Accueil » Clients Fournisseurs »  En direct de la production francilienne >> Portraits de producteurs
Profil d'Acheteur

GerardMathieuDominiqueCrédit photo : Christophe Primault

Christophe, Gérard et Emmanuelle Primault

Eleveurs - abatteurs de gibier, Christophe, Gérard et Emmanuelle Primault, s’attachent à développer une production de qualité…

"Passion et savoir faire font la richesse de notre élevage."

Chiffres clés

Société :
Cailles de Chanteloup - Le Petit Velabert 35150 Corps-Nuds - (tél : 02 99 44 12 83)
Personnel :
26 employés et 5 éleveurs
Clientèle :
Grossistes (80%), export (10%), détail (10%)
Chiffre d’Affaires :
1,4M€

A quand remonte l’exploitation ?

L’exploitation a été créée en 1978 par M. Perrin qui a débuté par l’élevage de canard. Puis, il a développé un élevage de caille après en avoir visité un dans l’Ariège, qu’il a appelé : Les Cailles de Chanteloup. Christophe qui a toujours aimé les animaux, a débuté à 15 ans dans une exploitation agricole, avant d’intégrer l’élevage de cailles de M. Perrin à 20 ans (1986)… Et en 1991, il en est devenu le propriétaire…  

Comment s’est-elle développée ?

Deux ans plus tard, nous avons développé une production de pigeonneau. Puis, par la suite, nous avons ajouté le faisan et la perdrix. Aujourd’hui, la caille entière et l’œuf de caille représentent un peu plus de 60% de notre production globale. La société s’est développée sur trois segments importants de clientèle, à savoir les grossistes (80%) sur la France entière y compris Rungis, l’export (10%) majoritairement l’Angleterre et le commerce de détail (10%) via des particuliers, des CE et des instituts de recherche (œufs fécondés) dont nous avons l’exclusivité au niveau national. Nous exportons également des œufs fécondés vers l’Afrique et l’Asie.

Comment travaillez-vous ?

Ce que l’on recherche surtout, c’est faire de la qualité et avant d’être abatteur, nous sommes coturniculteur (éleveur de caille). Nos cailles sont toutes élevées chez nous, de l’accouvage à l’abattage. Nous avons des reproducteurs, nous faisons couver nos poussins, nous les faisons éclore, nous les élevons, puis ensuite, c’est l’abattage et la commercialisation. C’est une production fluctuante qui connaît un pic très important en fin d’année pour la période des fêtes. Il en est de même pour les œufs.  Nos cailles reçoivent une nourriture à base de céréales (blé et maïs) à 80% et enrichie par des compléments vitaminiques. Elles sont abattues entre 48 et 50 jours quand leur poids atteint 300g sur pied. En ce qui concerne le pigeonneau, l’élevage se fait à l’extérieur avec cinq éleveurs, mais l’abattage se fait chez nous entre 28 et 35 jours. Bien sûr, nous exerçons un suivi sanitaire sur l’ensemble de notre élevage, et pour cela, nous employons un technicien qualité depuis plusieurs années. Des analyses sont réalisées régulièrement et de plus, nous appliquons le paquet hygiène et la méthode HACCP.

Notre parc est propre et bien géré. Globalement, notre production 2009 a représenté cinq millions d’œufs de caille, 850 000 cailles, 70 000 pigeonneaux, 5 000 faisans et 1000 perdrix… Nous produisons un gibier de qualité qui est fini au blé et nous sommes reconnus pour cela. Notre but est de satisfaire le client. Le meilleur gibier est français car passion et savoir faire font la richesse de notre élevage. Nous commercialisons notre production sur la Bretagne, la Normandie, l’Ile-de-France et le Nord. Notre objectif reste axé sur la qualité et nous souhaitons aller davantage sur le haut de gamme pour gagner une clientèle elle-même haut de gamme. Cependant, nous allons devoir augmenter sensiblement nos volumes pour répondre à la hausse de la demande. 

Que pensez-vous du Marché de Rungis ?

Pour nous, il est important d’y être et cela nous permet de jauger le marché du gibier au niveau national. Notre présence sur la région parisienne se fait grâce au Marché de Rungis que nous fournissons depuis près de dix ans. Nous en sommes satisfaits car il a une bonne image de marque et nos produits y sont bien mis en valeur… 

Parcours

Originaires de Chateaugiron (35), Christophe (45 ans), Gérard (47 ans) et Emmanuelle Primault sont nés dans une famille de neuf enfants dont le père était abatteur de bestiaux itinérant. Chistophe a débuté à 15 ans dans une société agricole avant de reprendre en 1991, l’élevage de gibier dans lequel il exerçait depuis cinq ans… Après un bac comptabilité, Gérard a travaillé vingt ans dans une société d’électroménager avant de rejoindre son frère en 2004, comme responsable commercial (prospection et suivi de clientèle), administratif et financier… Titulaire d’un bac G1, Emmanuelle intègre l’exploitation en 1998, pour s’occuper de l’accueil téléphonique, de la gestion, de la comptabilité et du personnel…

retour à la liste des portraits