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Dossier
: marchés de gros : nouveaux métiers
et opportunités
Les avis de professionnels |
L’agroalimentaire enregistre
de bons résultats et reste le premier
secteur économique français.
Dynamique et en constante
évolution, il fait souvent appel
aux nouvelles technologies et sollicite
des compétences et des qualifications
de plus en plus spécialisées
et pointues.
L’industrie alimentaire
est le relais majeur et incontournable
entre le monde agricole et le consommateur.
En effet, plus des deux tiers de la production
agricole française sont transformés
par les IAA (Industries agroalimentaires),
le reste étant absorbé par
l’exportation et l’autoconsommation.
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Premier secteur d’activité
Ave c
un chiffre d’affaires évalué
à 138 Mds E (dont 28 Mds E à
l’export) en 2004, ce secteur est
leader de l’économie nationale
devant l’automobile et la mécanique,
au second rang mondial derrière
les Etats-Unis. Regroupant quelque 10
481 entreprises (90% de PME dont 5% de
plus de 250 salariés et 30% de
moins de 20), il emploie 418 500 salariés.
Le commerce de gros alimentaire représente
un peu
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moins de 160 000 employés au plan
national dont 27 000 en Ile-de-France
et près de 12 000 dans le Val-de-Marne.
Premier département français
du secteur agroalimentaire, celui-ci compte
3 500 entreprises pour 42 267 employés.
Il s’organise essentiellement autour
du Marché International de Rungis
(premier marché de produits frais
au monde) et du GIS d’Alfort. De
plus, ce département englobe un
pôle d’activité des
plus performants, le pôle Orly-Rungis
(MIN de Rungis, Centre Belle Epine, ADP,
zones Silic et Sogaris, 2 000 hectares
et 63 000 emplois tous secteurs confondus),
le second de l’Ile de France après
La Défense.
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De nouveaux métiers…
L’industrie alimentaire largement
portée par les marchés de
gros, est un secteur en évolution,
entraînant la création de
nouveaux métiers et nécessitant
de nouvelles compétences. A la
source de ces besoins de recrutement :
innovation et nouveaux produits, automatisation
et production, internationalisation, réglementation,
services, distribution… De nouveaux
métiers sont ainsi nés dans
le secteur du commerce de gros alimentaire,
notamment sur le MIN de Rungis, pôle
de compétences novatrices. Parmi
ceux-ci, les métiers de qualiticien
et agréeur (fruits et légumes)
concernés par les nouvelles réglementations
de sécurité alimentaire
et
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d’hygiène, et qualité
produits… Ceux de chef conseil et
développement, concepteur de nouveaux
produits / sourcing évoquent l’innovation
en progression sur ce secteur. Ceux de
logisticien, télévendeuse,
organisateur de tournées, fileteur
de poisson, commercial, sont liés
au développement des services,
des plateformes de distribution / stockage
et à la proximité de clientèle.
Enfin, celui de responsable import-export
traduit la place toujours plus importante
que prend le commerce international sur
les marchés de gros.
Sources : (ANIA,
CGI, CCI-Paris, CCI 94, Apca, Credoc,
Agence de développement 94)
Francis Duriez
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| Quelques
réactions de professionnels |
Jean-Michel
Thirion
(concepteur de nouveaux produits alimentaires
- Sté Sens Gourmet) |
« Ingénieur agronome,
spécialisé dans la transformation
industrielle des aliments, j’ai géré
les achats de grossistes au Bénélux
(42 000 références) et conçu
de nouveaux produits… Nous apportons
des solutions à la restauration par
la conceptualisation de nouveaux produits,
leurs modalités de fabrication et la
recherche ou « sourcing » de nouveaux
ingrédients.
Distribués sur Rungis, certains sont
primés |
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: sprays de jus de fruits au
vinaigre (Sial d’or 2004), croquettes
au chocolat (prix européen Innovation
2004), huile de noyau d’abricot (mention
au Ethnic Food Show 2005), texturants El Bulli
(prix spécial du jury - Sirest 2006),
mélangeur Oli-Ola d’huile/vinaigre
(meilleur emballage 2005 à New York).
