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Enquêtes Rungis Actualités

Marché International de Rungis : 40 ans en 2009

Fruits et légumes

Digne successeur des Halles de paris, Rungis, le plus grand marché au monde de produits frais, a su acquérir une renommée internationale par son évolution constante et son adaptation aux besoins de sa clientèle.

Le premier marché parisien, le « Marché Palu », installé sur l’Ile de la Cité, vit le jour au Ve siècle quand Paris était encore Lutèce. A l’étroit sur l’Ile, il fut transféré au IXe siècle sur la rive droite par les premiers Capétiens. Au XIIe siècle, Louis VI le Gros ordonna son déménagement en bordure de la rue Saint-Denis, où les « Halles » resteront plus de huit siècles... jusqu’à leur transfert à Rungis le 3 mars 1969, et après moult modifications dont les fameux « Pavillons Baltard », véritable bijou architectural, construits dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Fruits et légumes

Le transfert, décidé en 1960 par le général de Gaulle, fut confié à M. Libert Bou, vice-président du Comité permanent des MIN qui devint le premier p-dg de Rungis et de ses zones annexes.
Les travaux débutèrent en 1964 avec la réalisation du pavillon de la Marée, des neuf pavillons des fruits et légumes, des quatre pavillons des produits laitiers et avicoles, du pavillon des fleurs coupées et du centre administratif. En 1973, le marché de la viande installé à La Villette depuis 1950 avec les abattoirs, rejoint Rungis où il fut décidé de regrouper tous les produits frais. En effet, avec le développement du transport sous froid et la modernisation des abattoirs de province, les installations de La Villette devinrent rapidement inadaptées...
Depuis son inauguration, Rungis n’a cessé de s’agrandir, de se transformer, de se moderniser et d’innover. Il joue un rôle déterminant dans le maintien des marchés de détail et plus particulièrement en Ile de France. Il s’adapte en permanence aux modes de consommation et aux besoins des clients ainsi qu’aux exigences sans cesse accrues d’hygiène et de sécurité alimentaire rendant nécessaire la mise en conformité des installations. Au cours de ces quarante ans d’activités, un certain nombre de bâtiments ont été réaménagés et restructurés (pavillons de la triperie, des produits laitiers...), modernisés (pavillons de la marée, des produits carnés...) mais également créés (zone Euro Delta, carreau des producteurs en fruits et légumes d’Ile de France...).
A l’occasion du lancement des célébrations du 40e anniversaire de Rungis, M. Marc Spielrein, président de Rungis Marché International, a rappelé « L’impressionnant chemin parcouru depuis 40 ans... De marché de gros traditionnel pour une clientèle régionale, Rungis est devenu un hub international au service de la gastronomie et du patrimoine alimentaire français... Des adaptations rendues possibles par le professionnalisme des acteurs présents sur le site et l’élargissement des métiers et des compétences à de nouvelles activités... Nous en sommes arrivés là où nous en sommes aujourd’hui grâce à nos valeurs et à la qualité des femmes et des hommes qui travaillent ici au quotidien... ». (source Semmaris, Archives départementales du Val de Marne)

                                                                                  Francis Duriez

Les grandes dates du Marché de Rungis

Fruits et légumes
  • 1969 : le 3 mars, ouverture officielle du Marché d’Intérêt National de Rungis.
  • 1973 : le marché de la viande quitte les abattoirs de La Villette et rejoint Rungis.
  • 1998 : rénovation du pavillon de la triperie.
  • 1999 : mise aux normes des pavillons des produits laitiers.
  • 2000 : restructuration du pavillon des produits carnés.
  • 2003 : réalisation du nouveau pavillon de la marée.
  • 2004 : livraison de la 1ere tranche de la zone Euro Delta (plateforme de 50 000 m2 destinée au commerce et la logistique) et du nouveau carreau des producteurs.
  • 2009 : le 3 mars, date anniversaire des 40 ans du Marché International de Rungis.
  • Les chiffres clés du Marché de Rungis

    Fruits et légumes

    Le plus grand marché du monde représente :


