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Enquêtes Rungis Actualités

Agriculture Biologique : le retour à la nature…

L’agriculture biologique s’inscrit dans une démarche de qualité et de défense de l’environnement, répondant ainsi à une demande du consommateur en termes d’alimentation et de santé. Bien que soumise à de nombreuses contraintes, elle ne cesse de progresser…

Alors que les fondements de l’agriculture biologique datent du début du XXe siècle, il faut attendre 1970 pour qu’elle s’organise au niveau mondial (IFOAM) et 1980 pour que la mention « agriculture biologique » (AB) soit officiellement reconnue par les pouvoirs publics français, selon la définition légale (décret 1981) : « agriculture n’utilisant pas de produits chimiques de synthèse… ».

 

Rôle et spécificités…

Par définition, l’agriculture biologique s’attache à garantir une qualité liée à un mode de production respectueux de l’environnement et du bien être animal, et seuls les produits agricoles et les produits transformés issus de ces derniers, peuvent recevoir l’appellation « bio » ou « biologique ». Ils sont protégés par le signe officiel de qualité AB, l’un des cinq signes d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO) reconnus en France. Au 1er juillet 2010, un nouveau logo européen verra le jour (les 12 étoiles de la bannière de l’UE organisées en forme de feuille sur fond vert).

Depuis 2003, tout intervenant (producteur, importateur, préparateur) de la filière bio doit se faire connaître de cette dernière (bulletin de notification) et contrôler par l’un des cinq organismes certificateurs français agréés : Aclave, Agrocert, Ecocert SAS, Qualité France, SGSICS… Depuis le 1er juillet 2005, les distributeurs sont aussi soumis à l’obligation de notification et de contrôle.
L’étiquetage des produits « bio » doit comporter, en plus des données habituelles, certaines mentions :
- la référence au mode de production,
- le nom et / ou le numéro d’agrément de l’organisme certificateur,
- le taux précis d’ingrédients « bio » pour les produits finis qui en contiennent entre 70% (minimum légal) et 95%.

Objet et pratiques…

L’objet de l’agriculture biologique est de préserver la qualité de l’eau et de l’air, de réduire les gaz à effet de serre, d’entretenir et améliorer la fertilité des sols, de réduire les risques de pollution par les nitrates, de contribuer à l’harmonie des paysages ruraux, de préserver les savoir faire, de respecter, développer et entretenir la biodiversité animale et végétale…La pratique de l’agriculture biologique nécessite une approche holistique dans le respect de certaines règles de production. Il s’agit notamment de la « période de conversion », une durée de repos de la terre portée à deux ans pour les cultures annuelles ou semi  pérennes, et à trois ans pour les cultures pérennes.

On y trouve également d’autres techniques dont le désherbage par moyen mécanique ou solarisation, la lutte biologique intégrée, la thermothérapie, la conduite centrifuge (éclaircissage) des arbres, les traitements tanniques naturels, les fumiers et compost naturels, les rotations de cultures, le recours au CO2 (stockage de fruits) et à l’éthylène (déverdissage)… En revanche, certaines pratiques sont interdites tels les OGM, les plaquettes de SO2, les traitements par ionisation, les cultures « hors sol »…

Le « bio » dans le monde…

Dans le monde, la surface cultivée en « bio » atteint 33 millions d’hectares (2007) et le nombre d’exploitations agricoles certifiées (1,3 million) a été multiplié par cinq entre 2000 et 2007. L’Afrique en représente 45% et l’Asie plus de 20%. Les trois pays de tête sont l’Australie (12,2 millions ha), l’Argentine (2,8 millions ha) et le Brésil (1,8 million ha) et l’Océanie (37% en bio), l’Europe (24%) et l’Amérique Latine (21%) au niveau des continents.

