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L'enquête du mois
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Dossier : restauration collective : un marché porteur et accessible
Les avis de professionnels

La restauration hors domicile est un vaste ensemble économique regroupant la restauration commerciale et la restauration collective. Cette dernière dont la place y est prépondérante, est organisée suivant deux modes distincts : la gestion directe et la gestion concédée. En dépit de leurs différences, celles-ci ont en commun de s’adapter aux évolutions constantes du marché...

Pilier de la restauration hors domicile, la restauration collective comprend la restauration en gestion directe (ou autogérée) et en gestion concédée.
La première consiste en la réalisation et le service de repas dans un milieu déterminé : entreprise, scolaire, universitaire, hospitalier, armée, pénitentiaire, administratif... L’entreprise ou la collectivité (via son comité d’entreprise) est directement impliquée dans la fabrication et la mise à disposition des repas grâce à son propre personnel et à ses équipements.
La seconde consiste à déléguer à une société de restauration extérieure, la réalisation des repas et services pour le personnel d’une entité économique ou d’une collectivité, sur le lieu d’activités et dans le cadre d’un contrat de prestations.


Le leadership de la gestion directe

Globalement, le marché de la restauration hors foyer a affiché un volume d’affaires de 65,70 Md€ en 2003, dans une progression molle de 0,01%. L’exercice s’est caractérisé par une contraction de la demande en raison d’une fréquentation assez erratique liée à la généralisation des RTT, au recul de la fréquentation touristique et à une certaine atonie de l’économie. Elle représente environ 208 000 établissements dont 73% en restauration commerciale et 27% en restauration collective et 5,7 milliards de repas servis.
Pour sa part, le marché global de la restauration collective (gestion directe et concédée) a confirmé en 2003 sa stabilité observée depuis 2000. La hausse des prix à la consommation a participé pour une infime partie au maintien de son chiffre d’affaires très affecté
  par la diminution des repas servis, en particulier dans les secteurs de l’enseignement et du travail.
En 2003, il représentait 3,5 milliards de repas servis pour un chiffre d’affaires de 15 Md€. Sur les cinq dernières années, sa progression moyenne s’est élevée à 5%. La restauration collective en gestion directe est de loin le marché le plus important avec 70,7% de parts de marché, 2,55 milliards de repas servis et un chiffre d’affaires de 10,5 Md€. Elle regroupe 53 000 restaurants avec cuisine, 1 932 cuisines centrales agréées et 230 000 employés. Elle est également le premier investisseur en matériel de cuisine et le premier acheteur de denrées alimentaires, petit matériel et produits d’entretien. Elle demeure un marché porteur et accessible…

La situation de la restauration concédée
La restauration collective en concession représente 29,3% de parts de marché pour 18 000 restaurants avec cuisine, 690 cuisines centrales agréées et un effectif de 78 000 personnes. Les sociétés de restauration concédée n’ont pas été épargnées par les tendances défavorables du marché : faible croissance du PIB, diminution de l’emploi, RTT, diminution de la population des 0-20 ans. La progression de 3,2% de leur chiffre d’affaires en 2003 est la plus faible depuis la création de la restauration concédée, il y a trente ans. Elle tient également aux modestes performances des trois leaders qui contrôlent 82% du marché et au comportement du segment entreprises-administrations. Ce dernier tendant à se contracter tant en volume qu’en valeur sous l’effet de
  facteurs structurels et conjoncturels, son gisement d’externalisation s’en trouve très entamé. Les prises de contrats sur la gestion directe restent la première source de leur développement.
Pour relancer ce marché, les sociétés de restauration concédée doivent se donner de nouveaux leviers de croissance en renouvelant leurs propositions. Cela passe par une diversification de l’offre alimentaire et complétée sans doute par du non-alimentaire. La croissance devra aussi passer par les secteurs santé et éducation, bien que dans ce domaine, une différenciation se soit opérée entre les purs spécialistes de la restauration et les prestataires de services dont la restauration reste « l’emblème ». De même, le segment entreprises semble avoir atteint un palier et seules la diversification et l’innovation dont le multiservice, sont en mesure de relancer l’activité.

