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| La
joue de bœuf, une saveur moelleuse… |
Tendre, peu gras et légèrement
gélaniteux, ce morceau dont la
notoriété n’est plus
à faire, figure sur toutes les
bonnes tables…
Incontournables du patrimoine gastronomique
français, la consommation des produits
tripiers dépasse les 2 kg/habitant/an,
avec deux régions plus particulièrement
à l’honneur : l’Est
et l’Ile de France.
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Fiche d'identité
Muscle rattaché à la tête,
la joue de bœuf est surtout la plus
consommée. Qu’elle soit de
bœuf, de veau, d’agneau ou
de porc, elle est peu onéreuse
et se mange très fraîche,
en ragoût, en pot-au-feu, en daube
ou encore braisée. Ce dernier mode
de cuisson lui fait libérer un
jus riche et savoureux.
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La joue nécessite une cuisson longue
de plus trois heures. Sa chair devient
alors moelleuse et légèrement
gélatineuse. Avec les ris et les
rognons, les joues sont des produits de
plus en plus prisés en restauration
au travers de multiples et succulentes
recettes.
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De la famille des produits tripiers
Nombreux et variés, les produits
tripiers sont classés en deux grandes
catégories selon l’état
dans lequel ils sont vendus (crus ou parés),
à savoir : produits tripiers blancs
et produits tripiers rouges.
Les premiers demandent une préparation
particulière et minutieuse et des
apprêts et cuissons parfois longs.
Ils ne sont vendus qu’après
avoir été « travaillés
» par le tripier. Ils sont échaudés
et blanchis (voire mi-cuits) avant d’être
vendus, afin d’éviter au
consommateur des préparations longues
et fastidieuses. On y trouve les pieds,
oreilles, mamelles, estomac, tête
de veau...
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Les seconds sont vendus crus et tels quels
et n’ont subi que les parages nécessaires
et un rinçage à l’eau.
Ils regroupent les rognons, la rate, les
poumons, le cœur, la langue, les
ris, la cervelle, les animelles, le foie,
les joues...
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Production et consommation
Si la production nationale de joue de
bœuf est passée de 11 421
tonnes en 2003 (désossée
sortie d’abattoir) contre 14 883
tonnes en 2001, en revanche, sa consommation
moyenne per capita s’est élevée
à 0,269 kg en 2003 (soit un volume
global de 16 215 tonnes, imports compris)
contre 0,255Kg en 2001.
(source Tripiers
de France, VFC) |
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Sur le
marché de Rungis
Selon M. Moktar El Naggar, PDG de la société
Prodal, « la joue de bœuf est bien
appréciée et se vend très
bien. Marché est en progression constante,
elle est vendue notamment en hiver. Il s’agit
d’un produit de qualité qui peut
se consommer chaud ou froid. Nous en commercialisons
plus de trois tonnes par semaine à
destination de nos clients distributeurs (40%
de nos clients), charcutiers tripiers, bouchers,
restaurateurs, collectivités…
».
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