Quant au ratio Bio/SAU (2007), les trois premiers pays mondiaux sont le Liechtenstein (29,7%), l’Autriche (13,4%), la Suisse (11%). En 2007, le marché mondial était évalué à 46,2 Mds de dollars (+39% comparé à 2005) dont 25 pour le marché européen et 20 pour le marché nord-américain…

Le « bio » en Europe…

En 2007, l’UE (27) comptait 189 000 exploitations agricoles « bio » pour plus de 7 millions d’hectares cultivés, soit 3,9% de la SAU européenne. Près de 70% des surfaces bio sont réparties dans six Etats membres : Italie, Espagne, Allemagne, Royaume-Uni, France, Autriche… Les trois premiers pays en surfaces « bio » cultivées sont l’Italie (16%), l’Espagne (14%) et l’Allemagne (12%), alors que les trois premiers pays ayant la plus forte densité en bio sont l’Autriche (13,4%), la Suède (9,8%) et l’Italie (9,2%). Avec 3,2%, la France se classe vers le 15e rang.

Pour leur part, les PECO (pays d’Europe centrale et orientale) ont connu un développement important en « bio » et comptent pour 15% de la SAU européenne. La République Tchèque et la Pologne représentent 60% de l’ensemble des PECO.
L’Allemagne reste le premier marché de l’UE (5,8 Mds €), loin devant la France (2,6 Mds €). Concernant le « budget bio/habitant », le Danemark (6%) tient la tête devant l’Autriche, le Luxembourg et l’Allemagne… Les produits « bio » se développent de façon constante dans l’UE, à l’instar des légumes dont la surface a plus que doublé en trois ans.

L’agriculture biologique en France

A la fin 2008, la France comprenait 13 300 exploitations engagées en « bio » (61% en statut « exploitant individuel ») et la surface totale couvrait 584 000 hectares (2,7 % de la SAU) dont 62% dédiés aux cultures fourragères et prairies. Les productions à la hausse (2008) sont la vigne (+25,2%), les PPAM (plantes aromatiques, +25%), les légumes frais (+14,2%), les fruits (+13,5%), les céréales (+11,8%) et les oléagineux (+5,8%)… A l’inverse, les protéagineux et légumes secs ont fortement chuté (-15,5% et -21%)… Les principales régions sont PACA (7,7%), Languedoc-Roussillon (5,2%), Rhône-Alpes (4,8%), Corse, Alsace, Franche-Comté, Pays de la Loire, Midi-Pyrénées (la première en superficie avec ses 68 000 ha)… En queue de peloton, on trouve la Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Enfin, la Drôme (24 220 ha, soit 10,8% de sa SAU) est le département français le plus « bio ».

Les activités représentatives de la diversité « bio » (en nombre d’exploitations et par ordre décroissant) sont l’élevage bovin (dont 25% en élevage laitier ou allaitant), les grandes cultures, les légumes et maraîchage, la viticulture, les cultures fruitières, l’élevage ovin/caprin//équidés, l’élevage de volailles…
Concernant les 7 400 entreprises de transformation et distribution, plus de 65% sont dédiées à la fabrication de produits de boulangerie - pâtisserie et pâtes alimentaires. Quant aux produits d’importation, les principaux sont les huiles essentielles et plantes aromatiques, les fruits et légumes frais, les fruits et légumes transformés, les céréales et graines, l’alimentation animale…

Marché et développement du bio…

Avec une croissance annuelle de 10%, le marché des produits alimentaires biologiques a atteint les 2,7 Mds € en 2008. Représentant 1,7% (en valeur) du secteur alimentaire total, il se répartit ainsi : GSA (42%), magasins bio en réseau (27%), magasins bio indépendants (13%), vente directe (13%), artisans commerçants / surgelés (5%).
La gamme s’est étoffée au cours de la dernière décennie et concerne les familles de produits suivantes : épicerie (18%), fruits et légumes (17%), produits laitiers (16%), pain et farine (13%), vin (10%), œufs (7%), produits carnés (6%), volaille (3%), produits de la mer (3%), produits traiteurs (3%), charcuterie - salaison (1%)…
L’agriculture biologique connaît un véritable engouement et 2009 a enregistré une forte hausse de son développement avec la conversion de 3 600 nouveaux producteurs (+23% comparé à 2008). Il s’agit de la plus importante  progression depuis 1995 et trois régions dépassent les 30% de conversion : Languedoc - Roussillon, Ile-de-France, PACA… De même, les surfaces ont augmenté globalement de 21% dans l’UE au cours des trois dernières années.