Les rapports acheteurs - fournisseurs
En matière de restauration collective, les rapports entre acheteurs et fournisseurs doivent nécessairement converger vers un consensus de bon aloi qui satisfasse les deux parties. Les demandes des acheteurs sont conditionnées par plusieurs critères : diversité et hétérogénéité, rapport qualité-prix et régularité des approvisionnements, qualité de service et traçabilité. Par ailleurs, en cherchant à satisfaire les besoins spécifiques de chacun des types de sa clientèle, la restauration collective favorise la mise en concurrence des offres sur les marchés.
  Dans l’autre sens, les fournisseurs ont développé plusieurs paramètres pour s’adapter au marché : l’écoute client, l’intégration de normes spécifiques avant toute mise en marché, la qualité et la segmentation de produits adaptée à la segmentation de marchés, l’innovation produits, la qualité de services et l’adaptation aux nouvelles technologies (transport, traçabilité, sécurité alimentaire et chaîne du froid, température dirigée multi-compartimentée, traitements et préparations de commandes, dynamisation des livraisons...).

La place du Marché de Rungis
Dans sa globalité, la restauration collective a suivi les courants de la consommation devenue plus exigeante en matière de choix, de qualité gustative et de sécurité alimentaire, mais aussi plus « nomade » et opportuniste. D’une restauration souvent standardisée, la restauration collective s’est alignée sur une restauration de type commercial en matière de gamme et d’offre produits, de confort d’accueil et de services plus personnalisés, tout en conservant ses particularismes, en réponse aux sollicitations et spécificités de ses diverses clientèles.
  Aujourd’hui, on voit fleurir de plus en plus de produits terroir, de produits labellisés, de signes de qualité… dans différents secteurs de la restauration collective.
De par ses aptitudes, ses compétences, ses modalités de fonctionnement et la qualité et l’étendue de son offre, le Marché de Rungis est à même de répondre de la meilleure façon aux sollicitations de la restauration collective, d’autant que celle-ci est grande consommatrice de produits frais (45% des achats globaux). Un bon nombre d’entreprises du Marché de Rungis sont déjà implantées sur ce créneau et y prennent des parts de marché significatives.

Appels d’offres et passations de marchés
Dans leur grande majorité, les marchés inhérents à la restauration collective se font selon la procédure du Code des Marchés Publics pour les marchés dits « public »s et de gré à gré pour les marchés du secteur privé. Dans la nouvelle version publiée au Journal Officiel du 8 janvier 2004, les principes de l’achat public ont été assouplis : libre accès à la commande publique, égalité de traitement des candidats, transparence des procédures…
Les appels d’offre des marchés publics sont publiés dans le BOAMP (Bulletin Officiel des Appels des Marchés Publics). Ils sont attribués au meilleur disant selon un cahier des charges établi au niveau de la qualité de l’offre, des garanties produits et financières, des services et des prix et pour une durée variant de un à trois ans.

  Sous l’égide du CCC (Comité de Coordination des Collectivités) et de la CGI (Confédération du Commerce de Gros), il a été élaboré un Guide pratique de l’achat et de la fourniture de denrées alimentaires pour la restauration collective en gestion directe. Pratique et pragmatique, il explique en termes clairs comment définir un marché pour privilégier qualité et service et comment déterminer des besoins homogènes et les seuils de marché. Sans se substituer au GPEM/DA (Groupement Permanent des Etudes de Marchés des Denrées Alimentaires), il présente les règles des procédures d’achat et les CCTP (cahiers des clauses techniques particulières types) pour chaque famille de produits.
(source CCC France, Néo Restauration, HRC)

Francis Duriez

Quelques réactions de professionnels
Jean-Marc Dietrich
(président du CCC Paris Ile de France)
« Le Comité de Coordination de la restauration Collective en gestion directe Paris Ile-de-France demeure l’association représentative des restaurants scolaires, d’entreprises, d’administrations, d’établissements médicaux sociaux.
Depuis 50 ans, nos valeurs associatives sont restées intactes : promouvoir la restauration collective, représenter la profession auprès des pouvoirs publics, informer et rassembler.
La vérité, la transparence et la qualité sont pour nous « Les Essentiels » au service de nos convives.
Jadis, le restaurant collectif s’appelait la cantine, on y servait le plat unique.
De nos jours, on rivalise d’idées. La restauration collective offre de véritables prestations culinaires à la
  satisfaction du plus grand nombre. Le choix, la qualité, l’équilibre nutritionnel et le prix de revient sont des éléments bien connus des gestionnaires.
Le contexte social et économique actuel pousse les professionnels de la restauration collective à devenir des restaurateurs inventifs ; il exige plus de qualité, de services et de maîtrise des dépenses. La multiplicité des revendications individuelles des convives augmentera la diversité des offres culinaires et des espaces de vie plus conviviaux seront créés.
A cet égard, une table ronde sur « L’évolution des comportements, quel impact sur les prestations en restauration collective? » sera organisée le mercredi 9 mars 2005 au cours de « La 16ème journée du CCC Paris Ile-de-France » à l’espace Champerret à Paris ».

