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Ils
se sont implantés à Rungis |
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Portraits
de grossistes :
Ce mois ci :
- Jérôme
Desmettre,
dirigeant de la société
Desmettre
Les précédents portraits
-
Michael
Robart, gérant
de la société Orchidis
- Eric
Payen, Directeur
de la société Sodifrais
- Michel
Lemeunier,
dirigeant de la société
Perez-Lemeunier
- Philippe
Quenedey et Guy Hemmi,
société Natoora
- Antoine
Mirakoff,
dirigeant de la société
Armara
- Jean-Yves
François et Jean-Philippe Landrieu,
dirigeants de la société
Penja
- Philippe
Halter, société
Amouroux
- Claude
Vion, dirigeant
de la société Vion Ets Earl
- Cédrick
Gallot, directeur
général de la société
Sélection SA
- Olivier
Périchon,
p-dg de la société
Ets Butet
- Eveline
Tartarin,
gérante de la société
VWT
- Pamela
Garcia et Alain Mottier,
cogérants de la société
Flor Del Caribe
- Raymond
Houdot ,
dirigeant de la société
- Maxime
de Reynal,
président de la S.A.S.
MAXI SEC Le Goût des Iles (produits
exotiques)
- Josiane
Voremberg, chef
d’exploitation des Etablissements
Voremberg
- Isabelle
Saccucci,
Rungis administrator - société
Burbank Produce
- Michel
Charraire
président du
groupe Charraire
- Laurent
Grandin, directeur
de la société Sicaer Rungis
- Geneviève
Fabre, gérante
de la société Thomas Fabre
- Thierry
Cochet, gérant
de la société Thierry Cochet
- Béatrice
Serre Mouneyrac ,
dirigeante de la société
Leblanc et Serre
-
Claire Rubod, dirigeante
de la société Claire Rubod
(secteur fleurs coupées)
- Pierre
Feidt , producteur
de sapins – Molsheim (67)
- Frédéric
Aldebert, directeur
général de la société
Convergence Achats (achats en restauration
commerciale)
- Alain
Valenza ,
directeur régional
Ile de France de la société
La Bovida
- Cécile
Gillet, gérante
de la société Fenoy
- Francis
Fauchère ,
p-dg de la société
Eurodis
- Bruno
Courillon et Guy Kurnikowski,
dirigeants de la société
Eurovolailles
- Isabelle
Behuret ,
co-dirigeante et responsable
des ventes de l’Earl Behuret Daniel
- Christiane
Parro, co-gérante
du GAEC de La Pioterie
- Dominique
Rassinier ,
p-dg de la société
Frugi-Services
- Sophie
Olivier, responsable
des ventes de l’EARL G. Olivier
et Fils
- Denis
Pellé , président
de la société IP Viandes
SAS
- Jacques
Goupil, dirigeant
de la société Goupil
- Danielle
Basta-Carrara,
gérante de la
société Champiblonds
- Chantal
Brossard, gérante
de la société commerciale
POBB du GIE Alliance
- Pierre
Lacassagne,
dirigeant de la société
Lacassagne Pierre SA
- Bernard
Lliso, dirigeant
des sociétés Select Agrumes
et Oliver
- Monique
Lavinay, gérante
de la société FamilyFlor
- Olivier
Serre, dirigeant
de la société ECAM
- Michèle
Sirot, gérante
des Ets Sirot
- Thierry
et Serge Mouneyrac,
dirigeants de la société
Mouneyrac Frères
- Sophie
Ughetto, dirigeante
de la société Disfel SAS
- Tonio
Da Silva et Robert Dudouet
, gérants de
la société DPFC
- Sylvia
et Véronique Pellegrin,
gérantes de la
société S&V Pellegrin
- Tony
Gomes
, pdg de la société
Daumesnil Primeurs
- Béatrice
Tinguely,
(pdg du groupe Mat-Flor-ComingB
)
- Maryvonne
Jourdan
, gérante de
la société Feuillazur à
Rungis
- Alain
Lattu ,
pdg de la société
BBV
- Danièle
Maysseng
, dirigeante de la société
GDM Alazard
- Mario
Andrade,
dirigeant des sociétés
REP Fruits et Rungis Star
- Marlène
Huré
, dirigeante des Ets
