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 | Ils
achètent à Rungis | |
Tous
les mois, venez découvrir 2 nouveaux
portraits d'acheteurs.
Ce mois ci :
Les précédents portraits
:
- Georges
Belondrade et Jean-Luc Blanlot,
restaurateurs
- Christian
Etchebest, restaurateur
- Philippe
Faure-Brac, restaurateur
et meilleur sommelier du monde 1992
- Marcel
Baudis, restaurateur à
Paris
- Danyele
Hugon, fleuriste à
Paris
- Yves
Camdeborde, restaurateur
- Paris (75)
- Michel
Roth, restaurateur - Paris
(75)
- Sylvain
Feduzi , acheteur du restaurant
Chez Jacky - Paris
- François
Pasteau, restaurateur - Paris
(75)
- Martine
Lambert , glacier - Deauville-Trouville
(14) - Paris (75)
- Serge
Barbey, restaurateur - Paris
(75)
- Régis
et Annette Douysset , restaurateurs
- Meudon (92)
- René
Lependu, détaillant-primeurs
sur les marchés découverts
- Paris (75)
- Dany
Henin , restaurateur - La
Varenne Saint Hilaire (94)
- Sandra
Pasty, crémière
-fromagère (75)
- James
Viaene , chef des cuisines
de l’ambassade de Grande-Bretagne
à Paris
- Rose
Carrarini, pâtissière
et restauratrice – Paris
- Patrick
Guillemin, comédien
et restaurateur - Charenton le Pont (94)
- Eric
Thore, restaurateur - traiteur
- La Ferté-Allais (91)
- Philippe
Monteiro, restaurateur à
Villiers-sur-Marne (94)
- Jean-Yves
Corvez, directeur-fondateur
de l’ECCC (Ecole de Cuisine du Chef
CORVEZ)
- Nicolas
Bessière et Stéphane Reynaud, restaurateurs
- Montreuil (93)
- Philip
Marsh, directeur de la société
French Garden Ltd - Londres (Angleterre)
- Laurent
Couegnas, restaurateur -
Paris (75)
- Bruno
Deligne, restaurateur - Paris
(75)
- Roger
Strubbe, acheteur de la chaîne
ISPC (Belgique - Pays-Bas)
- Bernard
Broux , restaurateur - Paris
(75)
- Stéphane
Jégo, restaurateur –
Paris (75)
- Pierre
Pontlevé,restaurateur - Barbizon
(77)
- Christophe
Bulteau, décorateur
floral et végétal - Cachan
(94)
- Hervé
Giliams, restaurateur –
Croissy-Beaubourg (77)
- Jean-Pierre
Lopez, poissonnier - Paris
(75)
- Antoine
Picot, restaurateur - Paris
(75)
- Gilles
Ajuelos, restaurateur - Paris
(75)
- Gilles
Longuet, acheteur - Paris
(75)
- Khédi
Sainsard et Pierre-Richard Lacour , restauratrice
et chef cuisinier - (Paris 75)
- Jean-Pierre
Cassagne , Chef de cuisine
– Paris (75)
- Guy
Tardif , restaurateur - Paris
(75)
- Catherine
et Philippe Maillot, traiteurs
gastronomiques - Paris (75)
- Philippe
Renard , Chef des cuisines
du Lutetia à Paris (75)
- Jacques
Lacipière, restaurateur -
Paris (75)
- Stéphane
Secco, boulanger- pâtissier
- Paris (75)
- Pierre
Bardèche, restaurateur
- Paris (75)
- Gérard
Allemandou et André Robert,
restaurateurs- Paris (75)
- Céline
Dussaule ,
fleuriste -Paris (75)
- Ciro
Polge ,
restaurateur italien - Paris
(75)
- Michael
Walker ,
chef-cuisinier de l'Ambassade d'Australie
- Paris (75)
- Luc
Deschamps ,
décorateur floral - Paris
(75)
- Damien
Billebault ,
pdg du groupe Boucheries Roger - Paris
(75)
- Bernard
Leprince ,
chef des chefs cuisiniers du
groupe des frères Blanc-Paris (75)
- Frédéric
Borelly ,
restaurateur- Etiolles (91)
- Gilles
Argalon,
fleuriste - Paris 1er (75)
- Jérôme
Gangneux,
restaurateur - Paris 16e
- Alain
Cirelli, restaurateur -
Paris(75)
- Jean
Mathieu, restaurateur - Saint
Mandé (94)
- Thierry
Bellot , directeur des restaurants
du Quai d'Orsay - Paris
- Jean
Porte, patron de la brasserie
"le Rendez-Vous Denfert" - Paris
- Frédéric
Joulin , restaurateur -Paris
(75)
- Geneviève
et François Pericouche,
restaurateurs - Paris (75)
- Philippe
Duriez, restaurateur -Chamarandes
(91)
- Philippe
Bualé , gérant-adjoint
du restaurant de l'Hôtel de Ville
- Paris(75)
- Marc
Lepoittevin,
restaurateur – Rungis (94)
- Jean-Pierre
Cerqueuil, Chef des cuisines
de la BA 117 Balard - Paris (75
- Jean
Terlon, restaurateur - Longjumeau
(91)
- Claude
