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Rungis sur les Ondes

Rungis dans le clip de l'OCLAESP

 

Selon la commission du Codex Alimentarius, l’alimentation représente au niveau mondial plusieurs milliards de tonnes de denrées pour un montant estimé en 2009 à 4 000 milliards de dollars. Appelée à progresser en raison de l’augmentation constante de la population (6,5 milliards d’habitants en 2009 et 9,1 milliards en 2050), elle est devenue un secteur très attractif pour une nouvelle forme de délinquance (gains importants et faibles risques de détection ou de sanctions). Cette menace ne peut que se développer en raison de la mondialisation des échanges, de la libre circulation des individus et des marchandises et des tensions économiques…
Cette nouvelle forme de délinquance inhérente au secteur agroalimentaire se caractérise par des actes de tromperie, de réalisation et d’usage de faux, à toutes les étapes de la chaîne alimentaire :
- la production (emploi de substances vétérinaires ou phytosanitaires illégales ou contrefaites, utilisation d’animaux ou végétaux impropres à la consommation…),
- la transformation (élimination de déchets périmés, corrompus ou toxiques en mélange avec des denrées nobles, non respect des cahiers des charges et/ou des normes sanitaires, vente de produits de qualité inférieure sous forme de copies de produits de qualité haut de gamme…),
- la distribution (violation d’embargos, non respect des normes et réglementations nationales et internationales afin d’écouler des marchandises prohibées ou de qualité moindre ou mauvaise, fraudes aux labels, à la nature, à l’espèce, à l’origine, aux qualités substantielles, à la composition et/ou la teneur de principes utiles par tromperies et falsifications.

En plus de graves risques pour la sant publiqueRungis OCLAESPcette délinquance entraine des préjudices financiers et sociaux très importants (blanchiment d’argent, concurrence déloyale, pertes de parts de marché, pertes d’emplois…) à l’encontre des entreprises qui en sont victimes. En 2008, plus de 2,5 millions de produits alimentaires contrefaits ont été saisis dans l’UE (+30% vs 2007).
Pour lutter contre ces trafics très juteux pour les « agromafias », une unité a été créée en 2004 : l’OCLAESP (Office Central de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique). Rattachée à la sous-direction de la police judiciaire de la Direction générale de la gendarmerie nationale, elle est chargée de lutter contre toutes les infractions liées à la protection de l’environnement et de la santé publique. Composée de 46 personnes (gendarmerie nationale et diverses administrations et unités interministérielles), elle est placée sous le commandement du colonel Thierry Bourret (à g. sur la photo)  et de son adjoint, le lieutenant-colonel Jean-Louis Monteil (à d. sur la photo) en charge de la lutte contre les trafics agroalimentaires.
Selon ces deux officiers, « cette nouvelle délinquance implique de travailler en réseau avec tous les services compétents, à la fois nationaux et européens. Dans ce but, nous organisons un séminaire européen les 6, 7, 8 octobre prochains, au Cercle National des Armées à Paris, afin de rapprocher toutes les forces opérationnelles françaises et européennes et de renforcer nos échanges d’informations pour lutter plus efficacement encore contre cette nouvelle forme de criminalité… ».
Dans le clip vidéo réalisé par cette unité et projeté lors de ce séminaire, le Marché de Rungis y symbolise la qualité, les volumes et l’importance du monde agroalimentaire, aux cotés d’autres entités de ce secteur…

Crédit photo : FD

 

 

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