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Apprentissage
: un diplôme à la clé, un métier assuré…
Les avis
de professionnels |
L’apprentissage
est un facteur d’insertion important
et efficace dans le monde du travail.
Or, de nombreux métiers (notamment
artisanaux) sont, aujourd’hui, à
la recherche d’effectifs qualifiés.
Une réforme est en cours pour accélérer
le développement de l’apprentissage.
L’apprentissage est devenu un enjeu
national. Le 25 février 2004, le
secrétaire d’Etat aux PME,
au Commerce, à l’Artisanat,
aux Professions libérales et à
la Consommation d’alors, M. Renaud
Dutreil, en a présenté le
plan de modernisation. La réforme
qui devrait être votée à
l’été, vise à
accroître la visibilité de
ce mode de formation. De son côté,
la Région Ile-de-France mène
une ambitieuse politique de soutien à
l’apprentissage, en concertation
avec les écoles.
Le plan de modernisation du gouvernement
a plusieurs axes. En premier lieu, des
actions interministérielles seront
menées afin de revaloriser l’image
de l’apprentissage (voir encadré)
par la promotion et l’information.
Des mesures telles les stages en entreprises
ou le « passeport de découverte
de l’entreprise » sont envisagées.
En second lieu, la réforme prévoit
d’adapter le dispositif de l’apprentissage
au profil des jeunes (parcours personnalisés)
et de créer un véritable
statut d’apprenti (une carte d’apprenti
sur le modèle de la carte d’étudiant).
Le troisième volet du plan vise
à impliquer plus fortement l’entreprise,
dans trois directions : simplifier l’accueil
des apprentis ; une meilleure qualité
de formation ; la promotion de l’apprentissage.
Le gouvernement garantira un pilotage
et une observation efficaces du dispositif,
ainsi que son financement auquel contribue
largement la Région. En Ile-de-France
(20% des apprentis de France, 170 CFA),
le budget consacré à l’apprentissage
est de 185 millions d’euros (contre
138 millions d’euros en 2003, soit
une progression de 34%) dont 43 millions
destinés aux investissements (acquisition
d’équipements, construction
ou rénovation de bâtiments).
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Le rôle de la Région
Les actions menées par la Région
mène sont multiples : intégration
des nouvelles technologies (centres de
ressources multimédia, cours en
ligne, sites Intranet et Internet) ; contrats
de qualité ; aides à la
restauration, au transport et à
l’hébergement des apprentis
; aides au premier équipement (outillage
et vêtements) et à l’achat
de livres scolaires ; aides à la
mobilité internationale et à
l’accès à la culture
; édition d’un guide de l’apprenti
(fonctionnement des CFA, santé,
violence, logement…).
Toutes ces actions, la Région les
met en œuvre en collaboration avec
les écoles, en particulier pour
l’organisation des filières
et la mise en place de nouvelles formations.
Ainsi, la Région Ile-de-France
a été la première
à mettre en place les CLIPA (Classes
d’Initiation Préprofessionnelle
en Alternance, destinées aux élèves
à partir de 14 ans). Elle est par
ailleurs la seule à fournir une
aide aux apprentis en rupture de contrat
(par exemple, en cas de fermeture de leur
lieu de formation). C’est également
le Conseil régional qui verse les
primes de l’apprentissage aux entreprises.
Enfin, la Région a mis en place
le dispositif des « développeurs
de l’apprentissage » : ils
sont 56 et jouent un rôle «
d’ambassadeur de l’apprentissage
».
