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Les Ressources Humaines

Le Point Emploi sur les rails

Avec 12 000 salariés sur le MIN, Rungis constitue un important vivier d'emplois. Pour aider les opérateurs du Marché dans leurs besoins en compétences, le Point Emploi a démarré son activité en 2009. Avec une priorité première, les recrutements, tout en tenant compte des enjeux qui y sont liés, à commencer par la formation.

Imaginé en 2008 pour soutenir l'activité du Marché de Rungis en y favorisant les recrutements, le Point Emploi est opérationnel depuis le mois de février 2009 et a été inauguré officiellement le 7 avril. Aux côtés des sept communes qui entourent le MIN, regroupées dans un Comité de Bassin d' Emplois (CBE), la SEMMARIS y contribue notamment par la mise à disposition d'une salariée, d'un local de 230 mètres carrés ainsi que d'espaces dédiés sur le site Internet du Marché. L'Etat (via la sous-préfecture et la direction départementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle), la région Ile-de-France et le Conseil général du Val-de-Marne sont également porteurs de ce projet et participent à son financement. Sans oublier les partenaires opérationnels comme Unigros et les organisations professionnelles représentant les entreprises du marché, Pôle Emploi (issu de la fusion de l'ANPE et des Assédic), les organismes de formation...

Adapter les candidatures aux besoins

Le principe opérationnel du Point Emploi est de partir des besoins des entreprises du Marché afin d'y répondre en leur proposant les candidats les plus adaptés. Son but est de pré-sélectionner les compétences en fonction des critères propres aux métiers proposés par les opérateurs, tout en assurant un suivi une fois l'embauche réalisée. Une nécessité face à des conditions de travail sur le MIN qui peuvent être considérées comme difficiles (horaires de nuit, travail sous froid...), mais qui offrent également de réelles opportunités de promotion professionnelle. Pour cela, le Point Emploi collecte les offres d'emploi ainsi que les candidatures et facilite la mise en relation entre les premières et les secondes. Concrètement, ses bureaux sont ouverts au public tous les matins, ou l'après-midi sur rendez-vous, et ses collaborateurs peuvent également intervenir directement dans les entreprises. Et, au mois d'octobre 2009, le Point Emploi s'est également doté d'un dispositif en ligne, baptisé "Oser Rungis", afin de favoriser les contacts par le web : dépôt de profils dans une base pour les demandeurs, candidatures sélectionnées par le Point Emploi pour les entreprises en fonction de leurs offres, etc. (www.oser-rungis.fr)

Afin de relayer les besoins et de détecter les candidatures potentielles, un réseau de partenaires a été tissé dans le Val de Marne et les départements limitrophes, avec les associations, les opérateurs privés de placement, les missions locales...Ainsi, et après un peu moins d'une année de fonctionnement (d0e mars à décembre 2009), le Point Emploi a touché un millier de demandeurs d'emploi. La moitié a déposé un curriculum vitae sur son portail Internet et une trentaine d'entre eux ont été reçus chaque semaine. Réciproquement, le Point Emploi a reçu 95 propositions de postes, dont 70 ont abouti à une embauche. La plupart des métiers exercés sur le Marché sont concernés : caissières facturières notamment, mais aussi préparateurs de commande, commis, vendeurs... Le suivi des recrutements se déclenche généralement à l'issue de la période d'essai, celui-ci étant facilité par le fait qu'assez souvent, les entreprises deviennent fidèles à ce service et sollicitent le Point Emploi plusieurs fois dans l'année.

Pérenniser les compétences

Si le Point Emploi axe ses actions sur la priorité de l'emploi et du recrutement, sa vocation est d'intégrer progressivement les problématiques de la formation et plus généralement de la pérennisation des compétences sur le site de Rungis. Déjà, une action de formation commune a été entreprise avec l'Ifocop (''Institut de Formation Commerciale Permanente qui dispose d'un centre sur le Marché depuis 1970) sur le métier de commis-vendeur.

2008 a été marquée par la décision de créer un Point Emploi sur le Marché de Rungis. Ce dernier se trouve, en effet, confronté à une problématique particulière en matière de ressources humaines : renouvellement très rapide des salariés des entreprises du MIN motivé par des conditions exigeantes de travail en matière d'horaires, de travail sous atmosphère réfrigérée, de pénibilité des tâches ou d'accès au site. Imaginée par la SEMMARIS et UNIGROS, cette initiative a réuni l'ensemble des parties prenantes en matière d'emploi : la sous-préfecture, les organismes plus particulièrement chargés de l'emploi (DDTEPP, DRTEFP, ANPE, Garp, Assedic, CBE Sud 94, Mission locale) ainsi que le Conseil général, le Conseil régional et l'Ador (Association pour le développement économique du pôle Orly-Rungis).

Un service RH pour les petites entreprises

Le Point Emploi héberge un service partenaire, porté par le Comité de Bassin d'Emploi, à destination des PME de moins de dix salariés. Gratuit, il conseille leurs chefs d'entreprises sur les questions administratives (allégements de charges par exemple), de recrutement, de fidélisation des salariés, de gestion prévisionnelle des emplois, de formation professionnelle, voire sur la conduite à tenir en cas de difficultés. Constituant une "Plateforme de service de ressources humaines" pour ces entreprises, ce service intervient également auprès des salariés : il peut les aider en matière d'évolution professionnelle et de bilan de compétences, les informer sur les dispositifs de formation professionnelle (congés individuels de formation notamment) ou de validation des acquis par l'expérience ainsi qu'orienter leurs recherches de formations ou de prestataires...

Insertion sociale et épiceries solidaires
L'insertion sociale est au coeur des épiceries solidaires dont les quatrièmes rencontres se sont tenues à Rungis, les 8 et 9 octobre 2009. Elles étaient organisées par l'ANDES (Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires qui dispose d'une structure sur le MIN, récupérant les fruits et légumes invendus du Marché. Ce sont 14 salariés qui bénéficient d'un programme de réinsertion pour personnes éloignées du marché de l'emploi.