Cette progression est d’autant plus spectaculaire que le « bio » doit faire face à un certain nombre de contraintes : coût de la main d’œuvre, faible niveau de productivité, prix élevés, hausse du coût des matières premières, aléas climatiques, risques sanitaires, méthodes culturales contraignantes, concurrence étrangère…
Toujours plus sensibles à l’environnement, les Français ont une opinion de plus en plus positive de l’agriculture biologique et pour 75% d’entre eux, il s’agit d’une solution d’avenir. Ils sont 85% à estimer qu’elle doit se développer en France de façon pérenne. De fait, les ventes de produits « bio » ont augmenté de 20% en 2009 et ce marché a résisté à la crise. La part de produits « bio » augmente de façon sensible en RHD et les pouvoirs publics souhaitent atteindre les 6% de terres cultivées en bio d’ici à 2012. Au cours de 2010, de nombreuses actions seront menées par l’Agence Bio et les différentes filières, afin de valoriser encore son image auprès des Français…

L’offre « bio » à Rungis…

L’offre « bio » du Marché de Rungis a très fortement progressé durant la dernière décennie, passant de moins d’une dizaine d’opérateurs à plus d’une quarantaine. De la même manière, la gamme s’est largement développée, depuis les fruits et légumes frais majoritaires et les fruits et légumes préparés et conditionnés jusqu’aux produits d’entretien, en passant par les produits carnés, les produits traiteurs, les produits d’épicerie…
Cette offre « bio » s’adresse à quatre types de clientèles :
- la clientèle de carreau (détaillants, restaurateurs),
- la clientèle de distributeurs spécialisés (réseau bio…),

- la clientèle GMS,
- la clientèle e-commerce…
Dans cette offre globale, les fruits et légumes frais occupent la plus grande place, devant les laitages et crèmes, les produits de la marée, les produits carnés et volailles, l’épicerie et les produits traiteurs, ainsi que les produits de niche « bio »…
Il s’agit d’une offre de gros traditionnelle pour la clientèle de carreau et d’une offre à services complets (préparations de commandes, conditionnements et livraisons…) pour les autres types de clientèles.

Francis Duriez
Source :Agence Bio, Adocom, Ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Inra, IFOAM, FNSEA, Ctifl, Interfel…
Crédit photos : INAO


Quelques réactions de professionnels

Felice Spinella
Crédit photo : FD

Felice Spinella
(Président du groupe Prodiva 3 S - Rungis)

« Notre groupe est importateur de fruits et légumes bio et particulièrement de Sicile. Nous commercialisons 15 000 tonnes par an auprès de grossistes bio de Rungis et en dehors de Rungis. Le marché du bio est appelé à évoluer, sous réserve de transparence et de sérieux de la part des différents intervenants. Faire du bio, c’est apporter la qualité la meilleure au consommateur sans arrière-pensée de profit… Pour que le bio se développe et perdure, il doit rester un marché de qualité à un prix équitable. Il va progresser mais de manière raisonnable. Encore est-il souhaitable de bien informer le consommateur et ne pas vouloir transformer ce mode de production vertueux en un eldorado commercial… ».