Perraudin , restaurateur
- Paris (75)
- Jacques
Blanchon, fleuriste - Paris
(75)
- Bruno
Doucet, restaurateur - Paris
(75)
- Alain
Atibat , chef
de cuisine Paris (75)
- Johnny
Bénariac ,
restaurateur - Paris (75)
- Eric
Colpart, restaurateur
- Antony (92)
- Alain
Montigny, chef de cuisine
- Chantilly (60)
- Jean-Michel
Mertens, Fleuriste –
Maisons-Alfort (94)
- Olympe
Versini, restauratrice -
(Paris 9e)
- David
Ferreira, Crémier
- fromager – Paris (75)
- Jean-François
Del Campo , restaurateur
- Paris
- Bruno
Gauvain , poissonnier –
Paris (75)
- Michel
Blanchet , restaurateur –
Maisons Laffitte (78)
- Jean-Pierre
Bion, restaurateur –
Paris (75)
- Paul
Racat, restaurateur - Paris
(75)
- Eric
Roset, restaurateur –
Paris (75)
- Christian
Rey, traiteur - Châtillon
(92)
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Jeune chef à l’avenir «
étoilé », Rémi
Van Peteghem réalise une cuisine
originale où se mêlent subtilement
traditionnel et modernité…
« Le produit de grande qualité
reste l’esprit de la gastronomie…
»
Comment êtes-vous
venu à la cuisine ?
L’école n’étant
pas mon fort, je suis venu à la cuisine
un peu par hasard. En 1994, je suis entré
à l’Ecole Ferrandi, en alternance,
et ce fut une véritable révélation.
Pendant que je préparais mon CAP,
mon BEP et mon Bac « pro »,
j’ai travaillé dans de grandes
maisons qui m’ont inculqué
la passion de la gastronomie et du métier
: le Carré des Feuillants où
je suis resté deux ans, le Méridien
Montparnasse durant deux ans, Il Cortile
avec Nicolas Vernier, le restaurant italien
supervisé par Alain Ducasse. Puis,
Guy Martin m’a fait venir au Grand
Véfour, comme chef de partie, l’année
de la 3e étoile Michelin. J’y
suis resté environ deux ans. J’étais
fier d’appartenir à cette grande
maison où l’on travaillait
des produits toujours haut de gamme. Ensuite,
ce fut L’Arpège avec Alain
Passard, durant six mois. J’y ai appris
le respect du produit, sa mise en valeur,
sa cuisson. J’ai continué chez
Le Doyen avec Christian Le Squer où,
pendant trois ans, j’ai tout appris
des nouvelles techniques de la cuisine (cuisson
sous vide, émulsions, technique du
siphon et des espumas). Puis, ce fut Lasserre
auprès de Jean-Louis Nomicos, où
je me suis familiarisé avec la gestion
et le coût matière… Enfin,
je suis revenu au Grand Véfour, avant
de prendre la direction du Sensing appartenant
à Guy Martin, en août 2006…
Quelle cuisine proposez-vous ?
La cuisine du Sensing est une cuisine élaborée
autour des cinq sens avec une connotation
de modernité… Je privilégie
les produits de grande qualité car
sans eux, il n’y a pas de bonne cuisine.
Par exemple, le veau de Corrèze élevé
sous la mère est une viande d’exception
que je conserve toujours à la carte.
Je propose également un thon rouge
au foie gras : des cubes de thon rouge maigre
farcis au foie gras, arrosés d’un
jus de veau et accompagnés de topinambour
ou de cresson et d’œufs de hareng…
Pendant longtemps, j’ai proposé
un pigeon désossé, rôti
au sucre « muscovado » - un
sucre roux peu raffiné de l’Ile
Maurice à la légère
saveur de réglisse - et nappé
de sirop d’érable…
Je m’applique à mettre le produit
en valeur sans trop le travailler et je
l’accompagne d’une ou deux garnitures.
Je m’inspire de la grande cuisine
française en y apportant les techniques
d’aujourd’hui, pour agrémenter
le plat de façon plus légère,
plus structurée. La technique du
sous vide bien maîtrisée permet
de concentrer les arômes, de générer
des textures parfaites, de donner de la
tendreté, de la jutosité lors
de la cuisson de viandes ou de poissons…
J’emploie également la plancha
pour le snackage de certains produits comme
les saint - jacques…
Ma cuisine est un équilibre entre
traditionnel et modernité…
Elle est épurée mais sans
masquer le produit qui reste essentiel.