Huré
- Jacques
Bordelier,
p-dg de la société
Fromageries des Neiges
- Denis
Cheron ,
dirigeant de la société
Carniato Europe Rungis
- Christine
Cleto, gérante
de la société Cabané
- Michel
Guéné ,
gérant de la SARL Audebert Pierre
et Cie - Rungis
- Christiane
Lefebvre,
, Responsable de la
société Marchand Ets –
Rungis
- Caroline
Crayssac
, gérante de la société
Caroline Crayssac
- Dominique
Monloup ,
pdg de la société
Monloup SA
- Isabelle
Cordelier
, gérante de la société
CG Plantes
- Jawad
Hajjar ,
gérant de la société Jawad Exotiques-Cedrus
- Philippe
Bermudes
, gérant de la
société Bermudes
- Margareth
Artis ,
dirigeant de l'agence Rungis
Voyages
- Pierre
Quintin ,
p-dg de la société
Quintin SAS
- Chantal
Dekker ,
co-gérante de l’EARL DEKKER Horticulture
- Laurent
Péan
, dirigeant de la société
Péan ets
- Colette
Pipart ,
dirigeante de la société
Des fleurs et des Objets
- Patricia
Marin ,
gérante de la société
Maillard-Rouellé
- Jean
- Claude Bors et René Delplanche
, co-gérants
de la société Deplanche-Lauberye
SA
- Annette
Frélicot ,
gérante de la société
Frélicot
- Frédéric
Bonnard ,
gérant de la société
Dessertenne à Rungis
- Catherine
Lesmayoux
, p-dg de la société
REM
- Laurent
Richet ,
Restaurateur - Rungis
- Jean
Louis Manzetti, PDG de PRM
SAS
- Martine
Juszczak, Co-dirigeante
de la EARL Pépinière Juszczak
- Frédéric
et Sabine Masse,, dirigeants
de Masse - La Maison du Foie Gras
- Sylvie
Pasquet , co-dirigeante
de l’Earl Beausse Marc
- Maurice
Desailly, Président
de la SAS Desailly (secteur produits laitiers)
- Jean-Claude
Liebermann, Gérant
de la Sarl « Au Savetier de Rungis
2000 » (secteur accessoires)
- Don
Jean Lucchini, pdg des sociétés
Promafruit et Promafruit Import (secteur
fruits et légumes)
- Michel
Reilhe, pdg de la société
Reilhe-Martin (secteur volaille et gibier)
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Jérôme
Desmettre
Dirigeant de la société
Desmettre et grand professionnel du secteur
des fruits et légumes, Jérôme
Desmettre a opté pour la stratégie
du « spécialiste-discounter ».
Une stratégie gagnante…
« Pareil à notre entreprise,
le Marché de Rungis est de plus en
plus un marché de professionnels pour
les professionnels… ».
A quand remonte l’entreprise
?
D’origine flamande, mon arrière
grand-père a créé une
société de négoce de
fruits et légumes, reprise par son
fils Pierre, mon grand-père, après
la Première Guerre Mondiale. Celui-ci
était présent sur les marchés
et les halles de Lille et Valenciennes. L’un
de ses fils, Georges, se rendait chaque semaine
dans les grands ports (Le Havre, Nantes, Rotterdam…),
à l’arrivée des bateaux,
pour y acheter des fruits de l’hémisphère
sud. La société Desmettre était
déjà connue pour ses produits
de contre saison.
Comment a-t-elle évolué
?
Mon père, Emile, était responsable
de Desmettre à Lomme (59) et ses
deux frères aînés sont
venus s’installer à Rungis
en 1971, sous l’enseigne Pierre Desmettre
et Fils. La société comptait
alors huit portes de carreau et commercialisait
de la tomate et des produits de contre saison
par palettes entières…
A 25 ans, je suis arrivé à
Rungis et j’ai commencé par
vendre les produits de contre saison au
téléphone. Ensuite, j’ai
vendu sur le carreau avant de devenir commis.
Puis, j’ai connu la caisse, le standard
et l’administratif...
En 1991, mon oncle Adolphe a pris sa retraite.
