
Crédit photo : Com. Promo. Nord-Pas-de-Calais
Fiche d’identité
Le concept de nouvelles pommes de terre n’est pas nouveau. On dénombrait déjà plusieurs centaines de variétés au début du XXe siècle dont la Ratte née en 1870 ou la Bintje créée en 1905. Aujourd’hui, il n’existe pas moins de six mille variétés de pomme de terre répertoriées et une cinquantaine sont créées chaque année. Entre l’hybridation et la création finale, dix ans se sont écoulés. Toute une batterie de tests sont effectués et analysés minutieusement par des scientifiques: forme, régularité, couleur, texture, goût, rendement, résistance aux maladies... Les plants qui ne correspondent pas aux attentes sont systématiquement éliminés.
Ensuite, il s’agit de la phase de la commercialisation. Désormais, les chercheurs mettent au point des tubercules qui devront répondre aux modalités de consommation (qualitatives et gustatives) attendues par le consommateur (frites, chips, purée, pomme vapeur, fécule…). Afin de les différencier, les pommes de terre sont baptisées, soit d’un prénom féminin (francophone ou anglo-saxon) pour la consommation (Juliette, Gabrielle… Sassy, Daisy…) et dans un but marketing, soit d’un nom de terroir pour les variétés destinées à l’agriculture (Atlas, Sahel…).
Production et consommation
La variété Amandine est l’un des plus gros succès de ces dernières années. Née en 1994 d’un croisement entre Mariana et Charlotte, sa texture ferme et fondante, son goût de beurre frais et sa peau fine et délicate lui ont assuré un important succès avec 68 000 tonnes vendues l’an dernier. D’autant que cette pomme de terre a bien d’autres atouts dont un rendement précoce, une bonne résistance aux maladies, une parfaite conservation.
D’autres pommes de terre ont également été lancées avec succès : Chérie (en 1997, 64 000 tonnes vendues), Gabrielle qui tente une percée aux Etats-Unis et plus récemment Dolwen de Bretagne dont les débuts sont prometteurs. Cependant, elles sont encore loin derrière Agata, une autre création relativement récente (1976) qui totalisait 720 000 tonnes en 2008.
(Source : Germicopa / Pom’Alliance)
Sur le Marché de Rungis
« Nous vendons environ 40 tonnes d’Amandine par semaine et 60 tonnes d’Agata, explique M. Patrick Flin, dirigeant de la société Paris Ail. Au total, les nouvelles variétés représentent près de la moitié de nos ventes de pommes de terre. C’est une vente régulière et un marché stable... ».
Matthieu Noli
Matthieu NOLI
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