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Comment travaillez-vous
?
Nous sommes huit en cuisine dont deux apprentis
et sept en salle. Tanguy Laviale est mon
droit. Je l’ai connu chez Lasserre
et je m’entends très bien avec
lui. Nous avons la même vision de
la cuisine et nous nous comprenons parfaitement.
J’ai également une bonne équipe
qui s’implique beaucoup…
Situé au 19, rue Bréa (Paris
VIe), l’établissement est ouvert
6 jours/7 (fermé dimanche et lundi
midi). Nous réalisons 30 couverts
le midi, en semaine, et près de 60
le soir. Le week-end, nous en faisons 75.
Notre ticket moyen ne dépasse pas
les 80€ avec les vins. La carte se
compose de 4 entrées, 4 poissons,
4 viandes, 4 desserts. Je la change régulièrement,
c’est-à-dire en modifiant 3
ou 4 plats toutes les six semaines car je
suis la saisonnalité des produits.
En été, la carte change beaucoup
plus car il y énormément de
produits. Pour moi, c’et la meilleure
saison. Quand je vais au carreau des producteurs
de Rungis, je suis comme un gosse dans un
magasin de jouets…
Comment la cuisine a-t-elle évolué
?
La cuisine a beaucoup évolué
durant ces dix dernières années
avec l’arrivée de nouvelles
techniques mais le produit de grande qualité
reste l’esprit de la gastronomie.
De même, les clients ont également
changé en devenant plus exigeants
et mieux informés. Pour moi, un chef
doit surprendre le client, lui donner envie,
le faire rêver en lui faisant découvrir
sa cuisine…
Personnellement, je ne cherche pas à
copier tel ou tel grand chef ou à
refaire l’une de ses recettes. Je
veux être original et indépendant.
Il m’est arrivé de supprimer
un plat qui ressemblait trop à celui
de l’un de mes anciens patrons…
Pour moi, l’avenir de la grande cuisine
est assuré car le consommateur recherche
du plaisir à table et ne veut plus
manger n’importe quoi !
Que pensez-vous du Marché
de Rungis ?
Je ne pourrais pas vivre sans aller à
Rungis. La base de ma cuisine se fait là.
J’y achète tous mes fruits
et légumes, le gibier, la volaille…
soit 60% de mes achats globaux. Ce marché
est connu dans le monde entier et doit être
le faire valoir du super produit français
à l’exemple des produits du
carreau des producteurs…
Parcours
Natif de Suresnes (92), Rémi
Van Peteghem (30 ans) est fils d’un
ingénieur SNCF et d’une
professeure d’anglais. Devenu
cuisinier par hasard (le hasard fait
parfois bien les choses…), il
s’est découvert une véritable
passion pour ce métier en entrant
à L’Ecole Ferrandi à
16 ans et dans ses différents
stages professionnels (voir plus haut).
Durant ses rares moments de loisirs,
Rémi Van Peteghem s’adonne
au wakeboard sur la Seine… |
Chiffres
clés
Personnel : 15 employés
(8 en cuisine, 7 en salle)
Couverts : 100 couverts/jour
Cave : 350 références |
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Avec leurs compétences respectives,
Georges Belondrade et Jean-Luc Blanlot participent
à la renommée de Bofinger,
la grande brasserie parisienne….
« Bofinger perpétue l’excellence de
la gastronomie alsacienne… »;
Quelle est l’origine
de la brasserie Bofinger ?
Située au 7, rue de la Bastille Paris
IVe, à proximité de la Place
de la Bastille, Bofinger est la plus ancienne
brasserie de Paris. Elle a été
créée en 1864 par Frédéric
Bofinger, un Alsacien originaire de Molsheim.
Sous l’Ancien Régime, les Alsaciens
étaient nombreux à travailler
dans ce quartier de Paris, pour leurs talents
d’ébénistes et de menuisiers.
Au début, Frédéric
Bofinger y servait de la bière et
quelques plats froids de viande et de cochonnailles.
A cette époque, il fut le premier
à proposer à Paris, la bière
à la pression qui titrait 24°.
La carte s’enrichissant des bons produits
alsaciens, sa notoriété se
développa au rythme de la fréquentation
et cela, autant pour la qualité des
plats que pour la superbe décoration
où trônent des tableaux de
Jean-Jacques Waltz dit Hansi…
Aujourd’hui, propriété
du groupe FLO après le rachat par
Paul Bucher en 1996, Bofinger est une institution
qui perpétue l’excellence de
la gastronomie alsacienne.
Quelle cuisine proposez-vous ?
Notre carte est alsacienne à 70%.