Mon père est devenu le p-dg de l’enseigne
de Rungis et moi, le directeur. En 1998,
j’ai racheté les parts de mon
père et de mon oncle, dirigeant de
Desmettre à Lomme. En 1999, je suis
devenu p-dg de l’ensemble de la société.
Puis en 2001, ce fut l’agrandissement
de Lomme et le rachat de trois portes à
Fauchart, mon voisin de Rungis. Un an plus
tard, ce fut l’acquisition de Poujade
(huit portes) à Rungis. En 2007,
l’extension de l’entreprise
est passée par le rachat de Sodepa
(trois portes) à Rungis. Soit vingt-deux
portes, en totalité, pour Desmettre
Rungis. Les activités de Desmettre
et Poujade ont été fusionnées
en mars 2008.
Quelle est votre stratégie
de développement ?
Notre stratégie de développement
porte sur deux axes. D’une part, la
vente sur le carreau, comme « spécialiste-discounter
», un professionnel au service des
professionnels. D’autre part, depuis
cinq ans, une activité d’importation
spécifique et distincte de notre
activité de carreau. A cet égard,
de nouveaux éléments interviendront
prochainement dans notre stratégie
de développement.
Nous importons directement nos produits
afin d’éviter tous les intermédiaires.
Je connais tous mes producteurs répartis
dans le monde entier pour les avoir rencontrés
et je me déplace souvent pour en
trouver d’autres afin d’obtenir
de nouvelles origines et variétés,
à des tarifs adaptés au marché.
Depuis deux ans, on se pose la question
d’un rapprochement avec l’amont
et la production.
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Notre
gamme de produits est basée sur une
qualité standard « plus »
(fraîcheur, origine, goût…).
Etes-vous présent à l’export
?
Depuis six mois, nous avons développé
une activité à l’export
dans la CEE, mais aussi en Europe centrale,
bien que le marché y soit encore
peu organisé. Nous avons commencé
à y expédier nos premiers
camions. L’export est un axe de développement
commercial à ne pas négliger,
d’autant plus que de nouvelles perspectives
de marchés s’ouvrent à
nous (Asie, Moyen-Orient) en termes de production
et de consommation.
Quelle est votre analyse du marché
des fruits et légumes ?
Je reste optimiste car ces produits ont
une qualité intrinsèque évidente.
C’est bon pour la santé et
bon au goût. De plus, ces produits
entrent dans les « schémas
» nutritionnels prônés
par les spécialistes de l’alimentation
et les autorités médicales…
Par ailleurs, le consommateur étant
de plus en plus en quête de qualité
gustative et de saveurs, les fruits et légumes
sont les meilleures réponses à
sa demande. Je crois vraiment au commerce
de détail, le mieux placé
pour proposer une qualité supérieure
et bien différente de la GMS.
Quel est votre sentiment du Marché
de Rungis ?
Le Marché de Rungis est un marché
de compétences où les opérateurs
sont groupés et peuvent ainsi proposer
une offre large et pertinente. La concurrence
et l’émulation sont nécessaires
à son développement et à
celui des grossistes. Pareil à notre
entreprise, le Marché de Rungis est
de plus en plus un marché de professionnels
pour les professionnels.
Bénéficiant d’une bonne
communication, il est reconnu pour la qualité
et la fraîcheur de ses produits. Il
est important d’en parler car il est
une référence qualitative.
Si des efforts ont été réalisés
dans plusieurs domaines, on peut regretter
le manque de place sur l’arrière
des bâtiments, notamment lors des
opérations de déchargement.
Enfin, il est dommage que les grossistes
n’aient pu être partie prenante
dans l’ouverture du capital…
Parcours
Né à Lille (59), Jérôme
Desmettre (43 ans) y a fait toutes ses
études (Bac B, IUT de commerce).
