La Politique
Environnementale
Bilan 2010
A l'heure de l'optimisation énergétique
Electricité, production de froid, récupération des déchets, traitement des eaux… Autant d’enjeux prioritaires intégrés dans une politique volontariste de développement durable.
On le sait, Rungis est un site dont l'activité est, pour une part importante, nocturne. Les principes du développement durable doivent donc prendre en compte cette contrainte incontournable. En 2010, la SEMMARIS a réalisé une étude pour moderniser les éclairages publics – soit 20% de la consommation électrique des services généraux - suivant un objectif éco-énergétique. Il s'agit d'optimiser leur rendu lumineux de façon sectorisée sur l'ensemble du Marché tout en diminuant la consommation d'électricité. Selon qu'on se trouve sur des voies de circulation, des parkings ou des abords de bâtiments, le degré d'éclairage – exprimé en nombre de lux – varie.
Des essais ont donc été menés pour déterminer quels équipements, suivant quels positionnements, permettraient d'améliorer l'éclairage en générant une baisse des coûts énergétiques. D'autant que l’évolution des flux logistiques, notamment sur le boulevard circulaire du marché, où l'installation de nouveaux parkings entraîne de toute façon une nécessaire modification de l'éclairage extérieur du MIN. Résultat de cette étude : la rénovation de ces éclairages engendrera une économie de l'ordre de 30% tout en redistribuant de façon plus adaptée les rendus lumineux, en jouant aussi sur les coloris de lumière, le blanc favorisant par exemple la vidéosurveillance. Le cahier des charges découlant de cette étude sera réalisé en 2011 pour des travaux qui démarreront en 2012 pour au moins deux années.
L'énergie verte entre à Rungis
Parallèlement, la modernisation du réseau électrique haute-tension alimentant le Marché se poursuit, de même que le "relamping" des éclairages avec des lampes basse consommation. Une consultation a été lancée lors du 2ème semestre 2010 pour renouveler les contrats d'achat de fourniture électrique, aboutissant au choix de deux opérateurs en 2011 : l'un pour le Marché au sens strict, l'autre pour la zone Eurodelta. L’énergie approvisionnée sur le MIN de Rungis est désormais issue pour 25% d'énergie "verte" (barrages hydrauliques par exemple), sur les quelques 33 gigawatt-heures consommés par an.
Au-delà de l'électricité, le développement durable touche bien d'autres domaines d'activité sur Rungis. A titre d’exemple, il a été décidé le lancement de travaux au pavillon de la marée afin de remplacer son complexe d'étanchéité par des matériaux dotés de membranes blanches jouant un rôle de "refroidisseur passif". En réfléchissant les rayonnements solaires, ils ralentissent la remontée en température à l'intérieur du bâtiment. Deux à trois degrés peuvent ainsi être gagnés, économisant la production de froid correspondante. Toujours dans le domaine du froid, le remplacement des fluides frigorigènes par du R22 ou ses substituts se poursuit : à fin 2010, 70% des transferts étaient réalisés.
Traitement des déchets et assainissement des eaux
Le développement durable, c'est aussi bien sûr le traitement des déchets. Leur valorisation est désormais bien installée sur le Marché : près de 7 000 tonnes sous forme biologique, plus de 30 000 par incinération et près de 19 000 dans le recyclage matière. L’année 2009 avait été marquée par la mise en place d'un système de conteneurisation : 2 000 avaient été attribués aux usagers du MIN avec l’objectif de diminuer le volume des déchets laissés sur la chaussée tout en encourageant leur tri. Parallèlement, la SEMMARIS a mis en place 38 points propreté implantés sur différentes zones collectives (pignons de bâtiments, parkings, etc). C’est ainsi que de 15.000 tonnes en 2008, ces déchets sont passés à 9.000 tonnes en 2010, soit une baisse de 40%. De nouveaux points propreté sont à l’étude et devraient voir le jour en 2011.
Enfin, l'eau. Afin de respecter les normes de rejet, les travaux de rétention des eaux pluviales à la parcelle, au moyen de bacs ou de tuyaux de très gros volumes, sont menés pour réguler les rejets et un ratio de stockage de 50 mètres cubes à l'hectare est désormais atteint. Concernant les eaux usées, 45 conventions de déversement ont été signées avec des concessionnaires présentant des rejets à risque. Un chiffre multiplié par deux et qui devrait atteindre la soixantaine d’ici à fin 2011.