Elle comprend la fameuse choucroute de la
maison Angsthelm, proposée «
traditionnelle », « paysanne
», « spéciale Bofinger
» ou « de la mer ». Il
y a le foie gras maison avec compotée
de poires et macaron au poivre Sechouan,
le coq au riesling, le civet de biche en
cocotte au pinot noir et spätzles,
le jarret de porc (900g/personne) rôti
et laqué à la bière,
des plats à base de munster et pinot
noir, le bäckeoffe, de nombreux desserts
: kougelhopf glacé, streussel aux
pommes, clafoutis au marc de gewurztraminer…
Les plats les plus demandés sont
les choucroutes, le jarret rôti et
le vacherin vanille/cassis côté
desserts. Chez Bofinger, 300 clients consomment
du chou chaque jour. En hiver, nous écoulons
100kg de choucroute/jour, 50kg de charcuterie/jour,
80kg de foie gras/semaine, 90kg de civet/semaine…
La carte suit les attentes des clients.
Tout est goûté en amont et
validé ensuite. On la change peu
car la clientèle vient surtout pour
nos spécialités.
A côté de nos spécialités,
il y a des plats très « brasserie
» : ris de veau, poissons, pieds de
porc, andouillette 5A, plateaux de fruits
de mer, et bien d’autres encore…
Nous créons également un certain
nombre de plats : terrines de gibier, de
queue de bœuf, de sanglier, terrine
au foie gras, langoustine et artichauts
confits, pâté en croûte
au riesling…
La cave compte une bonne soixantaine de
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références
dont un grand tiers de vins d’Alsace
(riesling, gewurztraminer et gewurztraminer
vendanges tardives, pinot noir, pinot gris…).
Quelle est votre clientèle
?
L’établissement compte 270
places assises. En cette période
(janvier-février), nous réalisons
250 couverts le midi et 500 le soir, pour
réaliser 350 couverts le samedi midi
et de plus de 600 le samedi soir. Il nous
arrive de faire des pointes à 950
et 1000 couverts/jour, certains samedis
soir, en hiver. Sur l’année,
nous réalisons en moyenne 670 couverts/jour.
Pour dîner en fin de semaine, il faut
très souvent réserver deux
semaines à l’avance. On refuse
entre 500 et 600 clients le vendredi et
le samedi soir, d’octobre à
avril. Le ticket moyen est de 47€ le
midi et de 57€ le soir. La clientèle
est très variée et vient chez
Bofinger pour sa carte alsacienne, son cadre
et son ambiance. Nous avons un certain nombre
d’habitués et bien souvent
sur trois générations. Il
y a aussi beaucoup de provinciaux et d’étrangers.
Nous avons la clientèle de l’Opéra
Bastille (spectateurs, chanteurs, musiciens…)
et des clients très connus, de tous
horizons et de tous pays (arts et spectacles,
lettres, sport, politique, mode, industrie,
etc.).
| Parcours
Chef des cuisines de Bofinger,
Georges Belondrade (43 ans, né
à Paris) est diplômé
de l’école hôtelière
Médéric de Paris (CAP
de cuisine en alternance). Il a fait
ses débuts dans différents
établissements parisiens dont
le Royal Monceau avant d’intégrer
la brasserie Bofinger (1985 à
1997). Il quitte cette dernière
pour La Coupole (groupe Flo) durant
une année et rejoint Le Galopin
où il exerce pendant sept ans.
En septembre 2004, il revient chez
Bofinger en qualité de chef
des cuisines, à la demande
de Jean-Luc Blanlot.
Directeur de Bofinger, Jean-Luc Blanlot
(53 ans, né à Bayeux)
est entré dans la restauration
à 15 ans (en salle). Encore
adolescent, il part travailler en
Angleterre (Brighton) pour y apprendre
l’anglais. Après une
saison à Val d’Isère
(Sofitel), il travaille au Touquet
(Flavio) puis à Nancy, avant
d’arriver à Paris (Le
Pressoir). En 1981, il entre dans
le groupe Flo (Le Vaudeville, Le Terminus
Nord) en qualité de maître
d’hôtel responsable, puis
rejoint Bofinger en 1996 comme directeur
d’exploitation.
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| Chiffres
clés Personnel
: 104 employés (dont 42 cuisiniers/pâtissiers,
18 maîtres d’hôtel,
22 chefs de rang, 5 barmans, 5 écaillers,
4 vestiaires, 6 verriers, 4 plongeurs…)
Couverts : 670 couverts/jour
à l’année, en
moyenne…
Cave : 60 références
dont 30% d’Alsace |
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Généreux et authentique, Christian
Etchebest fait une cuisine qui lui ressemble.
Une affaire de cœur et de talent...
« La bonne cuisine se reconnait
à la qualité de ses produits...
»
Comment êtes-vous
devenu cuisinier ?