Après son service militaire effectué
dans la cavalerie, au grade d’aspirant,
il est allé en Espagne et en
Angleterre pour se perfectionner dans
les deux langues. Préalablement
à son entrée dans la société
familiale, il a suivi un stage de perfectionnement
au CFL (Centre des Fruits et Légumes)
d’Avignon. Très engagé
dans la vie syndicale et professionnelle,
Jérôme Desmettre est membre
de la CSCGFL et de la CSIF. |
| Chiffres
clés
Personnel : 70 personnes
(ensemble du groupe)
Volumes traités
: 60 000 tonnes fruits et légumes
C.A. global : 45
millions d’euros (28 Md€
sur carreau et 17 Md€ import/export)
Produits phares :
tomates, agrumes, pommes/poires
Clientèle
: 70% (détail), 30% (grossistes,
demi-grossistes)
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Mickael
Robart Gérant
avisé de la société Orchidis
Jardin, Michael Robart ne déroge pas
à sa règle : « faire ce
que l’on sait faire et le faire bien…
».
« Convivialité, professionnalisme,
diversification : trois raisons d‘acheter
à Rungis… »
Comment êtes-vous
devenu gérant de la société
?
Après des études de droit, j’envisageais
de devenir juriste. Mais, je me suis aperçu
que j’étais trop entier et pas
assez diplomate pour cette fonction…
Alors, j’ai cherché un métier
où l’on pouvait aller de l’avant...
Après avoir hésité entre
la restauration et la grande distribution,
j’ai finalement opté pour la
seconde et j’y suis resté cinq
ans. Il s’agissait d’une grande
enseigne du bricolage et du jardinage. Cependant,
je cherchais un poste plus mobile, un poste
de commercial. C’est ainsi que je suis
arrivé chez Orchidis Jardin (ORganisation
ChImie DIStribution), une filiale du groupe
Brenntag. Cette société spécialisée
dans le négoce de produits chimiques
avait son siège à Rouen. Elle
possédait trois sites (Orléans,
Cambrai, Villeneuve le Roi) et le magasin
sur le marché de Rungis. Elle avait
une activité de gros de produits horticoles
et de jardin (phytosanitaires, engrais, fongicides…).
J’ai été engagé
comme directeur du magasin de Rungis alors
que je postulais un poste de commercial. Après
un an, le siège m’a proposé
de devenir acquéreur du magasin de
Rungis car il avait décidé de
supprimer certaines de ses activités,
à la suite d’un recentrage sur
leur métier premier. En mars 99, j’ai
donc repris le magasin avec un partenaire
et en 2002, je suis resté le seul gérant
d’Orchidis Jardin. Mon épouse
Yvonne travaille avec moi et se charge du
back-office… Quelle est votre
gamme de produits ?
Notre gamme concerne le secteur horticole
et plus particulièrement les matériels
et produits, à l’exception
des plantes et végétaux. Notre
gamme comprend entre 5000 et 12 000 références,
selon les saisons et les conditions climatiques.
Ainsi, nous faisons 70% de notre CA au printemps.
Parmi nos produits phares figurent le terreau
et les poteries. Il y a ensuite les amendements
et les produits de traitement, les contenants
en plastique (avec ou sans réserve
d’eau), l’outillage, les semences,
graines et gazons, les bulbes, l’arrosage…
et bien d’autres articles. On ne vend
que du manufacturé. On s’aperçoit
que les produits sont de moins en moins
polluants et que l’on s’oriente
davantage vers des produits « bio
», des produits plus naturels. Nous
sommes entrés dans l’ère
du développement durable… Le
marché du jardinage se porte bien
dans sa globalité car le client est
de plus en plus demandeur du produit clé
en main. Il ne veut plus de contraintes
pour profiter au maximum de son jardin.
Pour |
|
cette raison et pour d’autres,
il est devenu difficile d’être
un multi-spécialiste.
Comment travaillez-vous ?
Par principe, on essaie de faire ce que
l’on sait faire et de le faire bien.
Il y a onze ans encore, on avait une catégorie
importante de clients qui était le
grainetier. Aujourd’hui, le grainetier
est en voie de disparition et c’est
bien regrettable. Actuellement, la plus
grande partie de notre clientèle
(70% à 80%) est composée de
fleuristes en boutiques et de paysagistes
décorateurs, soit un bon millier
de clients actifs et d’un peu de jardineries.
Nous sommes sur un secteur plutôt
concurrentiel et il nous a fallu adapter
notre offre. Nous sommes plus axés
sur la « déco » et en
particulier la belle poterie d’Italie
et d’Asie. On s’aperçoit
que les volumes ont tendance à diminuer
légèrement, nous obligeant
à nous recentrer sur notre cœur
de métier. De fait, on pratique une
plus grande rotation de nos stocks. Nous
travaillons de plus en plus en flux tendus.
