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Les produits du mois
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Les tripes, toujours à la mode…

Plat de tradition et de terroir, elles comblent les gourmets…

Les tripes ont traversé le temps et les siècles avec bonheur et symbolisent à merveille l’authenticité de la table. Et comme le revendiquent les Tripiers de France, « les tripes, c’est chic ! »…


Fiche d'identité
Vénérées par Homère, adorées par Guillaume le Conquérant, vantées par Rabelais… elles sont honorées par nos chefs étoilés.
Les tripes sont des préparations obtenues par cuisson de morceaux d’estomac de bœuf (bonnet ou réseau, caillette ou franche-mule, feuillet ou omasum, panse ou rumen) de veau, de mouton ou de porc, dans une gelée assaisonnée de légumes, aromates, bouillon, vin, cidre et/ou calvados, éventuellement de pieds désossés.
La fameuse recette des tripes à la mode de Caen se fit connaître à Paris, au XIXe siècle, dans le restaurant tenu par deux Normands

réputés, Heutte et Pharamond, installés rue de la Grande-Truanderie. Suprême délice, leurs tripes étaient tirées de bœufs normands nourris d’herbe grasse et de pommes tombées des arbres dont le jus imprégnait les muqueuses de leurs estomacs.
Produits dérivés, les tripous sont de petits paquets de tripes tirés des panses de mouton, veau ou agneau, assaisonnées et farcies, ficelées et cuites dans un jus au vin blanc. Les pieds-paquets sont des ballots de tripes de mouton (intestin ou panse farcis) associés à des pieds de mouton désossés. Le gras double (appelé tablier de sapeur à Lyon) regroupe les parties les plus épaisses de la panse.


Production et consommation
A la coupe ou en conserve (bocal de verre), nombreuses sont les recettes de France (à la mode de Caen, à l’auvergnate, à la fertoise, à la provençale, à la lyonnaise, à la marseillaise...) et les dénominations (authentiques, véritables, traditionnelles, à l’ancienne, comme autrefois…). Elles sont aussi d’ailleurs (tchorba bulgare, busecca

lombarde, annrisse et barbouche arabes, madrilène, haggis écossais…).
Les tripes se préparent dans une « tripière » (récipient en terre cuite) et se mangent « sans les dents » (fondantes dans la bouche). Entre 2004/2005, les volumes de tripes fraîches (hors conserves) étaient de 7 198 t (+7,4%) et les produits dérivés de 747t (+6,1%). (source : Tripiers de France, VFC, FICT)

 
Sur le Marché de Rungis
Pour M. Gérard Cathelin, p-dg de la société Les Tripes Cathelin - Cabadis SA et président de la CNTF : « Les tripes font leur retour et le marché est stable, voire en légère hausse, au même titre que les autres
  produits tripiers. En termes de saisonnalité, il est plus important en hiver, notamment en novembre, janvier et février. Chez nous, les tripes ont gagné 10,58% en volume entre 2000 et 2005 et représentent 26,3% de notre secteur produits cuisinés… »

 
 
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