C’est simple et j’ose l’avouer
: je n’étais pas plus intéressé
par la cuisine que par l’école...
Ma passion, c’était le sport.
En fait, ma mère a décidé
que je serais cuisinier. Je suis entré
au lycée hôtelier de Pau à
14 ans et j’en suis sorti avec mon
CAP à 17 ans. Sur le conseil de mon
père, je suis « monté
» à Paris pour tout apprendre.
Mon parcours a débuté chez
Le Père Claude, puis je suis arrivé
au Crillon grâce à «
l’ami » Camdeborde, déjà
dans la maison. Je suis descendu au Miramar
à Biarritz, en 1993, avant de rejoindre
Ibarboure à Bidart, toujours au Pays
Basque, ma région d’origine
! De là, j’ai rejoint le Martinez
à Cannes où je suis resté
deux ans. Puis, je suis revenu à
Saint-Jean-de-Luz, au Grand Hôtel,
comme chef durant deux ans. Mais, je savais
qu’il était temps que je m’installe...
Quand vous êtes-vous installé
?
Après ce long périple, j’ai
pensé qu’il fallait que je
m’installe. Le 10 juillet 1998, j’ai
ouvert Le Troquet (21, rue François
Bonvin Paris 15e) après trois semaines
de gros travaux. L’endroit appartenait
à un oncle, mais ça ne marchait
plus. Si j’en suis là, c’est
beaucoup grâce à Pacy, ma charmante
épouse, qui m’a énormément
aidé. L’établissement
est à l’image et aux couleurs
de mon pays : rouge et blanc. J’ai
voulu de la chaleur, de la convivialité.
Ce qui fait la réputation de l’établissement,
c’est son côté «la
province à Paris», son côté
authentique et le rapport qualité/prix
que je veux le meilleur possible. J’ai
débuté avec mon épouse,
deux employés et 45 couverts/jour...
Aujourd’hui, avec mon équipe
d’une dizaine de personnes - cinq
en salle et autant en cuisine - nous réalisons
plus de 130 couverts/jour dont 50 le midi
(ticket moyen 38€) et 80 le soir (ticket
moyen 46€).
Quelle cuisine proposez-vous ?
Je propose une cuisine de terroir, une cuisine
traditionnelle que je revisite à
ma manière à partir de produits
de terroir de la meilleure qualité
et originaires pour l’essentiel de
ma région, le Pays Basque. La cuisine,
c’est d’abord la simplicité
et la gustativité. Quand on aime
la table, on aime la vie et réciproquement.
Je fais une cuisine où le cœur
s’exprime autant que les produits.
Une cuisine généreuse et conviviale,
sans prétention. Avant de servir
un plat, il faut qu’il me séduise,
que l’envie de le manger me prenne...
Je mets le produit en valeur car je le respecte.
Le produit me passionne et j’y vois
une certaine éthique. Ma cuisine
est une cuisine de bistrot, au sens gourmandise
et plaisir du terme pour le client. Pour
cette raison, je me plie et me fie à
la saisonnalité des produits. |
|
A ma carte figurent l’excellent
agneau de lait des Pyrénées,
la pipérade, la ventrèche
poêlée de porc Ibaïona
de mon ami Louis Ospital, l’axoa de
veau dans la tradition basque, le cabillaud
demi-sel à la biscayenne façon
Troquet, les saint-jacques poêlées,
purée et tombée de truffes,
les fromages des Pyrénées
et les desserts que j’appelle de «
cuisinier » pour leur simplicité
comme le petit ananas rôti et sa mousseline
vanillée et quenelle de chocolat,
la compote « pomme-poire » au
romarin et quenelle de sorbet, la semoule
vanillée et confiture de figues..
Côté cave, nous disposons d’une
cinquantaine de références
dont un bon tiers du Sud-Ouest. C’est
la chasse gardée de mon épouse.
La clientèle qui me fait l’honneur
de venir goûter ma cuisine se compose
le midi de chefs d’entreprise, professions
libérales (avocats, architectes),
sportifs, politiques, gens de la télé
et le soir d’un certain nombre d’habitués
et de touristes étrangers informés
et en quête de cuisine française
authentique. Quel est votre avis sur l’évolution
de la cuisine ?
Ces dix dernières années,
on a vu des choses des plus étonnantes.
Mais, j’ai le sentiment qu’il
n’y a plus de garde-fou et que certains
en arrivent à faire n’importe
quoi. Si j’ai beaucoup de respect
pour Ferran Adria qui réalise une
cuisine d’avant garde et particulièrement
inventive, je me méfie de ses imitateurs.
Je ne critique pas cette cuisine nouvelle
et déstructurée, mais ce n’est
pas mon truc. Pour moi, ce qui compte c’est
le produit et encore le produit ! Je suis
un défenseur inconditionnel du produit
et de l’origine ! La bonne cuisine
se reconnaît à la qualité
de ses produits.