En parallèle de leur action avec
l’Etat et la Région, les
écoles ont chacune leur propre
mode de gestion et leur propre politique
de développement. Parmi les principales
écoles d’apprentissage des
métiers de « la table »
en Ile-de-France, figurent :
- Ecole Professionnelle de la Boucherie
de Paris et de la Région Parisienne
(EPB) – 37, bd Soult – 75012
Paris
- – 01 43 45 23 72
L’EPB accueille les jeunes –
sous statut scolaire – à
partir de 14 ans en CLIPA ou 15 ans en
CPA. Ensuite, ils ont le choix entre deux
sections de CAP, deux sections de BEP
et une section de commercialisation, pour
terminer éventuellement par un
brevet professionnel. L’EPB est
équipée de 3 ateliers, 10
salles de classe, 1 salle informatique,
1 centre de documentation et d’information,
1 salle de restauration, 1 foyer et regroupe
25 enseignants dont 7 professionnels de
la viande.
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- Ecole des Fleuristes de Paris
– 3, rue Hassard – 75019 Paris
01 53 38 60 60
Créée en 1957, l’Ecole
des Fleuristes de Paris est le premier
centre de formation de fleuristerie professionnelle
de France. Elle prépare au CAP
et au brevet professionnel de fleuriste.
En 2003-2004, elle compte 405 élèves
(dont 347 filles). Elle présente
un taux d’insertion de 93%. Equipement
: un amphithéâtre, 2 ateliers,
1 salle de dessin, 1 salle de vente conseil,
1 centre de ressource multimédia.
- Ecoles Grégoire-Ferrandi
– 28, rue de l’Abbé
Grégoire – 75006 Paris 01
49 54 28 00
Avec 6 BEP, 1 CAP, 4 bacs pro, un BTS
et une mention complémentaire,
les trois écoles Grégoire-Ferrandi
comptent 651 apprentis dans les métiers
de la restauration et de l’alimentation.
L’équipement technique de
25 000 m² comprend des laboratoires
pédagogiques, d’œnologie
et d’analyse sensorielle, et «
sous-vide » ; cuisines pédagogiques
et de production ; salle d’auto-dégustation
; 2 restaurants d’application ;
salles informatiques ; espace ressources
multimédia ; ateliers pédagogiques.
- CFA des métiers de la
gastronomie du CEPROC
19, rue Goubet – 75019 Paris –
01 42 39 19 64
Regroupant 10 laboratoires, 1 restaurant
d’application, 2 salles de chimie,
1 magasin de vente, 1 salle informatique,
1 laboratoire de langue et 1 centre de
documentation, il accueille 1 200 élèves.
Les diplômes vont de CAP/BEP à
Traiteur Organisateur de réception
(niveau III), en passant par la Mention
Complémentaire, le Brevet Professionnel,
le Bac Pro Alimentation et le Brevet de
Technicien des Métiers.
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- Centre Interprofessionnel de
Formation de Commerce Alimentaire (CIFCA)
– 10, rue Juliette Dodu –
75010 Paris – 01 40 18 08 00
Centre de formation pour les commerces
alimentaires de proximité, le CIFCA
accueille 180 apprentis sur 1 300 m².
Il propose une CPA, deux CAP, un BEP et
un Bac Pro. Le CIFCA va prochainement
déménager pour s’installer
rue des Fillettes (Paris XVIIIème)
dans des locaux de 1 800 m² qui pourront
accueillir 300 apprentis dès septembre
2004. 90% des apprentis trouvent un emploi
de suite.
- AFT-IFTIM – 11, place
d’Aquitaine – 94152 Rungis
cedex – 01 49 78 21 21
Le CFA de Rungis est fréquenté
par 170 élèves encadrés
par 10 professeurs permanents et des collaborateurs
extérieurs. Les diplômes
délivrés sont le CAP déménageur
professionnel, le CAP agent d’entreposage
et de messagerie, le BEP logistique et
commercialisation, le bac pro logistique,
le bac technicien supérieur en
méthodes et exploitation logistique
et le Cerelog (uniquement à Rungis).