 

Henri de Pazzis
Crédit photo : FD

Henri de Pazzis
(Président de ProNatura)

« Maraîcher bio durant cinq ans, j’ai créé ProNatura en 1987 pour exporter les fruits et légumes bio de Provence vers l’Allemagne. Puis, ProNatura s’est ouverte à d’autres origines et d’autres destinations (France, Suisse, Grande-Bretagne…). Nous travaillons avec les grossistes et les magasins « bio », la grande distribution, l’industrie, la RHD…
Investis en production dès le début, nous mettons en marché la production locale à travers ProNatura Bretagne, ProNatura Provence ou ProNatura Méditerranée (Perpignan) et sommes producteurs d’agrumes (Maroc) et d’ananas (Togo).
ProNatura Rungis nous permet de servir au plus près la distribution spécialisée en bio.
Le marché français des produits biologiques progresse en moyenne annuelle de 10% depuis 1999. Avec 2,6 milliards d’euros en 2008, il représente 1,7% du marché alimentaire. Les fruits et légumes pèsent 451 millions d’euros.
La France compte 584 000 hectares en bio (2,12% de la SAU) dont 20 000 de fruits et légumes.
En comparaison, la France est loin derrière les poids lourds européens en terme de SAU bio : Autriche (13%), Suède (9,8%) ou Italie (9%). L’Allemagne est le premier marché (5,8 Mds €), loin devant la France (2,6 Mds €).
La croissance s’est ralentie fin 2009, sous l’effet de plusieurs facteurs : conversions plus nombreuses, maintien en France de productions habituellement exportées (marchés européens, et particulièrement britannique en difficulté) et  arrivées de productions méditerranéennes auparavant orientés vers le nord de l’Europe.
L’agriculture biologique sous-tend un rythme agronomique et des comportements commerciaux différents. La conversion et les compétences techniques permettant de se passer de produits chimiques, constituent des changements radicaux. Le marché doit tenir compte de ces spécificités. Il ne s’agit pas de limites mais d’un cadre assurant la pérennité du modèle agricole et économique bio.
Le bio devrait poursuivre sa croissance pour répondre à la demande et trouver sa place en restauration hors domicile pour permettre un vrai développement local.
Seul, un accompagnement technique de qualité et le respect des principes fondateurs de l’agriculture biologique - les producteurs doivent vivre de leur métier - assurera un développement harmonieux… ».

 

Hervé Mons
Crédit photo : Mons

Hervé Mons
(MOF fromager - affineur)

« Le bio est une démarche fabuleuse dans un contexte écologique. Maintenant, l’utiliser et le « marketer » au niveau des fromages, me paraît excessif. Le fromage se divise en deux catégories : les fromages pasteurisés et les fromages fermiers au lait cru. Ces derniers sont implicitement des fromages « bio » en raison de leurs modes de fabrication, de l’amont (depuis l’animal) à l’aval (fabrication du fromage). C’est du bio avant l’heure ! Devenu à la mode, le mot bio est utilisé par certains pour faire de l’argent… Quand on fait du fromage fermier au lait cru, il n’est pas nécessaire d’entrer dans une démarché bio, à l’exemple du Salers de Buron, un fromage remarquable au lait cru qui ne s’affiche pas bio pour autant… Les fromages au lait cru fermiers se suffisent à eux-mêmes et point n’est besoin d’ajouter l’estampille bio… ».

Markus Zeiher
Crédit photo : FD

Markus Zeiher
(Dirigeant de la société Dynamis - Rungis)

« Nous commercialisons un peu plus de 5 000 tonnes de fruits et légumes bio par an issus de producteurs français (40%) et étrangers (60%). Si nos exportations ont baissé en raison d’une crise dans les pays anglo-saxons, en revanche, les Parisiens consomment de plus en plus bio. Pour eux, on a créé le Campanier, un assortiment de fruits et légumes bio de saison, segmenté en quatre formules de poids (2 kg à 5 kg) et vendu à un prix fixe qui n’a pas bougé depuis douze ans… Même si le prix est plus élevé, on s’aperçoit que la demande progresse toujours…
En 2009, année de crise, le marché du bio est resté stable comparé à d’autres secteurs très affectés et nous-mêmes avons progressé de 6%. Cela tient aux consommateurs, des gens convaincus et fidèles, soutenant les acteurs de la filière… L’agriculture biologique est la meilleure alternative pour garantir le développement durable de la planète dont l’avenir est inhérent à certains choix politiques. Je reste optimiste pour les années à venir… ».