Nous fonctionnons avec 40% de stock en moins
qu’il y a dix ans. Pour cette raison,
nos pratiquons le déstockage sur
certaines gammes de produits régulièrement.
Aujourd’hui, notre activité
requiert de plus en plus de recherche et
de renouvellement de produits, de gestion
et de rigueur.
Quel regard portez-vous
sur le Marché de Rungis ?
Je vois le Marché de Rungis comme
une plaque tournante très importante.
Il faut bien reconnaître que nous
profitons du passage des clients grâce
aux secteurs de la fleur coupée et
des plantes en pots. Je ne conçois
pas mon activité sans le pavillon
C1 et tous les opérateurs qui m’entourent.
Nous sommes dans un ensemble qui fonctionne
en synergie, en complémentarité.
On travaille en bonne intelligence et on
s’envoie des clients. Le but final
est de satisfaire le client pour qu’il
revienne à Rungis car ce marché
est la condition sine qua non de l’existence
de mon entreprise et de son développement.
Convivialité, professionnalisme,
diversification, voilà trois raisons
d’acheter à Rungis… ».
| Parcours
Michael Robart (39 ans) est né
à Béthune (62) dans
une famille d’enseignants de
l’Alliance Française.
Il a vécu jusqu’à
l’âge de 18 ans à
l’étranger : Canada,
Nigéria, Arabie Saoudite, Argentine...
C’est dans ce dernier pays qu’il
a obtenu son bac (au lycée
français). De retour en France,
il obtient un BTS de commerce international,
avant d’intégrer la «
fac » et de passer deux maîtrises
de droit et un DEA de sciences politiques.
Il renonce à devenir juriste
pour s’engager dans le monde
du commerce…
|
| Chiffres
clés Personnel
: 7 employés
Gamme produits :
5000 à 12 000 références
Clients : un millier
(80% fleuristes et paysagistes décorateurs)
|
|
|
Eric
Payen Directeur
de la société Sodifrais, Eric
Payen est un spécialiste reconnu de
l’export et des produits de qualité...
« Rungis offre une forte image de qualité
et de terroir... »
Quelle est l’activité
et l’origine de la société
?
Société indépendante,
notre activité concerne le grand export
et plus surtout l’approvisionnement
en produits frais haut de gamme de magasins
d’épicerie fine et supermarchés
du monde entier. Nous sommes prestataire exclusif
du groupe Mercure International of Monaco
dans son activité de distribution alimentaire
en produits frais, sur l’ensemble de
l’Afrique de l’Ouest (Sénégal,
Congo, Cameroun, Gabon, Côte d’Ivoire),
concernant son approvisionnement aérien.
Cela représente trois hypermarchés,
des supermarchés et des grands magasins
(une trentaine). Mercure International of
Monaco est un groupe monégasque qui
se partage entre la distribution alimentaire
et la distribution d’articles de sport.
Nous sous-traitons avec SDV pour la prestation
logistique, y compris les enlèvements
de marchandises pour mieux nous concentrer
sur notre cœur de métier qui est
l’achat et la vente de produits frais,
ainsi que la communication, pour un large
panel de clients qui concerne, outre l’Afrique
de l’Ouest, l’Asie - dont les
magasins haut de gamme de Hong-Kong, Singapour,
Bangkok - le Moyen-Orient, et depuis six ans,
le Proche-Orient, en particulier les Emirats
Arabes Unis.
Nous sommes aussi contractuellement adossés
aux magasins que nous servons dont les anciens
magasins de la SCOA, en Afrique de l’Ouest...
Nous avons repris l’ancienne structure
d’approvisionnement en produits frais
d’une filiale du groupe Accor qui était
basée alors dans la zone Senia. Par
ailleurs, notre activité sur l’hôtellerie-restauration
est très limitée.
Quels sont vos produits ?
