Accueil » Clients Fournisseurs »  En direct de la production francilienne >> Portraits de producteurs
Portrait de Producteur
Olivier DandieuCrédit photo : Dandieu

Olivier Dandieu

Eleveur volailler en Chalosse, Olivier Dandieu participe par son savoir faire, sa passion et sa rigueur, à la réputation de cette région...

"Terroir d'excellence, la Chalosse produit des volailles d'exception.."

Chiffres clés

Personnel :
18 employés + et 12 éleveurs fournisseurs
Production :
450 000 volailles/an
Clientèle :
40% (GMS), 25% (grossistes), 20%(traditionnel), 15% (particuliers)
Chiffre d'affaires :
3 millions d' euros

Comment avez-vous débuté dans ce métier ?

Après un diplôme de technicien agricole (option avicole) passé en alternance, une formation en mécanique générale et un stage dans deux exploitations dont la coopérative MaïsAdour dirigée par Michel Prugue, actuel président de l’Inao, j’ai démarré à 20 ans sur l’exploitation familiale (50 hectares) située à Brassempouy, en Chalosse (40). Au départ, mes parents ont fait de l’oie (élevage d’oisillons) puis ensuite, ils ont démarré une production de poulet. En 1988, on a créé un abattoir pour nos besoins et ceux d’autres éleveurs. Je me suis occupé de l’abattage des volailles, de l’approvisionnement et des livraisons durant une douzaine d’années…

Comment vous êtes-vous développé    ?

Quand mes parents se sont retirés, il y a six ans, mon frère aîné Pierre a repris l’exploitation familiale pour la partie agricole et a créé l’EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) Dandieu. De mon côté, j’ai créé la Sarl Dandieu dont l’objet est l’élevage, l’abattage et la commercialisation de volailles. On est passé de 400 poulets / semaine du temps de mes parents à plus de 6 000 actuellement. Sans compter toutes les autres volailles que nous produisons aujourd’hui : pintade, coq, chapon, dinde, poularde, pintade de Noël, canard, caille, pigeon, oie de Guinée… Le tout représente quelque 450 000 volailles par an, en moyenne. Notre abattoir fait 700 m2 et j’ai un projet d’agrandissement pour 1 000 m2.
L’entreprise a vu son CA progresser de 20% en 2008 et de 36% en 2009. Pour être performant et proposer des produits de grande qualité, il faut suivre et maîtriser la chaîne, du début (production) à la fin (étal du commerçant). Avant d’être reconnu pour la qualité de nos produits, notre réputation s’est d’abord faite de bouche à oreille… Actuellement, notre clientèle compte 150 clients institutionnels (GMS, grossistes, détail) et environ 5 000 clients particuliers.

Comment travaillez-vous ?

Nous recevons de plusieurs accouveurs locaux, des poussins d’un jour que l’on nourrit de manière traditionnelle et naturelle. Après trente jours à l’intérieur, ils sortent sur un parcours herbeux en plein air et reçoivent du maïs en grain entier à partir de neuf semaines comme aliment de base, accompagné de soja (sans OGM). Ils passent la plus grande partie du temps en plein air. Nous avons fait le choix d’augmenter la durée d’élevage de nos volailles, pour avoir des produits de belle qualité, à la fois moins gras, de chair plus ferme et de meilleure qualité gustative et organoleptique. Par exemple, on produit une pintade de Noël que l’on élève deux mois et demi de plus qu’une pintade ordinaire.

De la même manière, on travaille l’oie de Guinée ainsi que la poularde de Noël élevée 157 jours minimum et prête à la vente mi-décembre…Nous disposons également d’une conserverie pour la fabrication de notre foie gras de canard (10 tonnes / an) et de plats cuisinés (poulet pipérade, poule au pot, coq au vin, pâtés, confits…). Nos produits sont du haut de gamme, fabriqués artisanalement. En plus de nos volailles de l’exploitation, nous en recevons d’éleveurs des environs sélectionnés pour leur réputation, leur savoir faire et répondant à notre cahier des charges. Terroir d’excellence, la Chalosse produit des volailles d’exception…

Avez-vous une stratégie de développement ?

Nous travaillons à la sélection d’une race très rare de poulet à croissance lente (roux à cou nu) pour une meilleure qualité de chair. Par ailleurs, nous cherchons à développer notre clientèle et pour ce faire j’ai recruté un directeur, un chef d’équipe et un commercial. J’ai moi-même suivi une formation à l’école des managers de la CCI des Landes. De plus, nous développons la production de plats préparés au travers de spécialités régionales et sur la base des recettes de ma mère. A cet égard, j’ai engagé un cuisinier qui les restitue selon les saveurs que j’ai moi-même connues et appréciées. Ces plats sont faits avec les produits frais de notre terroir (volailles, viandes, légumes…) qui séduisent le consommateur en quête de plats de grande qualité.

Que pensez-vous du Marché de Rungis ?

Je connais le Marché de Rungis car mon beau-père y a travaillé lors de la construction en 1969. J’y vais depuis plusieurs années pour commercialiser une bonne partie de mes produits. J’y trouve un état d’esprit que je souhaite entretenir et développer avec mes clients, à savoir des professionnels qui savent et qui ont envie de valoriser les produits qu’on leur livre. C’est un marché au potentiel vraiment très important et j’en suis pleinement satisfait…

Parcours

Né à Mont-de-Marsan (40), Olivier Dandieu (38 ans) est issu d’une famille d’agriculteurs - éleveurs landais de Brassempouy (40), au cœur de la Chalosse. Après son BTA (option avicole) passé en alternance à Pau et Orthez, un apprentissage de mécanique générale et un stage professionnel, il a exercé douze ans sur l’exploitation familiale avant de fonder sa société…

retour à la liste des portraits