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Enquêtes Rungis Actualités

Comment nourrir la planète, demain ?

Depuis les débuts de l’humanité, l’alimentation est au cœur des préoccupations des sociétés humaines. La faim reste, aujourd’hui, un problème aux dimensions planétaires qui risque de s’aggraver dans certaines régions du monde si des mesures drastiques ne sont pas prises…

Dans les décennies futures, nourrir la planète relèvera d’un triple défi comme nous le rappellent de façon dramatique, les récentes « émeutes de la faim », à savoir : la croissance démographique avec 9 milliards d’humains en 2050 ; la sécurité alimentaire en quantité et qualité ; la protection de l’environnement et des ressources naturelles, ainsi que la raréfaction des énergies fossiles. Le problème est complexe qui met en jeu de nombreux facteurs (économiques, écologiques, agronomiques, géopolitiques…). La réflexion doit se poser au niveau planétaire, mais également au niveau des régions, compte tenu notamment, des différences des systèmes de production et des régimes alimentaires…

Développement de l’agriculture…

Dans l’histoire de l’humanité, l’agriculture a moins de dix mille ans d’existence. Elle serait apparue au néolithique, vers le 8e millénaire avant J.C. et vraisemblablement au Proche-Orient. Parallèlement, tant en Asie avec le riz, et en Amérique latine avec le maïs, les sociétés se sont construites à partir de l‘agriculture qui a joué un rôle essentiel. La révolution agricole commencée timidement en Europe à la fin du XVIIIe siècle, se développe au XIXe siècle. Elle se traduit, en premier lieu, par l’introduction de cultures fourragères et la création de prairies artificielles permettant d’entretenir un bétail plus abondant, de disposer de fumures en quantité et d’obtenir ainsi des rendements supérieurs dans les cultures. Avec cette amélioration sensible de la productivité, l’agriculture occidentale sort enfin de la fatalité récurrente des disettes.

Les surplus disponibles suffisent désormais pour assurer en permanence, une alimentation variée à la grande majorité des pays occidentaux bénéficiant en outre, du développement des échanges nationaux et internationaux (rail, navigation à vapeur et à moteur…). A la fin du XXe siècle pourtant, alors que le monde industrialisé connait l’abondance alimentaire, les populations de nombreux pays d’Afrique et d’Asie, naguère colonisés et aujourd’hui économiquement dépendants, souffrent de sous-alimentation et de famines chroniques, maux jadis communs en Europe, mais ici amplifiés par une très forte surcharge démographique…

Alimentation et démographie…

Les crises alimentaires sont provoquées par de multiples causes. La croissance démographique implique une augmentation de la consommation alimentaire (+2% l’an). Dans les quarante dernières années, la population mondiale est passée de 3,1 milliards d’individus à 6,3 milliards et devrait atteindre 9 milliards en 2050. Cette croissance démographique s’explique en partie, par la forte baisse de la mortalité dans un grand nombre de pays en développement. Ces grandes tendances démographiques ont influé sur les besoins nutritionnels de l’humanité et par là même, sur les disponibilités alimentaires nécessaires pour satisfaire ses besoins… La croissance économique annuelle à deux chiffres de pays très peuplés comme la Chine, l’Inde et quelques autres (soit près de 3 milliards d’individus) se traduit par une augmentation du pouvoir d’achat de centaines de millions de consommateurs qui font entrer dans leur nourriture davantage de produits laitiers et carnés.

En Chine, la consommation de viande a augmenté de 150%. Or, il faut entre 4 et 10 protéines végétales pour produire 1 protéine animale. Si la disponibilité alimentaire est passée de 2 500 à 3 000 kcal/jour/habitant, elle reste très inégalement répartie (de 2 400 en Afrique subsaharienne à 4 000 kcal/jour/habitant dans les pays de l’OCDE) et 850 millions d’humains sont toujours sous-alimentés. Ainsi, le marché des céréales s’en trouve désorganisé, entrainant la flambée des prix alimentaires et provoquant les récentes « émeutes de la faim » dans certaines populations d’Afrique et d’Asie dont la part de l’alimentation avoisine 75% de leur budget total contre 15% dans les populations plus aisées.