Noëlle Imbault
Crédit photo : FD

Noëlle Imbault
(Gérante d’un magasin du réseau Biocoop - 91 Brétigny-sur-Orge)

« Je suis venue à ce métier par conviction et par goût du bio. Mon magasin de 300m2 a été créé en 2008 et j’y vends tous les produits bio : fruits et légumes frais, charcuterie, viande, poisson, pain, épicerie, surgelés, équipements de la maison, soins de beauté, produits d’entretien… J’achète aussi sur Rungis des produits que je n’ai pas toujours par Biocoop (fruits et légumes, viande, épicerie et fromage…).
Les produits bio sont plus chers que ceux du conventionnel, mais les premiers étant plus riches et plus nourrissants, on en mange donc moins. De fait, la différence de coût entre les deux est moindre… Le bio est une alimentation saine et sécurisée, respectant l’environnement. Mais, ses limites sont surtout la faible surface cultivée et le coût de la main d’œuvre… Ce marché se développe et je reste optimiste… ».

Pascal Gury
Crédit photo : Agence Bio

Pascal Gury
(Président du GIP Agence Bio)

«Installé en sud Vendée, je cultive 133 hectares en GC, oléo - protéagineux et  légumes secs, en agriculture biologique. J’ai converti une première partie de mon exploitation en 1997 et la totalité en 2000. Depuis janvier 2009, je suis président de l’Agence Bio et membre de la commission « bio » de la FNSEA…
Avec une consommation en hausse de 10% par an, l’agriculture bio se porte plutôt bien dans notre pays qui figure dans les cinq premiers producteurs européens. Aujourd’hui, elle représente près de 3% de la SAU et devrait atteindre les 6% en 2012. Dans les prochaines années, la consommation programmée de 20% de produits bio dans les collectivités (cantines scolaires…) n’est pas une utopie. En France, le bio est en plein développement et pour satisfaire la hausse de sa consommation, il faut recourir aux échanges avec nos voisins européens, notamment pour les fruits et légumes, insuffisamment produits en France. En dépit de prix relativement élevés, les produits « bio » ont été peu affectés par la crise en 2009 et certains, comme les céréales « bio », ont baissé de 20%. L’expansion de l’agriculture « bio » s’explique par la qualité des produits, la progression du nombre des consommateurs et leur fidélité. Mais, elle est pénalisée par un coût de main d’œuvre élevé, un niveau de recherche et de production limité… Inscrite dans un schéma de développement durable, l’agriculture biologique est assurée d’un bel avenir… ».

Selda Celik
Crédit photo : FD

Selda Celik
(Directrice qualité et développement durable du groupe AFL - Rungis)

« L’activité de notre groupe (300 employés) est la distribution de fruits et légumes, produits élaborés (4e et 5e gamme) et produits de la mer, pour la restauration hors domicile et la GMS. 1 400 clients sont livrés chaque jour, soit un volume de 250 tonnes de fruits et légumes dont 2% en bio…
Le groupe a démarré le bio en 2005 et il est certifié par « Qualité France » pour sa gamme de fruits et légumes frais, produits élaborés (4e et 5e gamme) et marée. Basée sur une approche environnementale, notre offre « bio » privilégie la saisonnalité des produits français et européens. Cependant, nous avons décidé de la limiter dans le souci d’une meilleure maîtrise, les produits « bio » étant tributaires de la faiblesse de leurs volumes et d’une classification aussi drastique que celle des produits conventionnels. Afin de permettre à nos clients de la restauration collective d’anticiper leurs achats tout en respectant leurs contraintes budgétaires, nous leur proposons des tarifs bloqués à la quinzaine ou au mois.
En dépit d’un marché mieux stabilisé et d’une offre plus structurée, aujourd’hui, il est impératif d’augmenter les surfaces dédiées à l’agriculture biologique, notamment aux fruits et légumes… ».

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