Fiche d’identité
D’abord naturels, les engrais sont utilisés depuis fort longtemps. Ils permettent de renouveler les éléments nutritifs (potassium, magnésium, phosphore, azote, soufre…) prélevés par les plantes dans les sols pour se nourrir. Par leur action, la fertilité des terres est maintenue en permettant un rendement qualitatif, quantitatif et durable. Au XIXe siècle, les engrais chimiques sont apparus, accompagnant l’essor de l’agriculture et le développement d’une production intensive. Ils se répartissent en trois grandes catégories :
- les engrais minéraux constitués des éléments de base : azote, phosphate et/ou potassium (trio NPK) ;
- les engrais organiques, d’origine animale (fumiers, sang desséché, corne torréfiée et broyée…) ou végétale (algues, purin d’ortie, compost…),
- les engrais organo-minéraux contenant à la fois des matières organiques et minérales.
Commercialisés sous diverses formes (pastilles, granulés, poudres, liquides, substrats...), leurs propriétés sont en adéquation avec les différents besoins des plantes.
Production et utilisation
Soutenue par la forte croissance agricole et dominée par l’azote, l’utilisation mondiale d’engrais a augmenté de 40% en trente ans. Largement devancée par la Chine, l’Inde et les Etats-Unis, la France se situe dans la moyenne européenne. En 2010-2011,
la livraison d’engrais a atteint 9,7 millions de tonnes (production française et importations, soit +18% par rapport à 2009). Ce dynamisme devrait se poursuivre lors de la prochaine campagne, la demande mondiale étant à la hausse…
(sources : UNIFA, GCL Développement Durable)
Sur le Marché de Rungis
« Nous écoulons 10 tonnes d’engrais par an à destination des horticulteurs, pépiniéristes et entreprises d’espaces verts. Nos ventes s’étalent de janvier à juin avec les engrais à libération lente puis les solubles à effets immédiats, et se poursuivent de juin à septembre avec la végétation des chrysanthèmes, explique M. Bernard Crépeaux, responsable des Ets Puteaux à Rungis. Les équilibres sont différents selon les besoins de chaque plante et le but recherché (floraison, fructification, développement). Aujourd’hui, certains produits bénéficient d’une haute technicité… ».
Séverine Littière