Après le CAP ou le BEP, l’apprenti
peut aller jusqu’à bac+6
et le diplôme d’ingénieur
logisticien, en partenariat avec les Ponts
et Chaussées. (source APCM, Conseil
Régional Ile de France, ministère
de l’Economie et des Finances)
Francis Duriez et Mayeul Boy
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| Quelques
réactions de professionnels |
Pierre
Simiou
(P-dg de Busnel-Brévier et du groupe
Quartier de la Viande) |
| « L’apprentissage
est incontournable car il faut un vécu,
être confronté aux réalités
du métier. J’ai commencé
à 14 ans dans la boucherie paternelle,
suivi d’un apprentissage débouchant
sur un CAP et un brevet |
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professionnel. J’ai été
chef boucher dans une grande surface et acheteur
dans une maison de boucherie traditionnelle,
pour enfin entrer chez Busnel-Brévier
comme vendeur et en être aujourd’hui
le dirigeant. Un vrai métier, ça
s’apprend ! » |
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Pierre
Jessel
(Président du CFA Poissonnerie de Rungis) |
| « Nos 50 jeunes apprentis-poissonniers
(CAP et BEP) sont formés par des professionnels
très compétents. Existant depuis
1935, notre CFA est un organisme d’Etat
situé à Rungis depuis 1972.
L’enseignement est très complet
et après deux ans dans notre école,
un |
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jeune trouve aussitôt
un emploi. Plusieurs formations sont en préparation
: bac « pro », mentions «
écailler », « action marchande
produits frais » et « alimentation
traiteur-poissonnerie ». La preuve que
nous sommes devenus une référence,
notre CFA recueille la considération
de tous les professionnels…». |
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Rachida
Khriat
(Conseiller prescripteur, chargée du
recrutement des apprentis de l’AFT-IFTIM) |
« Mon rôle est
de promouvoir nos formations - logistique
et transports - auprès des structures
compétentes (missions locales, CIO,
ANPE…).
Nous avons 170 élèves de 16
à 26 ans que nous préparons
à un diplôme d’Etat. Notre
section |
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apprentissage progresse et
il y a davantage de démarches spontanées.
L’entreprise qui a formé un jeune
pendant deux ans n’aura de meilleur
choix que de le garder, au lieu d’embaucher
une personne qui n’a pas la culture
de l’entreprise. » |
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Jean-Marie
Plas Debecker
(Restaurateur à Paris ) |
| « J’ai voulu
démarrer par l’apprentissage
pour être directement en contact avec
le milieu professionnel. J’avais un
maître d’apprentissage et je suivais
des cours en alternance dont trois semaines
en entreprise et une semaine au CFA. |
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Au-delà du savoir-faire,
les professionnels vous transmettent l’amour
du métier et l’envie d’y
progresser. Aujourd’hui, je prends des
apprentis bien qu’il ne soit pas facile
d’en trouver. C’est une bonne
formule pour faire démarrer un jeune
dans une profession où l’on peut
progresser... » |
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Marie-Christine
Suhit
(Développeur de l’apprentissage
à l’Ecole Professionnelle de
la Boucherie de Paris et de la Région
parisienne) |
| « Notre CFA accueille
300 apprentis et pourrait doubler ses effectifs.
Mon rôle est d’en augmenter le
nombre, les évaluer et les motiver.
En entrant dans la boucherie, il est sûr
qu’ils auront tous un emploi et |
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notre ambition est d’en
faire des chefs d’entreprise. Nous enseignons
la boucherie selon la tradition française
qui est unique au monde. » |
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Bruno Guesdon
(Directeur des enseignements des
écoles Ferrandi - Paris) |
| « Géré
par la CCI Paris, notre CFA est surtout orienté
vers les métiers de bouche (650 apprentis).
90% des jeunes ont fait une démarche
personnelle et nous leur inculquons l’amour
et l’esprit du métier. La section
« cuisine et restauration » est
la plus fréquentée suivie |
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des pâtissiers. Nos résultats
sont excellents (90% d’insertion) car
ce sont des métiers très demandés
en France comme à l’étranger.
D’ailleurs, notre établissement
est connu et reconnu à travers le monde
et porté par la réputation de
la cuisine française... ». |
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