Il s’agit de produits frais rigoureusement
sélectionnés. A la fois des
produits courants comme la crèmerie,
les fruits et légumes, la charcuterie...
mais également haut de gamme (foie
gras, caviar, saumon fumé..), sans
oublier un certain nombre de produits d’épicerie
fine. Notre vocation est le produit frais
de qualité (label, terroir, bio,
AOC...) français mais aussi européen
(fromages, charcuterie, épicerie,
mets et desserts...). Nos volumes représentent
un peu plus de 100 tonnes/mois réparties
pour moitié entre l’Afrique
de l’Ouest et le reste du monde. Les
produits sont acheminés à
85% par avion et à 15% par voie maritime.
Il s’agit de produits traditionnels
dont la volaille, la marée, les fruits
et légumes (20%), de fromages (30%),
de produits laitiers divers frais comme
les yaourts, l’ultra-frais, le beurre,
les desserts (20%), de charcuterie et produits
traiteurs (20%) et d’épicerie
fine (10%)...
Quelle est votre clientèle
?
Il s’agit des supermarchés,
magasins et épiceries fines qui ont
eux-mêmes pour clients |
|
des acheteurs possédant
un pouvoir d’achat élevé
(familles expatriées, dirigeants,
d’hommes d’affaires et de commerçants,
haute bourgeoisie locale). Notre politique
commerciale est d’apporter tout le
service dont nos clients ont besoin en sélectionnant
un certain nombre de gammes dans les meilleurs
produits, de rechercher des tendances et
nouveautés qui puissent intéresser
leurs propres clients au travers d’assortiments
de produits festifs, labellisés,
de terroirs, la saisonnalité des
produits, mais aussi d’événements
consacrés aux produits comme les
foires aux vins et des visites de fabricants,
de fournisseurs, comme les grands traiteurs
parisiens, les marchés de produits
frais, voire des parcs à huîtres
et autres lieux de production...
Comment voyez-vous évoluer
votre secteur?
L’avenir du métier de transitaire
est à plus de professionnalisme.
Sans parler de concentration, on peut dire
que l’on se dirige vers davantage
de spécialisation, au travers de
niches. Il y aura peut-être des regroupements,
des segmentations, par type d’activité,
de destination, de produits, de clientèles.
Nous avons choisi la nôtre : être
des généralistes. Cependant,
le grand export nécessite d’être
performant en terme de qualité de
produits, de coûts et de livraison,
d’être informé sur les
pays clients, les produits et surtout les
réglementations auxquelles il faut
s’adapter en permanence car elles
évoluent rapidement et sont diverses
d’un pays à l’autre.
Que pensez-vous du Marché
de Rungis ?
Pour notre métier, Rungis est une
adresse prestigieuse et connue du monde
entier. Au plan logistique, c’est
un avantage considérable, de même
qu’en terme d’approvisionnement
en fruits et légumes, marée,
crèmerie, spécialités
traiteurs et étrangères...
Nos achats dépassent les 30% pour
tous ces produits avec une prédominance
pour les fruits et légumes frais
(salades, fruits, fines herbes..). On peut
regretter que Rungis soit encore trop tourné
vers le marché traditionnel parisien
et français...
Parcours
Nantais d’origine, Eric Payen
(51 ans) est fils d’un géomètre-expert.
Il a vécu une partie de son adolescence
en Algérie où il a passé
un Bac B, et une maîtrise de gestion.
De retour à Aix en Provence,
il a obtenu un DESS (spécialité
audit interne, finances et gestion).
Il a effectué son service militaire
à Hong-Kong au titre de la coopération
qui lui a permis d’être
engagé par la SCOA (Société
commerciale de l’Ouest africain)
spécialisée dans la distribution
et la gestion de supermarchés
à l’étranger. En
1995, il devient directeur de la société
Sodifrais (repreneur des anciens Etablissements
Papet passés à cette époque
sous le contrôle d’une filiale
du groupe Accor). |
Chiffres
clés Personnel
: 9 Clients :
hypermarchés, supermarchés,
grands magasins, épiceries fines
(Afrique de l’Ouest, Asie, Moyen
et Proche-Orient) Chiffre
d’affaires : 9 millions
d’euros (+45% en trois ans) |
|
|
Michel
Lemeunier Dirigeant
de la société Perez-Lemeunier,
enseigne reconnue du secteur des fruits et
légumes, Michel Lemeunier en assure
la réputation et la pérennité
avec un grand professionnalisme.