  • 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2007 (+4,5% comparé à 2006).
  • 232 hectares de superficie à 7 km de Paris.
  • 1,5 million de tonnes de produits alimentaires à l’arrivage.
  • 18 millions de consommateurs desservis dont 11 millions en Ile-de-France.
  • 1 228 entreprises (grossistes, producteurs, courtiers, logisticiens, centrales d’achat, sociétés de services).
  • 12 233 employés salariés des entreprises du MIN.
  • L'alimentation à travers les siècles

    Fruits et légumes

    Depuis son origine, le marché des Halles de Paris s’est toujours distingué par l’abondance et la diversité de ses produits alimentaires. Au Moyen Age, le pain demeure l’aliment de base des classes populaires et jusqu’au XVIIIe siècle, il compte pour 60% du budget alimentaire. Les élites consomment des volailles, des fruits (poire, pomme, raisin, cerise, abricot, orange et citron...) et des épices coûteuses (gingembre, poivre, safran, cannelle, noix de muscade...) alors que les paysans et les pauvres se nourrissent surtout de légumes (lentille, fève, oignon, poireau, cresson, navet, concombre, ortie comme épinard). A la Renaissance, certains légumes sortent de l’oubli : carotte, asperge, melon, épinard, petit pois...
    Aux XVIe et XVIIe siècles, apparaissent le haricot et le topinambour et au XVIIIe siècle, l’ananas et la mangue. Ces produits encore très rares sont consommés par l’aristocratie...
    Aux XIXe et XXe siècles, des produits exotiques arrivent sur les tables : banane, pomelo (années 50), kiwi (années 70), avocat (années 70)... Dans les années 80, Rungis permet le développement de différents produits : mangue, lime, litchi, fruit de la passion, mini-légumes, herbes fraîches, fleurs comestibles, champignons sauvages...
    La viande connait un essor aux XIVe et XVe siècles et ne se mange jamais crue (raisons sanitaires et religieuses). On consomme du gibier, des volailles, de la viande ovine et caprine, du bœuf, du porc, des produits charcutiers et tripiers... La consommation évolue peu au XVIIIe siècle voire diminue au XIXe siècle. A partir du XXe siècle, les viandes exotiques (autruche, émeu, bison...) font leur apparition.
    La consommation de viande étant interdite par l’Eglise plusieurs jours par an (soit 158 jours), elle fut remplacée par le poisson dont le hareng, la morue et le congre pour les classes modestes, la truite, la carpe, le poisson de mer frais, les poissons marinés ou à l’huile pour les plus aisés. Les huîtres font leur retour au XIXe siècle de même que les fruits de mer. Aujourd’hui, le poisson d’élevage occupe une large place.
    Au Moyen Age, le lait se conservant mal, on le consomme en fromage. L’essor du rail permet son développement et l’arrivée de fromages européens...
    Au cours des cinquante dernières années, le comportement alimentaire des Français s’est fortement modifié. La part en volume de l’alimentation est passée de 25% en 1960 à moins de 15% en 2005. Aujourd’hui, la santé (fruits et légumes) et le plaisir sont davantage pris en considération et l’on consomme davantage de produits élaborés (fruits et légumes transformés, desserts lactés) et moins de produits traditionnels. Les modes alimentaires ont également changé (moins de repas à table et en famille, développement du « snacking » et de la restauration rapide) selon l’âge et les classes sociales.

    Le grand déménagement

    Fruits et légumes

    Le transfert des Halles centrales de Paris à Rungis, appelé le « déménagement du siècle » s’est déroulé du 27 février au 3 mars 1969. Ce sont environ 20 000 personnes, 1 000 entreprises de gros, 10 000 m3 de matériel, 5 000 tonnes de marchandises, 10 000 colis de fleurs, 1 500 camions qui ont pris la route. Au départ, il avait été envisagé de mobiliser l’armée pour réaliser cette opération, mais après consultation des intéressés, il a été décidé de laisser chacun des grossistes régler son déménagement. Les grossistes en fleurs coupées et producteurs de plantes en pots ont ouvert la route, suivis des grossistes des produits de la mer, de ceux des fruits et légumes et des professionnels des produits laitiers. Malgré l’importance des effectifs et des marchandises transportées, le « déménagement du siècle » s’est déroulé sans encombre et le Marché de Rungis a pu ouvrir à la date retenue. En janvier 1973, les produits carnés ont quitté les abattoirs de La Villette pour s’installer à Rungis. Désormais, toutes les activités de gros sont concentrées sur le Marché de Rungis.

