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La Politique Environnementale

Bilan 2008

Une activité toujours plus raisonnée

Les multiples actions de maintenance que nécessite l'exploitation du Marcé de Rungis mettent en œuvre les règles du développement durable. Les services de la SEMMARIS veillent notamment à la gestion de l'eau, à la consommation d'électricité, à la production de chaud et de froid, ou encore à la gestion et à la valorisation des déchets. Entamée depuis 2001, la tendance à la baisse de la consommation d'eau s'est confirmée en 2008 sur le Marché de Rungis. Avec un million de mètres cubes achetés, contre 1,075 l'an passé, cette consommation a diminué de près de 7% grâce à la poursuite d'une meilleure maîtrise des installations. En outre, la hausse des rendements du réseau a réduit les pertes d'eau à moins de 6%, ce qui a engendré une baisse du budget eau de la SEMMARIS en 2008, les économies réalisées ayant plus que compensé l'inflation.

Une maîtrise toujours plus grande de l'électricité

En 2008 déjà, la consommation d'électricité a été stabilisée, notamment grâce à de bonnes performances réalisées dans certaines zones du Marché. Elle ne dépasse pas les 40 millions de kilowatts/heure, dont, notamment, 12,3 pour les éclairages intérieurs (services généraux compris), 10,3 pour la production de froid et 4,6 pour les éclairages publics. Le remplacement de l'ensemble des sources lumineuses intérieures des bâtiments se poursuit au profit d'équipements à basse consommation. En outre, la révision de ces installations s'est accompagnée du transfert du pilotage de l' éclairage intérieur aux secteurs qui l'allument et l'éteignent en fonction des besoins réels. Il était auparavant centralisé pour se déclencher à des horaires fixes. Parallèlement, une étude sur les éclairages publics a été lancée en 2008 et se poursuivra en 2009 avec un triple objectif : fiabiliser les installations, trouver des sources plus économes et renforcer la sécurité nocturne du Marché, tant en terme de circulation que de sûreté des personnes. Elle visera à déterminer le nombre et surtout le type de luminaires à installer. Par ailleurs, la fiabilisation des installations à haute tension a donné lieu en 2008 au remplacement de trois postes, permettant notamment de prévenir les risques de pannes. En 2009, deux autres postes à haute tension seront remplacés, tandis qu'un autre sera construit à l'occasion des travaux sur le nouveau pavillon de la volaille. Ce dernier occasionnera également la construction d'un nouveau poste basse tension. Deux postes basse tension seront par ailleurs remplacés. Enfin, avec les deux derniers transformateurs remplacés en 2008, l'intégralité des transformateurs placés sous la responsabilité de la SEMMARIS est désormais exempte de PCB (polychlorobiphényles). Ce respect des normes réglementaires s'élargit naturellement au contrôle permanent de la conformité des installations par des organismes agréés, qu'il s'agisse des équipements propres à la SEMMARIS comme des équipements électriques privés, notamment pour prévenir les risques d'incendie.

De la verdure à découvrir
Plus de 80 000 mètres carrés de pelouse, plus de 26 000 mètres carrés d'herbe, plus de 12 200 mètres carrés de massifs d'arbustes, plus de 1 100 arbres, des haies, des jardinières... Le Marché de Rungis est aussi un espace de vie. Mais comme cela n'est pas sa vocation principale, cette dimension est restée cachée durant longtemps. Le rond-point des Halles a été restructuré au mois de novembre 2008 pour être doté de plantations alternant suivant les quatre saisons : outre ces fleurissements saisonniers, il comprend désormais une plantation de massifs arbustifs colorés ainsi qu'un camouflage végétal des blocs de béton mis en place pour des opérations événementielles comme les décorations de Noël. Une étude a été lancée en 2008 pour embellir l'ensemble des espaces verts du Marché.

Quand Rungis souffle le chaud et le froid

Une nouvelle installation de stockage de fioul pour palier d'éventuelles carences de production de chaleur de l'usine d'incinération de Rungis a été installée en 2008. Dotée d'une fosse de rétention étanche afin d'éviter toute pollution accidentelle des sols, cette nouvelle cuve de fioul de 500 mètres cubes remplace les deux anciennes qui ont été démantelées. Côté froid, l'année 2008 a permis d'achever le plan de substitution des HCFC (hydrochlorofluorocarbures) qui sera réalisé dans les installations fonctionnant encore au R22, de sorte qu'en 2010, l'intégralité du Marché sera aux normes imposées par la lutte contre l'effet de serre.

Propreté et nettoiement
La propreté du Marché de Rungis est un élément majeur de son développement. D'abord parce que c'est une obligation pour un marché de gros alimentaire. Ensuite parce que l’activité du Marché est, par nature, pourvoyeuse de déchets, par exemple les emballages de fruits et légumes, qui représentent près de la moitié des déchets du MIN, ou les caisses en polystyrène de la marée. Enfin, parce que le Marché est un gigantesque espace collectif : la SEMMARIS doit assurer le nettoiement de ces parties - voirie notamment - tandis que les opérateurs garantissent naturellement celui des espaces qu'ils louent, ainsi que la gestion de leurs déchets d'origine animale. Ces trois grandes fonctions – déchets, propreté extérieure, nettoyages intérieurs – sont confiées à trois prestataires spécialisés.
Pour l'heure, les deux tiers des déchets du Marché sont encore ramassés à terre : cela représente 15 000 tonnes par an, l'équivalent des déchets d'une ville de 30 000 habitants ! L'objectif a été fixé de modifier cette proportion en favorisant la conteneurisation des déchets et, par conséquent, la collecte sélective. Quatre bacs seront distribués aux opérateurs pour séparer cartons, plastiques et palettes du reste de leurs déchets. En outre, les locaux compacteurs leur seront davantage accessibles durant la journée.

Déchets : la réduction à la source se poursuit

Enfin, la réduction des déchets à la source a été poursuivie. La meilleure gestion du point E, incitant à plus de rigueur dans l'acceptation ou non des déchets qui lui sont proposés afin d'éviter les déchets non valorisables, a permis de faire passer son taux de valorisation de 59% à 65% (notamment par le broyage du bois des palettes)... De même, un meilleur suivi a entraîné une baisse des tonnages du point A. Au 1er janvier 2008, une nouvelle organisation y a été mise en place pour augmenter les valorisations biologiques des déchets. Un nouveau site de fermentation des déchets en compost a été choisi à Claye-Souilly, en Seine-et-Marne. Il sécurise les débouchés de Rungis puisqu'il est exploitable jusqu'en 2026 au moins.
Au final le tonnage des déchets traités et valorisés a baissé de 76 700 tonnes en 2007 à 73 500 en 2008 (il atteignait les 80 000 tonnes entre les années 2000 et 2004 avant de commencer à décroître en 2005). Mais ces derniers sont désormais valorisés à 100% : 53,3% pour la valorisation énergétique, 2,4% pour le recyclage (palettes et cagettes), 10,9% pour la valorisation biologique, et 33,4% pour la valorisation matière.