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| Les
viandes exotiques, des saveurs lointaines |
Tendres et peu caloriques pour
la plupart, elles sont davantage consommées.
Autruche, nandou, émeu, bison,
buffle, caribou, daim, kangourou, au lacode
(rongeur d’Afrique)… ces viandes
suscitent de plus en plus la curiosité
du consommateur, en dépit des faibles
volumes mis sur le marché …
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Fiche d'identité
Autrefois, les viandes exotiques étaient
surtout consommées par les populations
aborigènes ; d’Australie
pour la viande d’émeu et
de kangourou; d’Amérique
du Nord (les indiens) pour la viande de
bison, d’Afrique du Sud pour la
viande d’autruche.
Ces animaux ont été menacés
de disparition au début de la colonisation
pour avoir été remplacés
par des moutons et des bovins alors mal
adaptés à l’environnement
et au climat local. Cependant, certains
animaux autochtones - autruche et bison
notamment -
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possèdent des propriétés
non négligeables, à savoir
des viandes tendres, riches en fer et
zinc, peu caloriques par leur faible teneur
en lipides. Le bison (saveur prononcée)
et l’autruche, les plus consommés,
sont devenus des animaux d’élevage
et présentent les meilleures garanties
de qualité (au niveau organoleptique
et hygiène alimentaire), en raison
des contrôles vétérinaires
permanents. En revanche, d’autres
animaux comme le kangourou ou l’émeu
par exemple, plus rares et de qualité
moindre pour le second, sont des espèces
chassées par des professionnels
suivant des quotas propres à chaque
pays et offrent moins de garanties.
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Production et
consommation
Les principaux producteurs et exportateurs
de viande de bison sont le Canada et les
Etats-Unis. En France, premier importateur
européen, l’élevage
du bison est encore très restreint,
avec moins d’une trentaine de fermes.
Si la production d’autruche est à
peine plus développée en France,
en revanche, l’Afrique du Sud est
leader sur ce marché devant l’Australie,
la Namibie et le Zimbabwe. |
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Ce ratite est abattu vers 14 mois pour
une plus grande tendreté de la
viande, issue uniquement des cuisses.
D’une autruche pesant 100 kg, on
retire seulement 20 kg de viande en «
prime cut ». La consommation française
d’autruche est estimée à
environ 4 000 t/an dont moins de 15% d’origine
nationale. Loin derrière, la consommation
de viande de bison se stabilise à
200 t/an, alors qu’un animal produit
400 kg de viande ; cela tient en grande
partie à son prix élevé.
Globalement, la consommation française
de viandes exotiques reste inférieure
à 1 kg/an/habitant. (source
: Aniane)
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Sur le
Marché de Rungis
Selon M. Gérard Oudry, gérant
de la société OG 10, «
nous commercialisons uniquement de l’autruche
d’Afrique du Sud |
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car il existe très peu
d’élevages en France. Ce marché
progresse globalement, mais surtout durant
les fêtes de fin d’année
et à Pâques et les prix restent
relativement stables…». |
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