Réchauffement de la planète…

Le réchauffement de la planète est également une cause importante de ces crises alimentaires, en rendant plus aléatoire l’activité agricole et en raison de la multiplication des catastrophes naturelles (sécheresse, inondations, cyclones, tremblements de terre…).Ainsi, l’Australie, grand pays producteur de céréales, a connu cinq années de sécheresse. Le Bengladesh a connu deux inondations la même année (2007) affectant 40% de son territoire et la Birmanie, victime d’un cyclone, a perdu une grande partie de ses productions agricoles composées de 65% de riz, 80% d’aquaculture et 50% d’élevage. Selon certains experts, ces problèmes climatiques ne toucheront pas seulement les pays pauvres et tropicaux, et pourraient intervenir également en Europe, rendant nécessaire de gros investissements agro-environnementaux.

D’autre part, la réduction des terres cultivables en raison de l’érosion et de l’urbanisation, est l’équivalent d’un département agricole en France tous les dix ans. En Chine, du fait de l’arrivée de ruraux en ville, un million d’hectares cultivés s’envole chaque année, réduisant dangereusement les surfaces agricoles adaptées à la production de riz. Or, le riz demeure l’aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale. Sur une production mondiale de 645 millions de tonnes (2008), le stock mondial n’est que de 100 millions de tonnes. Environ 40% de ce stock est détenu par la Chine et faute de stock conséquent, le prix du riz risque d’augmenter à nouveau sur les marchés internationaux.

L’eau et les biocarburants…

L’eau qui couvre la majeure partie de la surface terrestre est avant tout de l’eau de mer et l’eau douce ne représente que 2,3% des ressources totales dont les 2/3 tiers sont gelés en permanence. La baisse des nappes phréatiques est un problème considérable sur l’ensemble de la planète (pompage bien supérieur à la régénération des nappes). L’été, les rivières commencent à s’assécher sur tous les continents et de nombreux lacs et mers intérieures disparaissent purement et simplement. L’irrigation des cultures risque de devenir plus difficile et de gros efforts seront nécessaires pour économiser l’eau et pour trouver le moyen de se nourrir avec des plantes qui en consomment moins (1 tonne d’eau en moyenne pour produire 1 kg de céréales). L’agriculture demeure la plus grosse consommatrice d’eau douce de la planète (80% de la consommation totale dans les pays en développement contre 40% dans les pays de l’OCDE à revenus élevés). Souvent, les méthodes d’irrigation utilisées sont encore trop archaïques, entrainant un gaspillage considérable de l’eau douce. Par ailleurs, les changements climatiques devraient avoir des répercussions sur l’eau. Ils entraineraient des modifications de la pluviométrie moyenne, avec une augmentation dans certaines régions déjà bien pourvues en eau et, à l’inverse, une baisse de pluviométrie (10% à 30%) dans certaines autres régions dont les régions sèches tropicales et des pays plus proches de nous. Si l’eau douce est suffisante pour satisfaire les besoins de l’humanité toute entière, les richesses sont mal réparties, provoquant un « stress hydrique » (rapport entre les volumes d’eau douce disponibles et les volumes nécessaires à l’homme).