Que pensez-vous du Marché
de Rungis ?
Je suis impressionné par ce marché
et les produits que l’on y trouve.
Une telle vitrine à 10mn de Paris,
c’est le rêve ! On ne peut pas
rester insensible devant autant de diversité
et de richesse. J’y achète
un peu plus de 60% de mes produits.
| Parcours
Christian Etchebest (39 ans) est né
à Pau, d’un père
boucher et agriculteur et d’une
mère infirmière. Passionné
de sport, il devra à sa mère,
fin cordon bleu, de s’orienter
vers le métier de cuisinier.
Sa passion pour la cuisine lui viendra
après son CAP, au cours de
ses rencontres avec les chefs de grands
établissements (voir plus haut)
où il fut employé. Cette
indéfectible passion lui vaut
aujourd’hui, une notoriété
parfaitement justifiée, à
en juger par la qualité de
sa cuisine. Père de deux garçons,
Peïo (Pierre) et Antixon (Antoine),
ce chef énergique et impétueux
s’adonne au sport (marathon)
le peu de fois que la cuisine lui
en laisse le loisir. |
Chiffres
clés Personnel
:
10 (5 en cuisine, 5 en salle) Couverts/jour
:
130 (50 à midi, 80 le soir)
Clientèle :
Chefs d’entreprise, avocats, architectes,
sportifs, politiques, gens de télé,
habitués, touristes Cave
:
50 références (30% du
Sud-Ouest) |
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Restaurateur et meilleur sommelier du monde
1992, Philippe Faure-Brac sublime l’esprit
du vin et l’essence de la gastronomie
en une fusion magique…
« Le vin n’a jamais atteint
un tel niveau de qualité et de diversité…
»
D’où
vient votre passion pour le vin ?
La découverte et la passion du vin
me sont venues à l’école
hôtelière de Sisteron (05)
où j’ai obtenu un BEP et un
CAP de cuisine. J’avais déjà
à l’esprit l’association
des vins et des plats. Ce qui était
accessoire à ma formation est devenu
essentiel. Puis, j’ai obtenu un bac
technique restauration, option service et
sommellerie, à Grenoble, suivi d’un
BTS en gestion restauration à Nice.
En parallèle, je suivais des cours
de sommellerie et j’ai d’obtenu
le CAP de sommelier. J’avais 20 ans
et j’ai fait des stages dans différents
établissements du sud de la France
(Le Negresco à Nice, L’Hôtel
Rostan à Donzère…) et
à Paris (L’Ecluse, La Brasserie
Lorraine…).
Comment devient-on meilleur sommelier
du monde ?
Etre sommelier, c’est une passion
intangible et une pratique quotidienne.
Il faut aussi de la sobriété
et une éthique de vie. En 1984, année
de l’ouverture de mon établissement,
j’ai gagné le concours du meilleur
jeune sommelier de France. En 1988, j’ai
remporté le concours du meilleur
sommelier de France. Alors, je me suis inscrit
au concours du meilleur sommelier du monde
de 1992 que j’ai remporté.
Trois jours d’épreuves et 35
candidats représentant 20 pays. Outre
le vin, nous sommes interrogés sur
les eaux, les cafés, les thés,
les cidres, les apéritifs, les digestifs,
etc. Il y a de nombreuses dégustations
à l’aveugle, des épreuves
pratiques, un grand oral en public, des
argumentations commerciales, des corrections
d’une carte de vins erronée,
une épreuve de décantation…
Depuis trois ans, je suis associé
à des producteurs de vin de la Vallée
du Rhône, le « Domaine Duseigneur
» (Bernard et Frédéric
Duseigneur), situé sur Laudun (Gard),
qui produit des Côtes du Rhône
Villages Laudun d’une remarquable
qualité…
Aujourd’hui, le vin n’a jamais
atteint un tel niveau de qualité
et de diversité. L’offre est
plus importante qu’hier, car il y
a de plus en plus de bons vins étrangers.
Les vins sont beaucoup mieux travaillés…
Quelle cuisine proposez-vous ?
A 24 ans, j’ai racheté un ancien
snack, devenu le Bistrot du Sommelier (97,
Bd Haussmann – Paris 8e) après
rénovation. Contrairement à
son nom, il s’agit d’un restaurant
à vin.
La cuisine m’est venue de ma grand-mère
qui tenait une auberge à Briançon
(05), Les Trois Chamois, où j’ai
découvert les produits « vrais
».
Ici, j’ai cherché à
mettre en valeur la relation vins-mets.
