transporté par voie ferroviaire, gage de respect de l’environnement.
Chaque jour, l’équivalent de 70 semi remorques arrive par le train au terminal ferroviaire de Rungis, garantissant à la fois moins de pollution et davantage de sécurité. Autant de poids lourds qui ne circulent pas sur nos routes…
L’approvisionnement de Paris et de l’Ile-de-France est étroitement dépendant des transports et des techniques de conservation. De tout temps, Paris a bénéficié d’un approvisionnement régulier et de qualité.
Jusqu’au XIXe siècle, la traction animale et les navigations fluviale et maritime sont les principaux moyens de transport utilisés. Lents, ils conviennent mal au transport de denrées périssables. Le XIXe siècle est marqué par l’essor du chemin de fer à vapeur. Le nombre de voies ferrées se développe rapidement. En 1870, le réseau français compte 17 500 km.
La construction du réseau des “petites lignes” favorise le développement des productions locales et permet une spécialisation territoriale des cultures et de l’élevage.
Le chemin de fer participe aussi à la libération des contraintes saisonnières, facilitant l’essor des cultures primeurs. Des trains spéciaux de primeurs relient Paris à la Méditerranée. En 1870, Paris est connecté aux grandes villes de France et d’Europe : les produits du monde entier apparaissent sur les étals parisiens.
En 1938, 68 % des fruits et légumes, 86 % de la marée et 88 % du beurre qui parviennent aux Halles de Paris sont transportés via le chemin de fer. En parallèle, la mise en place de “trains de marée” par les chemins de fer du Nord modifie radicalement l’approvisionnement du marché parisien en poisson.
Lorsqu’il a ouvert ses portes en 1969, le Marché de Rungis était doté d’un terminal ferroviaire regroupant sept quais. L’ensemble était conçu pour permettre l’acheminement de wagons isolés vers les bâtiments de vente du Marché qui étaient à l’époque desservis par voie ferrée.

Ligne Perpignan-Rungis : des volumes de marchandises uniques en Europe

Six jours sur sept, au départ de Perpignan, deux trains Fret SNCF de 24 wagons frigorifiques à température dirigée transportant au total 1.100 tonnes circulent, à 140 km/h de moyenne, sur une distance de près de 900 kilomètres. Le premier train arrive à Rungis à 2h30, le second à 4h30 ; quelques heures avant le début de la vente dans les pavillons fruits et légumes. Chaque année, ce sont ainsi plus de 200 000 tonnes qui arrivent par fer, soit près de 25% des arrivages globaux du MIN en fruits et légumes (824 000 tonnes en 2009). De par la nature des produits transportés et leur fragilité, ce trafic est soumis à de fortes contraintes de fiabilité n’autorisant aucun retard dans l’acheminement.

Chiffres clés du nouveau terminal ferroviaire du Marché International de Rungis

- 2 quais de transbordement de 370 m de long et 10 m de large ;
- 30 minutes pour décharger un train contre 2 h auparavant ;
- 400 000 tonnes de fruits et légumes potentiellement à l’arrivage ; soit une capacité d’accueil multipliée par 2 ;
- 50% des arrivages sont destinés aux grossistes du Marché de Rungis, 50% aux GMS d’Ile de France ;
- 11 trains Fret SNCF par semaine ;
- 2 opérateurs : Rey (groupe Transalliance) et Roca (Transports Chabas).

 



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