Métier récent, il demande créativité
et anticipation et complète l’offre
des marchés de gros, sur les produits
de niche innovants ». |
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Alban
Rousseau
(chef conseil, recherche et développement
- Sté Le Delas) |
| « Avant Le Delas, j’ai
passé deux ans et demi au Georges V,
avec Philippe Legendre, puis auprès
d’Alain Ducasse. Ici, je conçois
et j’élabore de nouvelles recettes
pour en faire de nouvelles gammes de produits
adaptées à une demande sectorisée
de professionnels - bouchers, traiteurs, restaurateurs,
charcutiers – qui pourront être
présentes en linéaire. Il peut
s’agir de recettes différentes
à partir d’un produit de base
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identique, mais toujours dans
une qualité exceptionnelle, en faisant
revivre les terroirs français. J’élabore
une fiche technique informant le client sur
le prix, les ingrédients et le coût
portion de la recette. J’essaie de rendre
lisible une cuisine pour tout le monde tout
en étant novateur. Il faut être
curieux et s’adapter en permanence.
Je crée six recettes/semaine en fonction
des produits dont je dispose… ».
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Carlos
Miguel
(agréeur en fruits et légumes
- Sté Exofarm) |
| « Après réception
de la marchandise, j’en fais l’agréage
systématique : qualité des produits,
température, volumes reçus,
étiquetage… En cas de non conformité,
nous faisons un agréage approfondi
avec prélèvement d’échantillons,
photos des produits et examen de toutes leurs
caractéristiques pour prévenir
de l’importance des défauts et
informer notre service commercial par un rapport
d’agréage. Nous informons aussi
le |
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producteur des défauts
relevés pour correction ou révision
des prix. On est souvent confronté
à deux problèmes récurrents
: l’étiquetage non conforme aux
normes et la qualité externe des produits
(défauts sur la peau). Si tout est
normal, le lot reçoit un numéro
de conformité. L’agréage
est le premier stade duquel découle
le bon fonctionnement de l’entreprise.
C’est un métier à part
entière qui se développe avec
la multiplication des réglementations…
». |
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Franck
Poteaux
(responsable import-export - Sté SNDE
Drevin Exotics) |
| « Notre bureau est spécialisé
dans l’import-export de fruits et légumes
exotiques hors produits leaders et j’en
suis le gérant. Diplômé
d’une école de commerce international
(ESSEC), j’ai été responsable
export d’un grand groupe agroalimentaire,
avant d’intégrer la société
Drevin que j’ai rachetée depuis.
1er importateur français de manioc
et 3e pour le gingembre, nous servons les
grossistes de Rungis (40%), de |
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province (30%) et exportons
dans l’UE (30%). Nous faisons acheminer
les produits d’Amérique du Sud,
d’Afrique du Sud et d’Asie par
avion ou bateau, pour les distribuer sur le
MIN et en province. Notre métier est
récent et évolutif. Il faut
aller à la source du produit, parler
plusieurs langues dont l’anglais et
l’espagnol, être réactif,
dynamique et anticiper pour trouver de nouveaux
produits… ». |
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Benoit
Derache
(responsable commercial - Sté IP Viandes) |
| « Après mon diplôme
de l’Ecole de la Boucherie et avoir
exercé dans plusieurs entreprises et
abattoirs, je suis entré chez IP Viandes
comme responsable de clientèle. Je
prospecte les bouchers, charcutiers détaillants
et salaisons de la région parisienne
pour leur proposer nos produits : viande porcine
et bovine. De même, pour fidéliser
les nouveaux clients, |
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je leur rends une visite régulière.
Ce métier assez récent dans
notre domaine, nécessite du tempérament,
de bien connaître produits et cours,
cerner au mieux la demande du client, maîtriser
les techniques commerciales et développer
des stratégies en fonction des besoins
de ce dernier, sachant que la concurrence
est rude sur notre marché… ».
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David
Locqueneux
(acheteur et fileteur de poisson - Sté
Les Pêcheries des Lilas) |
| « Cuisinier à
l’origine, je suis devenu ensuite acheteur
puis fileteur de poisson. Pour exercer ce
métier difficile et bien fileter, il
faut avoir une connaissance parfaite des poissons,
surtout de leur constitution, être habile
avec son couteau (qui ne se prête pas
!) et l’entretenir correctement, maîtriser
la prise du poisson |
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et les différentes coupes,
et déterminer précisément
le poids et le nombre de filets à lever
selon l’espèce, supporter le
froid, être robuste pour tenir la cadence
et attentif pour éviter les accidents
qui sont assez rares. Ce métier s’est
développé avec la demande de
la restauration commerciale ou collective
qui n’a plus le temps de faire ce travail…
». |
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Patrick
Verlin
(directeur logistique / livraison - Sté
RHC) |
| « Ma fonction consiste
à analyser les budgets et coûts
de transport et les rationaliser en respectant
un cahier des charges clients, gérer
les investissements, l’optimisation
du travail, les liens avec la clientèle,
les incidents de toute nature voire les anticiper,
le personnel (40 personnes)… Au quotidien,
le challenge est de livrer 80 t. de produits
sensibles (laitiers et salaisons) sur 500
points, entre 7h et 11h. Nous assurons des
prises de commandes jusqu’à 23h30
pour livraison le lendemain dès 4h |
|
. Notre site (2 500 références)
est aussi la plateforme de distribution du
groupe Elior (produits laitiers, salaisons,
viande et bientôt volaille). Notre clientèle
est la RHF (80%), le détail (5%), le
catering aérien (15%). Le crédo
du logisticien est la rentabilité,
le coût logistique (stockage et livraison)
le plus bas. Métier assez nouveau,
passionnant, mais difficile, il demande réactivité
et disponibilité (de 6h à 21h).
