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| L’épigramme
d’agneau… tout un poème
! |
Un morceau de choix quand viennent
les beaux jours et les grillades...
Regroupant plus d’une trentaine
de races bien adaptées aux différentes
conditions géographiques et climatiques,
l’élevage ovin français
est classé selon une typologie
bien définie (précoce, d’herbage,
rustique, mérinos, prolifique,
laitière...).
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Fiche d'identité
Afin d’assurer une qualité
constante, l’agneau français
est toujours élevé au lait
de sa mère ou à l’herbe
du pré et dans des exploitations
respectueuses du bien-être de l’animal.
Par ses mesures, les éleveurs français
offrent une viande très appréciée
dont l’épigramme d’agneau
a toute sa place.
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Plutôt réduite, cette partie
de la poitrine de l’animal prélevée
sous l’épaule est également
appelé haut-de-côtes. Riche
en os et en cartilages et composé
de muscles de l’abdomen, ce morceau
est très goûteux... Vendu
entier avec ses os pour être grillé,
l’épigramme d’agneau
est surtout consommé l’été
en barbecues. Il sert aussi à la
préparation de plats mijotés
(braisés, sautés, ragoûts,
farcis ; alors vendu désossé
entier ou coupé en morceaux).
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Production et consommation
Pour préparer un épigramme,
le boucher ôtera la fine pellicule
de peau recouvrant la chair, elle-même
dégraissée sur le dessus
et dénervée. Pour un «
épigramme de Michelet »,
sur un devant d’agneau, il lèvera
les épaules, désossera le
collet et séparera les deux poitrines
en laissant le haut des côtelettes.
Selon l’anecdote, l‘épigramme
d’agneau serait né de l’ignorance
lexicographique d’une jeune marquise
du XVIIIe siècle recevant quelque
officiers à sa table. Ces derniers
lui racontèrent qu’ils avaient
dîné la veille chez le comte
de Vaudreuil qui leur avait fait bonne
chère et les avait régalés
d’excellentes « épigrammes
». Peu encline aux « subtilités
» de la poésie, elle somma
son cuisinier de lui préparer un
plat « d’épigrammes
» pour le dîner du lendemain.
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Le malheureux eut beau chercher, il ne
trouva aucun plat de ce nom. Désespéré
mais habile et inspiré, il fit
braiser des morceaux de poitrine d’agneau
accompagnés de hauts de côtelettes
grillées et baptisa le plat : «
épigrammes d’agneau à
la Michelet ».
Certains chefs proposent encore la recette
: la poitrine est cuite entière
dans un fond, puis désossée
et pressée durant une nuit entre
deux planches de bois. Elle est ensuite
découpée en losanges puis
les morceaux sont passés dans la
chapelure avant d’être poêlés
et servis avec des côtelettes d’agneau
grillées. (source CIV)
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Sur le
Marché de Rungis
Selon M. Gérard Cadars, dirigeant de
la société CVD, « l’épigramme
est un petit morceau goûteux de l’agneau
pesant environ 800 g |
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et surtout consommé
en grillades dans les pays méditerranéens.
Marché plutôt marginal, nous
en écoulons 100 kg/semaine en moyenne…
». |
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