    Célébrations du 40ème anniversaire

    Fruits et légumes

    Le 40e anniversaire sera célébré tout au long de l’année 2009, au travers d’un grand nombre d’animations et de manifestations organisées par Stratégie Gourmet et la Semmaris.
    De janvier à septembre, se dérouleront des actions pédagogiques à destination des scolaires (ateliers du goût, espace ludoéducatif, visites du Marché). Par ailleurs, une grande exposition photo « Les Gueules de Rungis » sera organisée sur les murs du Marché durant le mois d’avril.

  • 3 mars 2009 : date anniversaire et grande soirée de gala avec la revue du « Crazy Horse » à Rungis.
  • Sous l’égide de Stratégie Gourmet, les organisations professionnelles du Marché ont élaboré un programme de festivités dénommé « La Fête du Frais ». De mars à fin juin, les clients et prospects de Rungis auront droit à des jeux concours, des cadeaux, de la musique, des artistes déambulatoires et une décoration dans tous les pavillons.
  • 23 - 25 septembre 2009 : Réunion de l’Union Mondiale des Marchés de Gros et 4èmes Entretiens de Rungis, sur le thème : « Quel avenir pour les marchés de gros ? ».
  • Quelques réactions de professionnels qui étaient déjà à Rungis en 1969

    Antoine d

    Antoine d'Agostino
    (Dirigeant de La Cave de Rungis à Rungis )

    « Je suis venu à Rungis le 3 mars 1969, en qualité d'acheteur détaillant en fruits et légumes et je suis devenu grossiste du Marché de Rungis seulement en 1988. Le déménagement s' est fait un week-end et on disait à l'époque qu' il était l' équivalent du "débarquement de Normandie "... Il était indispensable de construire Rungis car aux Halles de Paris, on ne pouvait même plus circuler à pied et tout se faisait manuellement. Aujourd' hui, il y a des quais, des transpalettes, des plates-formes logistiques, l' informatique... On a vu arriver des produits nouveaux comme le litchi, le kiwi...

    La clientèle s’est beaucoup élargie et les gens viennent de loin et même de l’étranger. Rungis a permis également le développement des produits de contre-saison de manière importante grâce au transport aérien. Rungis est le premier marché de gros de produits frais au monde et cela se vérifie quand on visite d’autres marchés de gros à l’étranger. En quarante ans, Rungis a évolué favorablement et reste exemplaire... ».

     

    Daniel Archenault

    Daniel Archenault
    (Directeur de la société André Gilles - secteur traiteur - Rungis)

    « Je suis arrivé à Rungis en 1969, à 22 ans, pour créer la société André Gilles. M. Gilles possédait un important abattoir en Vendée et croyait beaucoup en Rungis. Mon père, Jules, était charcutier et lui achetait des cochons pour son abattoir de Villiers-sur-Marne.
    De1969 à 1973, ce ne fut pas facile car nous étions seuls dans notre secteur et confrontés à la concurrence de La Villette. En 1973, avec l’arrivée des produits carnés de La Villette à Rungis, les choses ont radicalement changé et ce fut l’embellie. Tous les bouchers, charcutiers et traiteurs venaient à Rungis...
    Plusieurs éléments ont été positifs pour Rungis, notamment la traçabilité des produits et les dispositifs d’hygiène alimentaire, l’euro qui a été un progrès pour l’export et l’import, l’amélioration de l’infrastructure du Marché faisant de Rungis une exceptionnelle plate-forme qui permet de regrouper tous les produits en un même grand lieu. Dédiée à l’export et à toute la clientèle spécifique de la région parisienne, Rungis est à l’origine du grand pôle économique du sud de Paris...».