Denis Steuer,
(Commandant de l’Armée de l’Air, chef de la Division Restauration et Logement de la Base Aérienne 117 - Paris)
« Notre système organisationnel est basé sur la formule du « mess unique » réparti en quatre salles, soit 13 000 m2 pour 1 800 places assises. Chaque jour ouvrable, nous servons tous les ressortissants de la Défense, militaires et civils, affectés à la B.A. 117 sur le site de Balard. Depuis l’Etat-Major de l’Armée de l’Air et la DGA (Direction Générale de l’Armement) jusqu’au SGA (Secrétariat Général pour l’Administration) et tous les services centraux, cela représente quelque 6 000 repas/jour : petit-déjeuner, déjeuner (5 000 clients) et dîner (environ 1 000 clients). Sur l’année, nous fabriquons et servons 1,3 million de repas.
Notre système est autogéré au niveau de la restauration ; nous fabriquons la totalité de nos prestations - y compris toutes nos viennoiseries, pâtisseries et desserts - même si nous faisons appel en partie à l’assemblage de produits. Pour ce faire, nous disposons de matériels de cuisine performants et d’un système informatisé de comptabilité analytique et financière affiné par nos soins. Chaque jour, nous réceptionnons plusieurs dizaines de tonnes de denrées. Le fonctionnement de l’ensemble est assuré par un personnel très qualifié de 300 personnes dont 75% affectés à la seule restauration. Toute la maîtrise de cuisine et une partie des exécutants sont des civils,
  employés de l’Etat. Nos cadres de la restauration, militaires et civils, sont tous diplômés des métiers de bouche.
Notre système repose sur des grilles - menus établies pour cinq semaines avec quinze à dix-huit plats principaux au déjeuner pour un ticket moyen par plateau-repas de 3€ et dans le meilleur rapport qualité/prix. D’autre part, nous avons développé un certain nombre de stands à thèmes sur la base d’une cuisine traditionnelle de terroir et nos prestations évoluent de plus en plus en ce sens. Nous proposons également des prestations particulières de la qualité d’un espace VIP d’un restaurant d’une grande entreprise. Les produits utilisés sont majoritairement frais (fruits, produits carnés…) ou issus de la gamme surgelée (légumes) et le recours aux appertisés reste minoritaire. Pour aménager nos menus, nous tenons compte des désirs de nos clients au travers de nos enquêtes de satisfaction annuelles.
Alignés sur les règles sanitaires de la restauration collective sociale, nous sommes certifiés HACCP et attentifs à la traçabilité, l’hygiène et la sécurité alimentaires par le biais de notre bureau qualité.
La restauration collective n’a jamais été aussi importante et son évolution est positive. Par notre tâche, nous œuvrons en ce sens… ».

Laurent Grandin
(Directeur de la société Sicaer à Rungis, groupe Pomona - fruits et légumes)
« Filiale à 100% du groupe Pomona, nous sommes spécialisés dans la restauration hors domicile : collective (concédée et gestion directe), commerciale (organisée et indépendante). Avec 45 000 tonnes de fruits et légumes/an, nous sommes leader sur ce marché, premier distributeur français et parmi les premiers européens.
A parts égales entre gestion directe et concédée chez nous, à l’image du marché parisien, la restauration collective reste le cœur de notre métier en représentant 80% de notre activité. Nous sommes présents en restauration collective scolaire, dans le primaire (cuisines municipales autogérées ou cuisines centrales concédées, notre cœur de cible) et le secondaire (plus difficile à gérer : entités plus éclatées et durée de fonctionnement plus courte). Nous sommes également présents en restauration collective d’entreprise, ainsi que dans le secteur retraite-santé (une progression importante liée à l’allongement de l’espérance de vie et aux moyens financiers de cette population). Chaque segment nécessite des besoins adaptés et nous y satisfaisons par des investissements technologiques importants (entrepôts réfrigérés,
  véhicules performants, mûrisseries, radiotransmission, GPS, outils de traçabilité…). Certifiés Iso 9001 version 2000 et aux normes Qualipom’Fel et Fel’Engagement, nous réalisons 60 tournées/jour dont 45 en restauration collective.
Dans le secteur collectif, les fruits sont majoritaires (pommes, oranges, bananes), alors que ce sont les légumes dans la restauration commerciale. Des efforts très importants ont été réalisés dans le domaine scolaire municipal en matière de consommation et de qualité des fruits. Dans le Val de Marne, par exemple, nous avons participé avec la Semmaris, à la réalisation d’opérations de mise en avant des fruits dans les lycées.
La restauration collective est un marché difficile à appréhender en raison de sa segmentation et du cadrage budgétaire serré, et sa progression est contrastée avec des hauts et des bas (hausse du secteur médical-retraite, baisse du secteur entreprise). Si la restauration collective en gestion directe présente une plus grande diversité, celle en gestion concédée est plus homogène.
On peut être confiant dans le devenir de la restauration collective, dans la mesure où la RHD évolue de manière positive… ».

