Véhicules connectés : un avenir tout tracéVéhicules connectés : un avenir tout tracé

Véhicules connectés : un avenir tout tracé

Télématique embarquée, géolocalisation, véhicules connectés… Les outils de suivi des flottes deviennent des incontournables pour les sociétés de transports, petites
ou grandes. Car ils sont avant tout de vrais outils de gestion.

Véhicules connectés : un avenir tout tracé 3Il n’y a pas si longtemps, les véhicules en tout genre ne communiquaient avec rien ni personne. Libres comme l’air et sans compte à rendre. Puis la géolocalisation s’est invitée dans la danse. Les balbutiements de cette technologie passent par de petits boîtiers installés dans le véhicule. Ils communiquent avec un ordinateur au siège de l’entreprise et transmettent toutes les données souhaitées. La géolocalisation permet de savoir où se trouve un véhicule d’une flotte, de suivre son parcours, de connaître le temps d’utilisation, les périodes d’arrêt ou sa consommation. Elle génère des économies de temps et d’argent, elle optimise les déplacements et offre en plus une protection contre le vol. Aujourd’hui, le principe est toujours le même, mais l’on parle plus volontiers de véhicules connectés. En constante évolution, les solutions s’étoffent et les offres sont multiples. Tous les constructeurs proposent désormais des véhicules ainsi connectés, qu’il s’agisse de véhicules thermiques ou électriques.

Les utilitaires comme les poids lourds peuvent en permanence être suivis à la trace. On parle même de véhicules communicants. Les intérêts de ces systèmes sont les mêmes qu’aux premiers temps. Ils permettent la réduction des coûts tout d’abord via les gains de consommation et la gestion de l’entretien. Ils facilitent le suivi de la flotte avec une bonne visibilité à partir de données fiables, précises et diversifiées. Ils encouragent enfin à une conduite écoresponsable, ce qui induit là aussi une réduction de la consommation, des émissions de CO2 tout en renforçant la sécurité par l’amélioration des comportements au volant. Il s’avère donc que la géolocalisation est bel et bien un outil de gestion et si les véhicules sont connectés, c’est bien pour optimiser l’usage et réduire les coûts que représente une flotte. Selon certains spécialistes, la télématique embarquée permet ainsi d’économiser quelques centaines d’euros par mois et par véhicule. La connectivité embarquée dépasse aujourd’hui largement la notion d’info-
divertissement. Cela devient un outil de travail, à travers diverses applications dédiées. Chez Iveco, elle s’appelle Daily Business Up. Cette application peut servir d’assistant de conduite pour le conducteur, grâce au système d’analyse du mode de conduite qui apporte tous les conseils nécessaires pour se déplacer plus sereinement. L’application peut également optimiser l’efficacité́ de la flotte avec Fleetwork et effectuer un suivi des entretiens planifiés. Plus fort encore, cette application communique avec le moteur et le véhicule directement avec le smartphone ou la tablette du conducteur. La connexion Bluetooth avec le véhicule est automatiquement établie. L’application peut ainsi fournir une aide par un lien direct vers le service d’assistance routière de la marque disponible 24 h/24
et 7 j/7.

Dans le même esprit, Iveco vient même de lancer une nouvelle marque, Iveco On. À la clé, une multitude de services comme le suivi de flotte, l’assistance routière ou la surveillance du véhicule en temps réel.

Véhicules connectés : un avenir tout tracé 1Chez Volkswagen, les utilitaires peuvent être proposés avec le système We Connect Plus. Il inclut les notifications de zones de circulation restreinte ou pas, l’alarme antivol en ligne, la commande de ventilation à distance, le streaming média, un hotspot Wi-Fi, les stations de carburant ou de charge, et propose en ligne l’information trafic, le calcul d’itinéraire, l’importation de la destination, les mises à jour des cartes, les places de stationnement et la commande vocale.

Disponible sur tous les véhicules de la marque, Renault Easy Connect for Fleet est un « écosystème de services connectés pour les professionnels, afin de faciliter la gestion d’une flotte de véhicules ». Le système propose une mise à disposition sécurisée des données des véhicules Renault d’une flotte, grâce au boîtier Renault Communication Adapter qui se connecte à l’électronique du véhicule. Ainsi, le gestionnaire de flotte n’a plus besoin d’aller rechercher les informations auprès du conducteur ou directement dans le véhicule puisque le boîtier télématique de Renault permet la remontée des informations utiles, à distance et en temps réel. Ces informations sont le kilométrage, l’autonomie, la position géographique, la consommation, la pression des pneus, les alertes techniques ou encore le nombre de kilomètres avant la prochaine révision.

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Le mode électrique s’active tout seul…

Les véhicules électriques sont tout autant connectés. Et c’est fou ce que cela permet de faire. Ainsi, chez Peugeot, sur les nouveaux e-Expert comme sur le ë-Jumpy chez Citroën, la télématique embarquée permet de programmer la charge du véhicule. L’utilisateur pourra programmer une charge différée depuis l’écran de la navigation connectée ou depuis l’application sur smartphone MyPeugeot. Ce système permet également de lancer ou de différer la charge à tout moment et de consulter l’état de charge.

Ford va encore plus loin. Grâce au « géofencing », qui est l’utilisation de ces données de localisation en temps réel, le mode de conduite électrique du Transit PHEV peut être activé automatiquement dès que celui-ci pénètre dans une zone à faibles émissions, sans intervention du conducteur. Autre nouveauté signée Ford, le mode Surveillance qui un système de sécurité pour véhicules connectés. Il surveille les utilitaires en temps réel et alerte les gestionnaires de petites flottes, les exploitants et les conducteurs par le biais de leur smartphone en cas d’infraction. Ce mode est intégré à l’application FordPass Pro qui peut gérer jusqu’à cinq véhicules. Dès qu’il est activé, en dehors des heures de travail ou pendant les week-ends, ce système fait appel à divers capteurs pour détecter l’ouverture d’une porte ou du capot et envoie une notification au smartphone du propriétaire.

Ces quelques exemples démontrent que si le véhicule autonome n’est pas pour demain, le véhicule connecté est une réalité déjà opérationnelle. En quelques années, les constructeurs sont passés des solutions télématiques de base à des systèmes embarqués intelligents multiplexés au réseau électronique des véhicules et reliés à des sondes, capteurs et radars. Le véhicule connecté devient un incontournable. Son avenir est tout tracé…

P.