En partant du vin, on imagine un plat. Je
propose une cuisine haut de gamme traditionnelle,
plus classique que moderne. Nous réalisons
90 couverts/jour (à parité
midi et soir) pour un ticket moyen de 50€
le midi et de 70€ le soir. |
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Nos plats phares sont
les ravioles du Dauphiné, l’agneau
(selle aux herbes de Provence, en tapenade,
épaule confite…), le poisson
(rouget, turbot, sole, brochet, sandre…)
préparé par mon chef, Jean-André
Lallican, breton d’origine…
La carte change tous les trois mois et nos
menus « dégustation »
changent chaque jour. De plus, on organise
« le vendredi du vigneron »,
la découverte d’un vigneron
autour d’une table d’hôte.
J’ai sept personnes en cuisine et
huit en salle (dont Gilles Bernard et Mona
Khalife, sommelière). La moitié
des personnels de salle sont des sommeliers.
Notre clientèle (hommes d’affaires,
hommes politiques, gens des médias
et des arts et lettres, clients étrangers…)
vient par amour du vin, pour un moment d’émotion
lors des dégustations. En quelque
sorte, Le Bistrot du Sommelier s’est
« institutionnalisé ».
Nous disposons de 1200 références
de vins (60% rouges et 40% de blancs), en
majorité de France (80%), mais également
du monde entier…
Que pensez-vous du Marché de Rungis
?
Je vais à Rungis de temps en temps.
C’est une source d’inspiration
et on y achète environ 80% de nos
produits (poisson, fruits et légumes,
fleurs, viande, épicerie…).
Faute de temps, on se fait livrer. Avoir
ce marché à proximité,
c’est la chance de trouver les bons
produits frais de France et du monde…Il
faut aller à Rungis comme on va aux
vendanges, avec enthousiasme...
Parcours
Né à Marseille (1960),
fils d’un expert-comptable, Philippe
Faure-Brac possède un palmarès
impressionnant :
-1984, meilleur jeune sommelier de France,
-1988, meilleur sommelier de France,
-1992, meilleur sommelier du monde.
Il cultive aussi de très nombreuses
distinctions :
Chevalier du Mérite agricole
(1995) et du Mérite National
(2005).
Maître sommelier de France (UDSF),
Nef d’Or de l’entreprise
1996 (CCI Paris),
Best Award of Excellence (Wine Spectator),
Gourmand World Cookbook Awards (2004,
2006, 2007).
Auteur d’ouvrages remarquables
sur le vin (La cave Idéale, Le
Livre de la Cave, Les Grands Vins du
Siècle, Saveurs Complices des
Vins et des Mets, Vins et Mets du Monde,
Comment Goûter un Vin…),
il a été distingué
pour plusieurs d’entre eux.
Très engagé dans la profession,
il est aussi :
- président fondateur de la section
sommellerie du concours MOF,
- délégué France
auprès de l’Association
de la Sommellerie Internationale, membre
du bureau international,
- président de l’Association
des Sommeliers de Paris Ile de France
(1995-2003),
- membre du comité national de
l’INAO.
Il collabore (et a collaboré)
à plusieurs titres de la presse
écrite spécialisée
(Revue du Vin de France, Cuisinez Magazine)
et audiovisuelles (Radio BFM, France2,
France3). |
Chiffres
clés
Personnel : 15
Couverts : 90/jour
Cave : 1200 références
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Chef de talent, Marcel Baudis propose une
cuisine personnalisée et créative,
largement inspirée des produits et
terroirs du sud de la France…
« La gastronomie française
n’a jamais été autant
créative… »
Comment êtes-vous
venu à la cuisine ?
Je suis venu à la cuisine à
la fois par passion et par mon arrière
grand-mère, cuisinière dans
des châteaux de la région toulousaine,
ma grand-tante, cuisinière de maison
bourgeoise, mon grand-père, restaurateur
dans la région toulousaine…
Il y a eu aussi les fameux repas de famille
de mon enfance où l’on devisait
sur la table, les produits… mes camarades
qui faisaient l’école hôtelière,
et peut-être aussi les réceptions
militaires où mon père, officier,
nous conviaient… Une passion pour
la cuisine gastronomique, celle des grands
chefs de l’époque qui me fascinaient
comme Bocuse, Guérard… J’étais
attiré par la cuisine d’auteur,
la cuisine d’expression.
A quel moment vous installez-vous
?
Après avoir exercé en Afrique
du Sud, chez Germain Marquis à Johannesburg,
de retour à Paris en 1986, j’ai
décidé de m’installer
et j’ai repris avec mon épouse,
Marie-Noëlle, un petit établissement
que nous avons toujours, Le Bistrot de l’Oulette,
situé rue des Tournelles à
Paris 4e. Sans le savoir, j’en ai
fait un « bistronomique », c’est-à-dire
un bistrot gastronomique, axé sur
les produits du Sud-Ouest. D’un bon
rapport qualité/prix, on réalise
50 couverts/jour. J’ai eu un certain
succès à la suite d’articles
dans le Herald Tribune et le Gault et Millau.