« Rungis, le fruit de la qualité…
»
Quelle est l’origine
de la société ?
Après avoir appris le métier
avec ses parents qui étaient commerçants
détaillants sur les marchés
parisiens, mon père s’est installé
aux Halles de Paris avec ma mère Yvonne,
elle-même fille de négociants
en fruits et légumes des Halles de
Paris. Puis, il a racheté la société
Pascual, spécialisée en pommes
et poires, fraises, cerises, melon... Par
la suite, il s’est associé à
M. Raymond pour fonder la société
Raymond - Lemeunier qui est venue à
Rungis en 1969. Séparé de son
associé en 1972, mon père a
racheté la maison Chastagnier en 1974.
A cette époque, j’ai rejoint
l’entreprise familiale car mon père
avait besoin de moi... En 1987, il a pris
sa retraite et j’ai continué
seul jusqu’en 1997. A cette date, j’ai
fusionné avec mon voisin, M. Jesus
Llusar, dirigeant de la société
Perez, qui s’apprêtait à
partir en retraite. L’entreprise est
devenue Perez-Lemeunier et le distributeur
exclusif des marques d’agrumes espagnols
« Toi et Moi » et « La Violette
».
Comment a-t-elle évolué
?
Esprit assez indépendant, j’avais
demandé à mon père
de me laisser les mains libres pour monter
les rayons et aller vers une expertise de
produits haut de gamme et développer
une clientèle attachée à
ces produits. Mais, nous étions arrivés
à un niveau de qualité ne
correspondant plus tout à fait à
la demande globale. J’ai revu mes
fournisseurs en leur demandant de travailler
différemment et beaucoup ont accepté
de revoir leurs prix. Nous avons conservé
une clientèle haut de gamme tout
en développant nos volumes.
Quels produits commercialisez-vous
?
Nous écoulons environ 6000 tonnes
de fruits, autant français qu’espagnols,
dont 4000 tonnes d’agrumes, 1000 tonnes
de pommes et poires et 1000 tonnes composées
de cerise, raisin, abricot, fraise et autres...
Il s’agit d’une gamme homogène
toute l’année dont les pommes
de la marque Perlim. Nos produits phares
sont les agrumes (clémentines, oranges),
les cerises, le raisin (chasselas de Moissac
et muscat du Ventoux), les pommes et poires...
Nous servons les Cours des Halles parisiens,
les marchés parisiens et de la grande
périphérie, ceux de la petite
province et des grossistes de province distribuant
les marques « Toi et Moi » et
« La Violette ». Cela représente
70% de commerces traditionnels et 30% de
grossistes (hors Rungis). Avec le passage
à l’euro, nous avons développé
des produits que les consommateurs ne regardaient
pas auparavant. Les fruits sont au juste
prix par rapport à leur qualité...
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Comment voyez-vous
évoluer le marché des fruits
et légumes ?
Globalement, on enregistre une diminution
de la consommation de 30% à 40% sur
les dix dernières années.
Mais, faute de moyens, la filière
ne communique pas encore assez pour contrecarrer
la puissance des groupes agroalimentaires.
Il nous faut retrouver un certain dynamisme
au niveau de la mise en avant de nos produits.
Aujourd’hui, la GMS occupe 70% du
marché contre 30% pour le commerce
de gros. Je reste optimiste, mais il faut
encourager les producteurs à aller
vers une expertise du goût. Nos clients
sont exigeants parce que le consommateur
est exigeant. Il faut éviter la banalisation
des produits qui entraîne des baisses
de marché. A cet égard, le
grossiste fait un véritable métier
par son savoir-faire et sa place est indispensable
dans le circuit de la distribution par son
expertise pour proposer le meilleur produit
au meilleur prix. Les kiwis et autres produits
exotiques ont été connus et
consommés grâce aux grossistes...
Que pensez-vous du Marché
de Rungis ?
Il reste le plus grand marché du
monde en termes de produits frais. Leur
qualité conjuguée aux volumes
attire une clientèle qui n’existe
pas ailleurs. Cependant, on y travaille
de moins en moins en flux tendus et il y
a trop de resserre. Il est indispensable
de retrouver le dynamisme d’antan.
Notre outil de travail nous permet d’avoir
des produits de grande fraîcheur et
des rotations de stock très rapides.
