
Viande bovine, Producteurs et grossistes dialoguent…
Le magazine Réussir Bovins Viande avait organisé le 4 avril dernier à Rungis, une table ronde sur le thème « Viande bovine : comment mieux faire connaître les atouts et les attentes du Marché de Rungis à la production », avec la participation de grossistes du Marché de Rungis et de producteurs-éleveurs.
Parmi les intervenants :
Après la présentation de chacun des intervenants, le débat a débuté par un point sur le niveau et l’organisation du marché de la viande à Rungis, par M. Guy Eschalier.
Puis le débat est entré dans le vif du sujet avec la question : quels sont les produits que souhaite Rungis ?
Selon Pierre Simiou « la particularité de Rungis est de proposer une multitude de produits car la diversité de la demande est importante et il n’y a pas une seule autre place en Europe, capable de faire la même chose, en matière de découpe en temps réel… Il nous faut proposer une viande de qualité, ni trop claire ni trop foncée, tendre et pas trop grasse… Pour cela, nous avons besoin d’un approvisionnement régulier… ».
Concernant la question des pistes d’évolution de l’activité viande à Rungis, Pierre Simiou précise « qu’il est envisageable d’aller plus loin en matière de produits élaborés avec la mise au point de barquettes sous atmosphère pour le commerce de proximité, avec également la création d’ateliers de découpe et de conditionnement pour des produits prêts à l’emploi, et le redéveloppement de la notion de service… »
Une piste jugée plutôt « satisfaisante » pour Didier Ramet (éleveur).
A la question d’Annie Soularue concernant « la place du Label Rouge à Rungis… », Pierre Simiou précise que « le Label Rouge est un micromarché à Rungis qui a toute sa place, mais qu’un partenariat pourrait faire avancer les choses, en commercialisant 5 à 10 carcasses labellisées/semaine…Considérez-nous comme votre service commercial. Mettez-nous des produits, nous vous trouverons des clients… ». Pour Didier Ramet « la confiance reposerait sur Rungis dans ce nouveau schéma… ». A la question de ce dernier, relative à « la contractualisation du producteur à l’année…», Pierre Simiou affirme que « de plus en plus, on ira vers une contractualisation des approvisionnements… Il reste à définir les quantités et à modifier les relations avec l’aval… ». A la question d’Hubert Bertin, sur le poids idéal des carcasses à Rungis, Guy Eschalier et Pierre Simiou précisent que « le poids idéal à Rungis se situe entre 380 et 420 kg… ».
En conclusion du débat, Pierre Simiou rappelle « la nécessité d’ouvrir de nouveaux circuits de vente et d’engager des actions de fidélisation avec l’amont de la filière… »
Selon Guy Eschalier, « il est utile de tisser des liens avec les éleveurs, par le canal des abattoirs… ».
Pour Hubert Bertin, « ce débat a permis de dialoguer avec de vrais professionnels et de pouvoir développer une plateforme Bourgogne à Rungis… ».
« Une rencontre intéressante, mais encore beaucoup de travail à faire ensemble… » conclut Didier Ramet.
Pour sa part, Alain Denielle est « content de voir qu’on peut avancer sur la contractualisation et la relation durable… »
Enfin, Annie Soularue est satisfaite de cette rencontre et « espère voir plus de produits labellisés à Rungis… ».