     

    Maurice Baleux

    Maurice Baleux
    (Président honoraire de la CSCGFL, administrateur d'Unigros - secteur fruits et légumes - Rungis)

    « J’ai débuté en 1951 aux Halles de Paris et je suis arrivé à Rungis le 3 mars 1969. Notre entreprise était située dans le pavillon B2 du secteur des fruits et légumes.
    Pour nous professionnels, la première grande innovation fut l’informatique avec les premières facturières électroniques, ainsi que les moyens modernes de communication (téléphone, télex, fax...).
    A Rungis, on a pu développer notre activité vers la province et l’étranger alors que l’on était limité aux produits d’Ile de France. Ici, on a vu arriver des produits nouveaux comme les fruits exotiques ou encore les gammes de tomates (avec Savéol dont j’étais le président du GIE sur le marché). Et grâce à Rungis, la France les a découverts. Avec cette ouverture sur le monde, notre métier était devenu différent. Les professionnels ont beaucoup développé les échanges internationaux car les infrastructures s’y prêtaient parfaitement, ainsi que les services (livraison...). Enfin, la mise sous froid des pavillons, la traçabilité, la sélection et la qualité des produits ont permis à Rungis de devenir une référence... ».

    Yves Boccassini

    Yves Boccassini
    (Président du CAR - ancien dirigeant de la société Bocca-sacs - secteur accessoires - Rungis)

    « Depuis mon arrivée à Rungis, trois étapes m’ont marqué : la mutation du travail et de la clientèle, la modernisation de l’infrastructure du MIN, l’ouverture du marché au monde via la communication...
    Au début, nous travaillions de 6H à 19H avec une clientèle hexagonale et surtout régionale et nous avions moins de 5 00 produits. Aujourd’hui, nous frôlons les 5 000 références. Il nous a fallu être plus professionnels et s’adapter aux nouvelles réglementations (emballage, conditionnement, étiquetage...).
    Les quinze premières années furent celles du changement de clientèle (diversité de l’identité culturelle) et l’accélération des transactions par la réduction du temps de travail et la facturation informatique.
    Les quinze suivantes ont été la modernisation des infrastructures du Marché et le regroupement/fusion de sociétés.
    Les dix dernières années ont vu l’ouverture du MIN vers l’extérieur via la communication : salons agroalimentaires, visites du Marché, création de nos sites et du portail de la Semmaris.
    Après 40 ans de bons et loyaux services, Rungis doit maintenant écrire l’avenir... ».

    Maurice Desailly

    Maurice Desailly
    (président de la société Desailly, vice-président du Sycopla, administrateur de la FNCPLA - secteur produits laitiers - Rungis)

    « Créée aux Halles de Paris par mon grand-père, la société remonte à 1935. Nous étions alors commissionnaires-négociants. J’ai intégré l’entreprise en octobre 1956 et nous sommes arrivés à Rungis le 3 mars 1969. Le déménagement des Halles de Paris à Rungis s’est parfaitement bien déroulé, mais les installations n’étaient pas totalement achevées. Outre notre importante clientèle traditionnelle, à cette époque nous servions aussi la grande distribution qui commençait à se développer.
    Parmi les avantages importants de Rungis : les quais de déchargement, l’informatique, la mise sous froid globale, la traçabilité des produits... Ces innovations ont permis au Marché de Rungis de « respirer » et de se développer. Nous avions quelque 250 références aux Halles de Paris, nous en avons environ 2000 aujourd’hui. Par ailleurs, la communication réalisée par la Semmaris a permis de donner une image très favorable de Rungis favorisant l’export. De plus, Rungis est un marché centralisé dont le rôle est indispensable au commerce de détail. Naturellement, tout cela a joué également en faveur du développement de notre entreprise car sans Rungis, nous n’existerions plus... ».

    Guy Eschallier

    Guy Eschallier
    (Fondé de pouvoir de Mécarungis, administrateur de la FNICGV - secteur viande - Rungis)

    « Les produits carnés sont arrivés en janvier 73 à Rungis, alors qu’ils devaient être à La Villette. En effet, le nombre d’animaux ayant fortement baissé, le projet de La Villette fut abandonné... A Rungis, les conditions de travail furent bien meilleures grâce à des installations plus modernes mises à disposition (réseau aérien, élévateurs, etc.).