Fin 1991, j’ai ouvert L’Oulette,
-- ici, place Lachambaudie, à Paris
12e - signifiant « la petite marmite
» en langue d’Oc. Les débuts
ont été difficiles en raison
des travaux de rénovation du quartier.
J’ai avec moi une excellente équipe
d’une douzaine de personnes dont Frédéric
Cornaton, sommelier et directeur de salle,
avec un beau parcours de 25 ans de métier
(La Tour d’Argent, Le Crillon, Ledoyen,
Maxim’s, Guy Savoy, le Ritz..) et
Cyrille, mon second.
Quel type de cuisine réalisez-vous
?
Ma cuisine est une cuisine personnalisée
avec une inspiration du grand Sud, à
la fois le Sud-Ouest et le Sud-Est. J’utilise
les produits de ces terroirs, tout en respectant
totalement leur saisonnalité, car
mes racines s’y trouvent. Je les travaille
à ma manière, en les mariant
aux produits d’autres pays du monde
que je connais comme l’Asie, l’Afrique,
le Moyen-Orient… J’aime les
accords et les assemblages surprenants,
subtils et originaux. Par exemple, je fais
un foie gras mariné dans un vin d’épices
légèrement sucré, cuit
à la vapeur et servi froid dans un
jus de cardamome et vin rouge doux, accompagné
d’une gelé et d’un pain
de châtaignes aux figues. Les produits
du Languedoc-Roussillon sont largement présents
comme les olives de Lucques, l’agneau
de Lozère, les rougets-barbets aux
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anchois de Collioure,
les fruits et légumes et les vins
de la région, une trentaine de références
sur les 350 que compte notre cave. Ma cuisine
n’est pas gasconne, genre cassoulet
et confits, mais s’en inspire par
les produits de la région que j’utilise,
en leur donne une « touche »
régionale, mais sans reproduire les
recettes régionales. Mes produits
phares sont le foie gras revisité
à ma manière, l’agneau
(Lozère, Pyrénées,
Quercy…), les supions, la truffe…
Ne souhaitant pas verser dans une cuisine
de grand luxe, je reste sur une cuisine
imaginative et généreuse,
apportant du plaisir à mes clients.
Je suis un franc tireur et je n’ai
pas de chapelle.
Que pensez-vous de la cuisine d’aujourd’hui
?
C’est une cuisine intéressante
et qui bouge beaucoup à travers plusieurs
courants. Cela va de la cuisine de bistrot
aux produits extraordinaires, à la
cuisine plus moderne faite de recherche
et d’innovation. Appartenant à
l’un de ces courants, on peut être
créatif et inventif sans pour autant
utiliser les nouvelles technologies, afin
de paraître original. Je ne pratique
pas la cuisine fusion qui débouche
souvent sur des percussions pas toujours
heureuses. Il y a toujours quelque chose
à prendre dans ces courants. La gastronomie
évolue formidablement et n’a
jamais été autant créative…
Quel est votre avis sur le Marché
de Rungis ?
C’est un marché unique où
je ne vais plus beaucoup faute de temps.
Mais, 70% de mes produits en viennent. Les
30% restants sont du direct : foie gras,
huîtres, agneau, une partie de la
volaille et une partie des champignons sylvestres…
Beaucoup nous envient ce marché,
de mieux en mieux adapté à
la restauration de qualité. Cependant,
il n’y a pas assez de petits producteurs
et le Sud (Languedoc-Roussillon) est peu
représenté.
Parcours
Marcel Baudis (48 ans, BTH, CAP cuisine,
CAP salle de l’école hôtelière
de Bordeaux) démarre au restaurant
Le Rouzic, à Bordeaux (1 étoile),
puis va Chez Serge, à La Rochelle
(1 étoile). Monté à
Paris, il entre à La Ciboulette,
chez Jean-Pierre Coffe, puis collabore
avec Alain Senderens, avant de rejoindre
Alain Dutournier au Trou Gascon. Marié
à Marie-Noëlle (diplômée
de la même école hôtelière,
BTS tourisme), ils partent en Afrique
du Sud. Au leur retour, ils s’installent
à Paris (Le Bistrot de l’Oulette
et L’Oulette) |
| Chiffres
clés
Personnel :
14 personnes (6 en cuisine, 6 en salle,
2 plongeurs)
Nombre de couverts/jour :
70 à L’Oulette (ticket
moyen 90€, carte et trois menus)
50 au Bistrot de l’Oulette
Clientèle (L’Oulette)
:
Hommes d’affaires, grands patrons,
Hommes politiques, hauts fonctionnaires
Cave : 350 références
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