Agoralim, le petit frère de Rungis en gestation

Projet

Dans le cadre d’un plan global en faveur du Val-d’Oise, le Premier ministre Jean Castex a annoncé le vendredi 7 mai une extension du Marché de Rungis, baptisée Agoralim, sur ce territoire.
Ce projet vise à redynamiser l’économie du Val-d’Oise qui compte 123 000 habitants vivant sous le seuil de pauvreté. Agoralim, c’est un projet multisites porté par la Semmaris dans le nord de l’Île-de-France, qui couvrira toute la chaîne de valeur alimentaire, de la production agricole à la distribution, en passant par la transformation. Le projet comprend un site dédié à la production agro-écologique et une ou plusieurs plateformes de distribution situées à proximité. L’espace de production agricole sera situé dans le triangle de Gonesse et la ou les plateforme(s) de distribution seront situées à proximité. Leur emplacement exact n’a pas encore été déterminé. Les discussions sont en cours avec les collectivités pour trouver le meilleur territoire d’accueil. Ce projet d’un montant estimé entre 600 et 800 M€. Il devrait conduire à la création de 3 000 à 5 000 emplois. La Semmaris reconnaît que le Marché de Rungis, qui a fêté ses 50 ans en 2019, se trouve aujourd’hui à l’étroit dans son périmètre de 234 ha alors que la population francilienne a plus que doublé durant ce demi-siècle.
Il faut en effet rappeler que Rungis assure aujourd’hui l’approvisionnement en
denrées alimentaires de 18 millions de consommateurs.
Ce projet complémentaire au Marché de Rungis pourrait aussi contribuer à limiter en partie les flux routiers générés par Rungis entre le sud et le nord de l’Île-de-France.