Actuellement, 700 millions de personnes réparties dans plus de quarante pays, vivent en dessous du seuil de « stress hydrique ». D’ici à 2025, ils pourraient être 3 milliards, le phénomène s’intensifiant en Afrique subsaharienne, en Chine et en Inde. Pire, 1,8 milliard d’individus pourraient être confrontés à une situation de « rareté absolue » de l’eau, à cette échéance. D’autre part, 2 millions de tonnes de déchets sont quotidiennement rejetés sur la planète polluant 12 000 km3 d’eau douce… Les biocarburants sont également pointés du doigt par un certain nombre d’experts. Face au défi environnemental et à l’envolée du prix du pétrole, les biocarburants sont devenus une alternative à l’or noir, détournant des terres de la chaîne alimentaire (soit 20 à 50% de la production mondiale de colza et de maïs) et mettant à mal l’alimentation des pays en voie de développement. Le Brésil et les USA sont les deux plus importants producteurs d’agro-carburants avec 70% du marché mondial de l’éthanol. Ce dernier absorbe 20% du maïs aux Etats-Unis et 50% de la canne à sucre au Brésil. A terme, la demande croissante d’agro-carburants entrainera une hausse importante de leurs cours pour avoisiner ceux du pétrole.

Des solutions pour l’avenir…

Environ 70% de la population mondiale vit de l’agriculture. La question du développement des agricultures dans le monde est au cœur de l’avenir de sociétés largement organisées et structurées à partir du monde agricole. La création ou le renforcement d’activités économiques industrielles et tertiaires sont incontournables pour le développement de l’agriculture. Pour supprimer la malnutrition et la faim, il faudrait selon les experts, augmenter la production agricole mondiale de 30% et la doubler pour faire face à l’augmentation de 50% de la population mondiale à l’horizon 2050 (sur la base d’une ration alimentaire de 2 425 k/cal.). L’innovation et la recherche seront certainement les clés permettant d’atteindre ce triple défi de l’alimentation, de l’énergie et du climat. Toutes les disciplines doivent être sollicitées : biologie moléculaire, écologie (du gène à la plante et de la plante aux territoires)... Entre productivité agricole et production biologique, existent de vastes possibilités (développement durable, signes de qualité et labels, agriculture raisonnée, sécurité alimentaire…). Dans le même temps, une traque au gâchis à tous les niveaux doit s’organiser.

En Afrique, entre 15% à 35% des produits alimentaires sont perdus dès les champs de cultures. Dans les pays développés, 14% à 30% des produits sont éliminés au niveau de la consommation et 10% à 15% seraient perdus en amont de la vente (transformation, transport, stockage…). De plus, une diminution des calories totales consommées dans les pays développés est aussi un facteur essentiel pour relever ce défi… Enfin, certains spécialistes prônent de réinvestir massivement dans l’agriculture vivrière à haute densité environnementale, de développer de nouvelles espèces et variétés mieux adaptées aux fluctuations climatiques, d’insister sur l’importance des échanges mondiaux pour assurer l’adéquation entre l’offre et la demande alimentaire à l’échelle de la planète… Sous réserve de tenir compte de cet ensemble de réflexions, la faim ne devrait plus apparaître comme une fatalité…

Bruno Parmentier
(Directeur général du Groupe ESA d’Angers)