Rungis, le fruit de la qualité...
est une réalité qui doit perdurer.
Parcours
Né à Paris 15e, Michel
Lemeunier (57 ans) est fils et petit-fils
de négociants en fruits et légumes.
Diplômé de l’Ecole
de la Chambre de Commerce et d’Industrie
de Paris (Advencia), il a débuté
dans la vie professionnelle chez IBM
avant de rejoindre l’entreprise
familiale en 1974, en qualité
de gestionnaire du centre de conditionnement
des fruits et légumes. Après
le rachat de la maison Chastagnier en
1974 et le départ en retraite
de son père en 1987, Michel Lemeunier
fusionne avec son voisin, M. Jesus Llusar,
dirigeant de la société
Perez, et en 1997, la société
devient Perez-Lemeunier. Aujourd’hui,
il en partage la direction avec Isabelle
Dalsoglio, la fille de ce dernier.
Administrateur de la CSCGFL depuis de
nombreuses années, Michel Lemeunier
a reçu en 1995 la Nef d’Or
attribuée par la CCIP aux entreprises
performantes. Par ailleurs, il est membre
de la Confrérie des cerises du
Mont-de-Venasque et des melons du Haut-Poitou. |
Chiffres
clés Personnel
: 10 employés Offre
: 6000 tonnes de fruits/an Clients
:
Commerces de détail et marchés
(Paris, région parisienne, petite
province), grossistes de province
Chiffre d’affaires :
11 millions d’euros |
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Philippe
Quenedey et Guy Hemmi
Société performante
dirigée par Philippe Quenedey et Guy
Hemmi, Natoora tisse sa toile sur le e-commerce
alimentaire.
« Dans le développement du e-commerce
alimentaire frais, Rungis devient incontournable…
»
Comment a démarré
la société ?
Créée par Philippe et Jean-Patrice
Quenedey, la société a démarré
vraiment en mars 2001, au Salon International
de l’Agriculture où l’on
a fait nos premières ventes et notre
plateforme était déjà
située à Rungis.
On commercialisait environ 150 produits, en
majorité des fromages et un peu de
fruits et légumes, fournis par quelques
producteurs qui voulaient bien jouer le jeu.
Nos premiers clients étaient des proches
et des amis. Les quatre premières années,
nous étions quatre et l’on faisait
tout : sourcer les commandes, les préparer,
les livrer… Comment s’est-elle
développée ?
En 2005, nous avons mis en place une plateforme
à Londres, dans le New Covent Garden,
afin de livrer les résidents français.
Aujourd’hui, nous sommes 32 dont 14
en Angleterre.
Au début, notre fournisseur de viande
(Sicaba, à Bourbon l’Archambault
- 03) nous expédiait 15 pièces
de viande à race et labellisée
(charolaise), tranchées, emballées
et étiquetées au nom du client,
par jour. Aujourd’hui, il nous fournit
20 000 € de viande/mois, soit moins
de 1% de son chiffre d’affaires.
Pour les fromages (150 références,
second poste en valeur après la viande),
nous sommes partenaire d’Eric Lefebvre,
affineur et MOF 2004. Suivent les fruits
et légumes, les produits de la mer
et l’épicerie.
En volumes, les fruits et légumes
(150 références) sont le premier
poste devant la viande/charcuterie/traiteur,
les produits laitiers, les produits de la
mer et l’épicerie.
Notre gamme compte 2500 références
dont 1900 en frais et 600 en sec. Elle provient
de 150 fournisseurs artisans pour l’essentiel.
Tous nos produits sont tracés. Seul
généraliste alimentaire sur
Internet, notre chiffre d’affaires
progresse de 40% l’an. Nous avons
un site, la boutique gourmande, dédié
aux produits gastronomiques haut de gamme.
Quelles sont vos sources d’approvisionnement
?
Pour 70%, des producteurs artisans de qualité
et originaux et pour 30%, le marché
de Rungis. Nous ne commercialisons aucun
produit de marque. Chaque année,
une partie (30/40) de nos produits sont
« médaille d’Or »
au Concours agricole de Paris. Travaillant
en flux tendu pour des raisons économiques
et de fraîcheur, notre plateforme
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