Raymond Houdot
(Président-directeur général de la société RHC à Rungis - produits laitiers)
« Notre activité se divise entre produits laitiers (80%), salaison-charcuterie (10%) et viande (10%, uniquement alotie), soit 17 000 tonnes pour l’ensemble. Nous traitons 700 commandes/jour finalisées dans 35 tournées quotidiennes et 7jours/7.
La restauration collective représente 30% de nos volumes (dont 5% pour celle en gestion directe), répartis entre restauration d’entreprise, hospitalière et scolaire. Nous sommes surtout placés sur la restauration sociale concédée d’entreprise ; la restauration en gestion directe reste difficile en raison de la distorsion entre rapport qualité/prix et coûts très bas avec des marges nettes à peine supérieures à 1%.
Il faut s’adapter aux demandes spécifiques de chaque type de restauration : portions individuelles pour le scolaire, l’hospitalier et les maisons de retraite ; produits bruts pour la restauration d’entreprise ; produits haut de gamme et spécifiques pour la restauration de direction… Il s’agit de gammes de produits très segmentées (26 présentations d’emmental, par exemple…).
Par ailleurs, les exigences en matière de qualité alimentaire, sanitaire et traçabilité des produits sont un facteur important dans la captation de ces marchés. Il
  faut être agréés HACCP et répondre aux audits des clients. Avec le développement des techniques « scramble », la restauration collective s’oriente de plus en plus vers des micro-marchés, provoquant la naissance de sociétés plus spécialisées. Cette situation nous oblige à une gestion des stocks plus affinée et plus performante.
Aujourd’hui, le marché de la restauration collective reste stagnant :
- pour la restauration d’entreprise (ralentissement économique, licenciements, RTT et 35 H… mais frais de fonctionnement identiques),
- pour la restauration scolaire (problèmes démographiques et fermetures de classes…),
- pour la restauration hospitalière (réduction des coûts et des journées d’hospitalisation…).
Le seul marché encore porteur est celui des maisons de retraite et médicalisées (espérance de vie plus longue multipliant le nombre de consommateurs…).
Enfin, les modes de consommation évoluant, la restauration collective doit également faire face à la concurrence extérieure en proposant des formules de restauration nouvelles et captives pour conserver sa clientèle… ».

Jacques Marini
(Directeur des opérations du GIE GAM Restaurant – groupe BNP - Paribas)
« Notre ensemble de restauration est en gestion directe. Il est divisé en sept sites comprenant eux-mêmes plusieurs pôles (rapide, grill, self, marée). En totalité, cela représente 6 200 couverts/jour. Notre but est de satisfaire le consommateur à tous les niveaux, depuis la qualité des produits jusqu’au décor des espaces de restauration… Cela se vérifie par notre taux de remplissage de 82% en moyenne à 93% parfois.
Composée alternativement par chaque site, la grille des menus est validée par la direction et la « commission menus », suivant une gamme de produits la plus large possible, leur faisabilité, l’équilibre alimentaire et leur taux de « prise »... Les menus sont communs aux sept sites, pour un même jour et un même prix de vente. Le coût moyen de notre plateau-repas est de 2,70€, un coût peu élevé eu égard à sa qualité. Chaque jour, nous proposons douze hors-d’œuvre, quatre plats garnis et un poisson, un plateau composé, cinq grillades, quatre desserts dont vingt-cinq variétés de yaourts et trente marques d’eau.
  De plus, nous réalisons trois journées à thème par an. Les plats les plus consommés sont les plats garnis (85%), les menus pâtes (67%), les hors-d'œuvre (55%), les couscous et paella (43%)… les derniers étant les grillades et steak frites (20%) et légumes seuls (6%) ; côté fromages et desserts, ce sont les fromages et yaourts (64%), les pâtisseries aux fruits (63%), les fruits frais 43%), le fromage seul (23%)… Il se consomme chaque année 250 tonnes de viandes et volailles et 200 tonnes de fruits et légumes. La majorité de nos produits - de qualité moyenne supérieure - sont achetés frais dont 30% à 40% à Rungis.
Nous sommes la 1ere entreprise de restauration en gestion directe certifiée Iso 9000 sur l’ensemble de son activité et nos procédures de production sont agréées HACCP. La restauration collective est à la base de la sécurité alimentaire.
Devenue plus performante, elle cherche surtout à développer avec le client, une relation plus « individualisée » au travers de ses prestations, pour mieux le fidéliser. Il est vrai que ce dernier est plus jeune, plus exigeant mais aussi plus nomade… ».
 