|
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Céline
Lascaux
(télévendeuse - Sté Sicaer
Rungis) |
| « Sicaer est une entreprise
de distribution de fruits et légumes
frais et de 4e et 5e gamme, à destination
exclusive de la restauration commerciale et
collective. Je suis en charge, au sein du
département Sicaer Restauration, d’une
partie de notre clientèle (150 comptes)
de la restauration collective parisienne avec
une soixantaine de commandes quotidiennes.
En plus de la prise de commande, je conseille
le client |
|
sur les produits selon ses
besoins ; je suis un peu le porte-parole et
les « yeux » de mes clients par
rapport aux différents services de
notre société. Pour répondre
au client, il faut connaître les produits
(800 références), leur goût,
leur aspect, leur maturité… Notre
but est de personnaliser le service au client
et satisfaire ses impératifs en termes
de qualité et délais, en restant
toujours aimable et souriante au téléphone…
». |
|
Caroline
Pénicaud
(responsable qualité, hygiène
et sécurité – Sté
IP Viandes) |
| « Ingénieur agronome,
spécialisée en agroalimentaire,
j’ai suivi une formation en qualité
système. Au sein d’IP Viandes
et des sociétés Jauno et SIBA,
mon rôle est d’assurer la qualité
alimentaire, gustative, organoleptique des
produits mis sur le marché et la sécurité
des personnes, en conformité avec la
réglementation dont le paquet hygiène
européen et l’HACCP. Le risque
majeur étant d’ordre microbiologique,
je prends toutes |
|
dispositions pour prévenir
les différentes sources de contamination,
après analyse bactériologique
des produits, sans rupture de la chaîne
du froid et en respectant la traçabilité.
De plus, je contrôle le nettoyage des
locaux, des personnes, des matériels
et matériaux à risques en contact
avec la viande. Je suis en rapport avec plusieurs
services : vétérinaires, fraudes…
Ce métier s’est développé
dans les années 90 avec les crises
successives… ». |
|
Gérard
Guigon
(organisateur de tournées – Sté
RHC) |
| « Après avoir
été chauffeur-livreur quarante
ans, je suis devenu organisateur de tournées.
Cela consiste à optimiser la flotte
de véhicules en respectant le créneau
horaire des clients. Nous disposons de 35
véhicules isothermes dont 22 PL et
10 VL sous température contrôlée
et équipés de GPS. Nous livrons
Paris et 60 km autour de la capitale. Les
contraintes et difficultés sont multiples
: circulation, horaires, pollution, zones
de livraisons, |
|
pannes, absences du personnel,
répartition des tournées, véhicules
en surcharge ou à vide, gestion des
coûts de livraison… Nous fonctionnons
7j/7 et 24h/24, et pour cela nous sommes trois
organisateurs de tournées ou chefs
de quai. Il faut être disponible, réactif
et organisé. Ce métier se modernise
continuellement avec les nouvelles technologies
et se développe en raison de la demande
grandissante des livraisons, un vrai service
aux clients… ». |
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Isabelle
Pellion
(responsable du bureau Rungis Emploi / Semmaris)
|
| « Nous avons signé
un partenariat avec l’ANPE, pour permettre
aux entreprises du Marché de Rungis
de bénéficier d’un réel
service pour leur recrutement et à
l’ANPE, de pouvoir accéder aux
entreprises plus facilement, depuis qu’il
n’y a plus d’agence sur le MIN…
Tous les métiers y sont représentés,
du commis-vendeur à la . |
|
caissière facturière,
du manutentionnaire à l’ingénieur
qualité et à un certain nombre
de métiers qui tendent à se
développer : fileteur, logisticien,
télévendeuse, responsable import-export…
Ouvert tous les jours (du lundi au vendredi
- de 8h30 à 12h30 - tél : 01
41 80 81 92) pour déposer un CV, s’informer
sur les métiers du MIN, ce bureau était
une véritable nécessité…
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