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Le bio en pleine expansion

S’il est un secteur qui va rondement bien, c’est bien celui du bio. Plébiscité par les consommateurs, affichant une croissance annuelle à deux chiffres, il affiche une insolente santé. Bon et bio … , initiales BB.

La consommation des produits alimentaires issus de l’agriculture biologique (ou bio) ne cesse de progresser en France. Ainsi, d’après les premières estimations de l’Agence Bio, le marché a atteint en 2016 près de 6,9 milliards d’euros (+20 % par rapport à 2015) pour l’ensemble de l’année. Et parmi les principales raisons invoquées pour consommer bio figure la santé et la volonté de mieux manger.

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Le bio plébiscitée par les Français

Aujourd’hui, le bio plait à la quasi-totalité des Français. D’après les derniers chiffres du Baromètre Agence BIO/CSA près de neuf sur dix  (89%) en ont consommé en 2016 et près de sept sur dix (69%) affirment  même consommer régulièrement bio au moins une fois par mois. On est bien loin des chiffres enregistrés par la première édition du Baromètre de 2003 où un Français sur deux ne consommait jamais bio ! Cette évolution a lieu dans un contexte où les consommateurs accordent de plus en plus d’importance à la préservation de l’environnement dans leurs actes d’achat. Mais d’où vient cette affection ? Ils trouvent dans la culture et la production bio une réponse à leurs attentes avec une agriculture d’avenir, basée sur le respect de l’environnement, du bien-être animal, favorisant l’emploi et le développement territorial.

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Tous les produits plaisent

Sans surprise, les produits bio les plus consommés sont les fruits et légumes appréciés de 78% des consommateurs bio. Ils sont consommés régulièrement depuis plus de cinq ans par plus d’un tiers de leurs acheteurs. Mais les produits laitiers sont en nette hausse, notamment le lait et qui est le produit le plus consommé, suivi des fromages (40%) et des autres produits laitiers. Les œufs sont en progression également (65%) et un tiers des acheteurs les mangent depuis plus de cinq ans. Les produits d’épicerie, notamment les pâtes, le riz et autres céréales suivent cette mouvance, tout comme la viande, avec notamment une consommation en progression de la volaille, du bœuf / veau ou de porc/charcuterie/agneau. Par ailleurs, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les céréales et les légumineuses, les surgelés et le bio sans gluten, qui ont vu leur nombre d’acheteurs doubler entre 2015 et 2016.
Le réflexe bio est bien ancré pour certains produits comme les œufs, les produits à base de soja et le lait. En effet, près de la moitié des consommateurs les achètent exclusivement en bio et n’envisagent pas de revenir en arrière. Une étude de l’EWG (Environmental Working Group – Groupe de travail pour l’environnement) sur les résidus de pesticides a révélé que parmi les catégories de fruits et légumes testées, les douze fruits et légumes suivants étaient les plus lourdement chargés en pesticides, ce qui en fait les produits prioritaires à acheter bio ou à cultiver de façon biologique : les pêches, les pommes, les poivrons, le céleri, les nectarines, les fraises, les cerises, la laitue, le raisin d’importation, les poires, les épinards et les pommes de terre.

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De plus en plus de surfaces cultivées en bio

Pour faire face à la demande, il y a plus de 470 000 hectares en conversion fin 2016 et les surfaces engagées en agriculture biologique sont estimées à 1,54 million d’hectares, en croissance de +16%. Fin 2016, 5,7 % de la SAU française était ainsi conduits selon le cahier de charge de l’agriculture biologique (Source Agreste 2015). Le nombre de producteurs bio, toutes filières et régions confondues ne cesse d’augmenter et ce sont les régions Occitanie, Auvergne Rhône- Alpes et Nouvelle Aquitaine qui affichent le plus de conversion en bio.

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La vigne bio s’impose

En France, les chiffres sont éloquents : les ventes de vin bio ont augmenté de 17,2 % entre 2014 et 2015, atteignant 670 millions d’euros fin 2015. Et le mouvement se poursuit à l’international puisque les exportations de vin bio français représentent les deux tiers des exportations françaises de produits bio en valeur.  La France est d’ailleurs  le troisième plus gros producteur mondial de vin bio derrière l’Espagne et l’Italie.

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Ils voient de la bio partout !

Que ce soit pour manger chez eux ou en extérieur, les consommateurs attendent des professionnels qu’ils leur proposent davantage de bio dans tous les circuits. Pour leur consommation à domicile, les Français sont ainsi 73% à attendre une offre en produits bio élargie en grandes et moyennes surfaces, 48% sur les marchés, 44% chez les artisans et 33% à la ferme. Ils sont également demandeurs de davantage de produits bio en magasins
spécialisés, sur internet et même en drive. Ils souhaitent également consommer bio hors de chez eux, aux restaurants, à la cantine d’entreprise, dans les food truck, dans les hôpitaux et surtout dans les cantines scolaires, plébiscitées par neuf parents sur dix. Ils en souhaiteraient même dans les distributeurs automatiques.

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Et demain ?

Le secteur est promis à un bel avenir. D’après le baromètre Agence BIO / CSA 2017, 96% des consommateurs bio ont l’intention de maintenir ou d’augmenter leur consommation de produits bio dans les six prochains mois.
Ils envisagent notamment de consommer plus de fruits et légumes bio (59%), de viandes bio – comme le bœuf et le veau (46%), la volaille (43%), le porc, l’agneau et la charcuterie (39%) – de poisson, coquillages et crustacés bio (36%) ainsi que d’œufs bio (36%).
Quant à ceux qui ne sont pas encore convaincus (et ils sont de moins en moins nombreux), la bio ne les rebute plus et la porte d’entrée se fait par le rayon fruits et légumes.

La bio ne fait pas le poids !

La bio ne fait pas le poids !

Une étude réalisée par NutriNet-Santé Study sur le lien entre la consommation bio et l’obésité démontre qu’une plus faible augmentation de l’IMC (en % de l’IMC initial) a été observée chez les personnes ayant un score bio élevé (>13) comparés à ceux dont le score était faible. Par ailleurs, un risque significativement plus faible d’être en surpoids (IMC ≥ 25) de -23% ou obèse (IMC ≥ 30) de -31% (chez les individus qui n’étaient pas en surpoids ou obèses à l’inclusion) a été observé après 3,1 années de suivi chez les personnes ayant un score bio élevé (>13) comparé à celles avec un score bio faible (inférieur à 3).
Etude publiée dans The British Journal of Nutrition février 2017

 

La place de la bio française en Europe

La place de la bio française en Europe

12 % des 11,2 millions d’ha cultivés en bio
11% des 268 665 fermes bio
4,9 % du territoire agricole français en bio
20 % des préparateurs bio de l’UE
20 % des achats de produits bio de l’UE.

Le :
1er pays pour les poulets de chair.
2e pays pour les vaches allaitantes, les porcs, le lait de vache, les œufs, les plantes aromatiques et médicinales, et les oléagineux.
3e pays pour les céréales, le vin, le miel et le lait de chèvre.
4e pays pour les légumes.
Source : agence Bio