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Principaux Investissements

Politique d’investissements – bilan 2008

La politique d'investissement menée par la SEMMARIS vise à faciliter les opérations des entreprises du Marché de Rungis. En 2008, elle s'est poursuivie sur tous les fronts : transport ferroviaire, rénovation et construction de bâtiments, circulation…

Entamés en 2007, les travaux du terminal ferroviaire se sont poursuivis en 2008 et donneront lieu à la mise en service d'un premier quai le 15 avril 2009 et d'un deuxième, mi-juillet 2009. Ce projet phare, portant sur vingt millions d'euros, est cofinancé par le Conseil régional, le Conseil général ainsi que la SEMMARIS et la SNCF. Il offrira une plate-forme de transbordement de trains entiers pour assurer la capacité actuelle de 200 000 tonnes par an qui pourra être portée à 600 000 tonnes ultérieurement.
Le tout dans des conditions optimales de manutention et en limitant les risques de pertes ou de retards ; le déchargement des trains ne nécessitera plus que trente minutes, contre deux heures précédemment, et la qualité des produits sera préservée. En outre, ce terminal devra être optimisé, en accueillant des trains de nouvelles provenances et en développant des frets de marchandise sur le trajet retour.

Répondre à des besoins particuliers

Eurodelta

L'année 2008 a également été l'occasion de poursuivre la modernisation des bâtiments du Marché, en lien avec les besoins exprimés par ses opérateurs. Ainsi, après y avoir investi huit millions d'euros, la SEMMARIS a livré la seconde tranche du bâtiment DE2 de la zone Eurodelta à SDV qui, en quittant le DE3, porte sa surface de 3 000 à 6 000 mètres carrés et intègre une chambre sous froid négatif de 400 mètres carrés. Dans cette même zone, la construction du bâtiment DE1 démarrera en septembre 2009.
Par ailleurs, un quart du bâtiment D3 de la zone fruits et légumes a été restructuré afin de rendre 1000 mètres carrés de son sous-sol accessible à des véhicules utilitaires. Pour un coût d'un demi-million d'euros, la SEMMARIS réalise ainsi un premier module qui pourrait être reproduit afin d'ouvrir des sous-sols inutilisés, soit à des opérateurs déjà présents en surface, soit à d'autres, acheteurs ou logisticiens par exemple.
Autre chantier, le bâtiment V1P a été doté d'un atelier de découpe de viandes et de fabrication de steak hachés pour la société Busnel Brévier qui peut ainsi livrer la restauration ou la distribution en produits plus adaptés à leur besoin. 500 mètres carrés au sol ainsi qu'un stockage d'emballages ont ainsi pu être fournis pour 900 000 euros investis. De même, l'entrepôt de la société Dexpa a été rénové, comportant 800 mètres carrés de stockage et 140 mètres carrés de bureaux, avec quatre quais équipés de sas étanches et de niveleurs pour un investissement de 1,15 million d'euros.

La moitié du MIN sous sprinklage
Le maillage du réseau d'eau sous pression a été poursuivi en 2008 pour le sprinklage du MIN. Il consiste en des canalisations de 300 millimètres de diamètre enfouies à deux mètres de profondeur pour éviter le gel. Dans le cadre d'une politique de protection du site menée à long terme, 50% des surfaces d'exploitation sont désormais équipées de sprinklers et les équipements seront poursuivis parallèlement à la rénovation des bâtiments.

Moderniser les outils collectifs

Par ailleurs, la SEMMARIS poursuit ses travaux de modernisation des infrastructures communes. Au sein de la tour administrative du Marché, la salle de conférences Libert Bou a été entièrement modernisée pour un montant de 480 000 euros. Remise en conformité avec les normes incendies, elle permet d'offrir un complexe d'une centaine de places à la location avec équipement vidéo et son et configuration modulable.
Enfin, dans le cadre d'un plan directeur de la circulation au sein du Marché, le boulevard circulaire Nord a été modifié afin d'améliorer l'accès des entreprises du MIN comme des acheteurs. Les entrées et sorties parasites ont été supprimées afin de sécuriser le trafic, conduisant à la construction d'un parking privatif. La requalification du boulevard circulaire est déjà accomplie à plus de 50% et les travaux se poursuivront dans les prochaines années, au rythme des réaménagements.

Le terminal ferroviaire en chiffres
En attendant les avancées promises par le nouveau terminal ferroviaire, l'actuel assure déjà un service logistique important, en phase avec les attentes environnementales particulièrement propices à ce type de transport. Six jours sur sept, un train de 24 wagons frigorifiques portant 1 100 tonnes (et même 1 500 le samedi) part à 16h30 de Perpignan pour rejoindre, après 900 kilomètres, Rungis à 3 heures du matin. Un autre effectue le même trajet de 18h50 à 5 heures, à une vitesse moyenne de 140 kilomètres/heure. Dans ce sens, ce sont quelque 200 000 tonnes de fruits et légumes qui parviennent ainsi de l'Espagne ou du Maroc, voire d'autres approvisionnements directement livrés sur Perpignan. La moitié, environ, de ces marchandises sont directement destinées au Marché, l'autre étant notamment livrée à la grande distribution francilienne. Dans l'autre sens, ces trains transportent 100 000 tonnes de produits industriels vers le Sud. Bref, cette ligne est un phénomène unique en Europe : c'est le seul train d'axe sous température dirigée d'une fréquence biquotidienne.

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