Pascal Mousset
(Gérant des restaurants du Sénat)
« Nous produisons 200 000 repas/an répartis à parts égales entre restauration collective concédée et restauration commerciale. Notre petit « plus » tient à notre grande flexibilité, tout en faisant une cuisine dite « bourgeoise »... Au quotidien, nous servons environ 1 000 repas dont 5 00 en collectivité. Nos menus sont établis pour quinze jours selon la saisonnalité des produits, avec un menu différent chaque jour. Nous proposons cinq entrées, trois plats chauds (un poisson, une viande, un plat régime), salade ou fromage ou fromage blanc, cinq desserts. Nos produits sont achetés pour 85% à Rungis. Nous avons une image à défendre et nous n’utilisons jamais de surgelés. Par   ailleurs, nous sommes agréés HACCP. La fréquentation de nos établissements est très stable et nous permet d’être au plus prêt de la qualité et des prix. Parmi les produits les plus sollicités : crudités, légumes cuits ou crus, poulet purée et steak frites… mais le poisson est de plus en plus consommé (dorade, cabillaud, colin, thon…). Une à deux fois par trimestre, nous servons des plats dits « familiaux » : rognons, couscous, cassoulet… Notre challenge quotidien est de proposer des produits frais en tenant notre budget (3€ de coût matière pour un repas à 5€). La restauration collective devrait exploser dans la mesure où chacun aspire à passer moins de temps sur son lieu de travail. On le constate déjà avec le développement du plateau-repas… ».

Philippe Baguet
(Directeur qualité et sécurité alimentaire du Groupe Elior)
« Nous servons chaque jour 2,3 millions de repas dans 11 500 restaurants et points de vente des douze pays européens où nous sommes implantés. Numéro trois de la restauration sous contrat en Europe, notre activité regroupe la restauration collective (65%) et la restauration de concession (35%). La première concerne les secteurs de l’enseignement (18%), de la santé - résidences (9%) et de l’entreprise (38%).
Dans l’enseignement, l’attente est forte en matière de qualité, de prix et de rigueur. Ce domaine est défini par le GPEM/DA (groupe permanent d’études des marchés de denrées alimentaires) et le PNNS (programme national nutrition santé) concernant la réalisation des menus et la qualité des produits. Nos menus sont préparés après validation des « commissions menus », regroupant élus des collectivités et diététiciens. Plusieurs points sont plus à surveiller : l’équilibre alimentaire, la qualité et la sécurité alimentaire, les spécificités cultuelles et médicales, la fidélisation de l’élève.
  « Nous servons chaque jour 2,3 millions de repas dans 11 500 restaurants et points de vente des douze pays européens où nous sommes implantés. Numéro trois de la restauration sous contrat en Europe, notre activité regroupe la restauration collective (65%) et la restauration de concession (35%). La première concerne les secteurs de l’enseignement (18%), de la santé - résidences (9%) et de l’entreprise (38%).
Dans l’enseignement, l’attente est forte en matière de qualité, de prix et de rigueur. Ce domaine est défini par le GPEM/DA (groupe permanent d’études des marchés de denrées alimentaires) et le PNNS (programme national nutrition santé) concernant la réalisation des menus et la qualité des produits. Nos menus sont préparés après validation des « commissions menus », regroupant élus des collectivités et diététiciens. Plusieurs points sont plus à surveiller : l’équilibre alimentaire, la qualité et la sécurité alimentaire, les spécificités cultuelles et médicales, la fidélisation de l’élève.

 
 
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