« L'augmentation très importante du cours de certaines matières premières agricoles, en particulier les céréales, suivie d'émeutes de la faim dans près de 35 pays remet à l'ordre du jour cette question : pourra-t-on nourrir 9 milliards d'habitants en 2050 ? Nous sommes devant un vrai problème de fond. La consommation alimentaire mondiale augmente de plus de 2 % par an et déjà 1,2 % au titre de l’augmentation de la population, puis davantage compte tenu de l'accès progressif de centaines de millions de nouveaux consommateurs à la viande et aux produits animaux, sans oublier les 800 millions de voitures et de camions qui tout d'un coup trouvent commode de brûler des céréales dans leur moteur pour compenser la hausse du pétrole. À l'autre bout de la chaîne, la production peine à suivre. D'une part, le réchauffement de la planète rend plus aléatoire l’activité agricole compte tenu de la multiplication des sécheresses, inondations et cyclones. D'autre part, la révolution verte qui a permis d'éliminer le spectre de la faim en Europe et de nourrir des milliards d'Asiatiques arrive au bout de ce qu'elle peut donner. On a très fortement augmenté la productivité à la fin du XXe siècle, mais en consommant quatre fois plus de terres, d'eau, d'énergie et de chimie ; or, ces quatre « plus » deviennent précisément quatre « moins » au XXIe siècle, et les rendements stagnent à nouveau. Enfin, on a systématiquement détruit tous les soutiens à l'agriculture vivrière dans la plupart des pays du tiers-monde, en leur faisant croire que certains pays disposeraient indéfiniment de surplus à bas prix pour nourrir leurs villes dans un marché mondial ouvert. Or, cette année le riz thaïlandais, le blé australien et français et le maïs américain se sont largement retirés des marchés mondiaux, provoquant des famines dans ces pays dépendants. On doit donc prendre cette alerte très au sérieux et réinvestir massivement dans l'agriculture si on veut inverser une tendance qui, sinon, nous mènera droit à des guerres. Dans les pays à forte productivité, inventer une révolution « doublement verte », à « haute intensité environnementale » qui permette d'augmenter de nouveau la productivité, mais en ponctionnant moins la planète (en particulier, en s'appuyant sur les processus biologiques pour faire faire par la biodiversité, les associations de plantes et les animaux, ce que l’on faisait faire autrefois, par la chimie, la mécanique et l'énergie, et sur notre meilleure maîtrise des gènes). Et dans les pays du tiers-monde, en particulier africains, réinvestir très fortement en renvoyant des techniciens agricoles, de la petite mécanique, de l'entretien des systèmes d'irrigation, du microcrédit, des engrais, des semences, des moyens de stockage, tout ce qui fait que des paysans arriveront à se nourrir eux-mêmes plutôt que d'émigrer dans les bidonvilles pour se faire nourrir en consommant nos surplus. Et leur permettre de fermer leurs frontières pour protéger cet effort forcément fragile. Et enfin, moins gâcher dans tous les pays et à tous les stades et donc, chez nous, moins consommer de viande… ».

Philippe Chalmin
(Professeur d’histoire économique – Université Paris Dauphine)

« Nourrir la planète est le défi majeur du XXIe siècle ! On parle beaucoup de défi énergétique, de défi environnemental, mais le défi alimentaire est certainement le plus important car il est celui sur lequel nous pouvons avoir les craintes les plus grandes. La planète comptera 9 milliards d’individus entre 2050 et 2070 et il sera nécessaire de doubler la production agricole de la planète pour satisfaire nos seuls besoins alimentaires, ceci à SAV constante. En effet, les terres gagnées au Brésil ou en Afrique compenseront à peine les pertes de terres liées à la croissance urbaine dans un certain nombre de pays comme la Chine et l’Inde. Ce doublement de la production agricole entrainera un nombre conséquent de révolutions vertes. Il ne pourra se fera qu’au travers d’une réorganisation de la production agricole, de la mise en place de prix garantis aux producteurs, d’une meilleure rotation des cultures et d’une meilleure utilisation de l’eau… Par ailleurs, le champ des biotechnologies sera incontournable et l’utilisation d’OGM de seconde génération pourrait être la solution de référence pour le développement de semences résistantes au stress hydrique, en utilisant moins d’engrais. Il y a une prise de conscience face au problème de la faim dans le monde à travers la hausse des prix agricoles et il faut, dès maintenant, envisager et être capable de développer de nouvelles technologies pour que la planète puisse s’alimenter. Sans être pessimiste, je pense que le monde pourra se nourrir peut-être suffisamment, mais au prix d’un investissement important. De grandes zones de production comme la Chine ne seront plus autosuffisantes et seront durablement importatrices. En revanche, l’Afrique sera moins dépendante du reste du monde. En conclusion, il faut insister plus encore sur le fait que le défi alimentaire est le grand défi du XXIe siècle… ». Auteur du livre « Le poivre et l’or noir » - Bourin Editeurs – Paris. Président de Cyclope (rapport annuel sur les marchés mondiaux) - Ed. Economica