    Après la crise de l’ESB (encéphalite spongiforme bovine) en 1996, il fallut se mettre aux normes européennes. Le bâtiment V1P fut ensuite entièrement rénové et opérationnel en juin 2000 (chaîne du froid, mise aux normes des conditions d’hygiène et de sécurité alimentaires). Dès 1997, la traçabilité des carcasses a été mise en place avec l’étiquetage des viandes (code à barres) réalisé depuis l’amont (élevage). Les postes ont été équipés de bascules permettant d’imprimer des étiquettes à codes à barres et de terminaux de vente avec lecteur optique reliés à la caisse centrale de Mécarungis, permettant de reprendre toutes les informations sur les factures émises pour le compte de nos adhérents. Enfin, nous avons développé différents services dont la livraison et les échanges à l’international. Depuis l’arrivée du président Marc Spielrein, les choses ont beaucoup évolué, notamment avec la création du service communication. En quarante ans d’activités, le bilan est globalement positif... ».

    Gerard François

    Gérard François
    (Créateur et président de la société Plantassistance, producteur de plantes - secteu horticulture - Rungis)

    « L’horticulture est arrivée à Rungis, en mars 1969. Ici, avec la mise en place rapide de normes, les conditions de travail furent bien meilleures qu’aux Halles centrales de Paris. Dès le début, je suis devenu actionnaire de la Semmaris car il me paraissait normal d’accompagner cette nouvelle organisation. A mon arrivée, je disposais de 54 m2 au bâtiment CoA et de 20 m2 sous le C1. Le secteur comptait alors plus de trois cents professionnels.
    En 1981, les entreprises ont été scindées en deux types d’activité : l’activité fleurs coupées et l’activité plantes en pots. Puis, dès 1991, le statut de grossiste en plantes en pots a été mis en place. Par la suite, j’ai pu créer ma grande serre, baptisée la « cathédrale Saint-François des Fleurs ». Avec plus de deux mille références, ce grand bâtiment sous température dirigée de 4 500 m2 de surface développée, est parfaitement adapté aux besoins physiologiques des plantes et, pour moi, il représente le premier progrès...
    Aujourd’hui, aucun marché au monde ne peut proposer autant de produits de qualité que Rungis, un marché référent, spécialisé et de plus en plus pointu. Très modestement, dans mon métier, je fais de même. Quarante ans après, Rungis a réussi son pari... ».

    Michel Reilhe

    Michel Reilhe
    (Ex-dirigeant de la société Reilhe -Martin - secteur volailles et gibier - Rungis)

    « L’année où le secteur de la volaille et du gibier est arrivé à Rungis, mon père partait en retraite et j’ai pris sa place. A cette époque, les Halles de Paris, c’était encore « Zola »... A Rungis, on entrait dans le XXIe siècle : chaîne du froid, sécurité alimentaire, signalétique des aires de vente, matériels de bureau « dernier cri ». C’était une vie nouvelle... On vendait des poulets tout prêts et c’était une révolution pour nous. Il y a eu également une grande évolution avec la segmentation et l’élaboration des produits. C’était aussi le début des volailles « Label Rouge » et on est arrivé à des produits de belle qualité. De fait, le secteur a évolué vers le haut de gamme... Par ailleurs, l’informatique et même le téléphone ont été des progrès importants. On peut dire aussi que le Marché de Rungis a permis aux professionnels de s’ouvrir sur l’extérieur et M. Marc Spielrein, le président de la Semmaris, a beaucoup fait pour ce marché... ».

    Yvonne Remond

    Yvonne Rémond
    (Dirigeante des Ets Rémond - secteur marée - Rungis)

    « J’ai débuté à 17 ans comme caissière aux Halles de Paris. La société est arrivée en 1969 à Rungis sous l’enseigne « Guyot - Rémond ». Je me souviens que les travaux n’étaient pas totalement achevés et que le marché connaissait alors une très forte affluence, avec des encombrements. La traçabilité des produits a été un grand progrès et le stockage des produits venus de l’étranger se fait dans de bonnes conditions. Rungis a évolué de façon positive en quarante ans et la qualité des installations permet la qualité des produits... ».

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