Hervé Guyomard
(Directeur scientifique du département Société, Economie et Décision à l’Inra)

« La crise alimentaire actuelle n’est pas due à un manque de denrées au niveau global, mais à des difficultés d’accès à la nourriture pour les plus pauvres qui consacrent la majorité de leur revenu aux dépenses alimentaires et de ce fait, ne peuvent pas faire face à la hausse des cours des matières premières agricoles. C’est donc par des mesures ciblées sur la demande qu’il convient d’agir à court terme. Mais, pour nourrir les 9 milliards d’habitants que comptera la planète en 2050, il faudra doubler la production agricole. Demain, il faudra non seulement produire plus mais aussi mieux, c’est-à-dire dans un meilleur respect de l’environnement notamment en termes d’émissions de gaz à effet de serre, de préservation de la biodiversité et de protection de la ressource eau. La recherche agronomique internationale se mobilise pour faire face à ce double défi. La solution ne sera pas unique ; elle sera multiforme, nécessairement adaptée aux conditions locales aussi bien en termes d’écosystèmes que d’organisations des acteurs. Augmenter les rendements dans les pays où ceux-ci sont faibles nécessitera un recours accru aux engrais et aux produits de protection des plantes ; cela nécessitera aussi de développer de nouvelles espèces et variétés mieux adaptées au manque d’eau ou en mesure de mieux utiliser les eaux saumâtres, robustes aux fluctuations climatiques, etc. Il faudra aussi investir dans les infrastructures de stockage et de transport en particulier, de même que réduire toutes les pertes entre le champ et la fourchette, ce qui nécessitera des révisions des modèles d’alimentation dans les pays développés. Enfin, insistons sur l’importance des échanges mondiaux pour assurer l’adéquation entre l’offre et la demande alimentaire à l’échelle de la planète. Ces échanges devront être régulés, notamment en visant la réduction de la volatilité des prix… ».

Bernard Hubert
(Directeur du GIP IFRAI)

« Nourrir la planète est possible si on est prêt à revisiter les conceptions mêmes et les pratiques de l’activité agricole, de penser autrement la tripartition actuelle du monde entre la ville où se concentre la population, l’espace rural dédié à la production agricole ou forestière et les espaces naturels garants d’une offre de nature comme de la préservation des grands équilibres planétaires. Appuyons-nous sur une diversité et une complémentarité de formes d’agriculture reposant sur des savoirs et des pratiques, des modèles techniques et des circuits de commercialisation qui se singulariseront selon les productions, les situations géographiques, les formes d’action publique, les valeurs culturelles, les engagements, individuels ou collectifs. De telles agricultures pourraient mailler les espaces urbains, pénétrer les lisières forestières par des mosaïques écologiques inédites, inventer des façons de produire davantage inspirées de l’écologie que de la chimie. Elles réhabiliteraient la diversité et la variabilité du matériel génétique animal et végétal, et sauraient s’accommoder des pentes, des bas-fonds, des lisières, des formations boisées, pour les respecter tout en produisant… et en se reproduisant. Il ne s’agit plus seulement de concilier l’agriculture et l’environnement, mais de faire de l’environnement une des productions, parmi d’autres, de l’agriculture ! Sortons ainsi d’un monde du cloisonnement où espaces, activités, productions, savoirs et recherche obéissent à la même loi de la spécialisation. Déjà des expériences de pratiques agricoles, forestières ou aquacoles innovantes, montrent la voie. Cela ne devrait plus être anecdotique. Ce challenge est devant nous, sur l’ensemble de la planète, et certainement plus facile à énoncer ici qu’à mettre en œuvre. Mais n’est-ce pas là une utopie que la recherche peut transformer en réalité, en combinant et conjuguant ses savoirs sur les hommes, les sociétés et leurs institutions, sur les milieux, les ressources et les dynamiques qui les animent ?... ».

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