À LA SAINT-VALENTIN, LA ROSE S’IMPOSE

Malgré une offre variée et un choix de plus en plus pléthorique, la rose reste incontestablement la fleur des amoureux.
Une rose rouge qui voit pour l’occasion ses volumes de vente et ses prix s’envoler.

N°1

des fleurs pour la Saint-Valentin : la Rose !

+40%

de fleurs coupées sur le Marché de Rungis les jours qui précèdent la Saint-Valentin

8 millions

de tiges de fleurs coupées ont été vendus pour la Saint-Valentin

 

La nouvelle tendance pour la Saint-Valentin, c’est qu’il n’y en a pas ! » Les professionnels du secteur, grossistes comme détaillants, sont unanimes. La rose rouge reste et demeure « la » fleur de la fête des amoureux. Ses ventes sur le Marché de Rungis sont multipliées par cinq dans la semaine qui précède le 14 février. Selon la conjoncture publiée par FranceAgrimer en septembre dernier, les roses représentent 74 % des achats des ménages à la Saint-Valentin. Les quelques consommateurs qui souhaitent se démarquer optent pour d’autres variétés d’hiver, comme les tulipes, les anémones et les renoncules, « mais toujours rouges, bien évidemment, la couleur de l’amour », précise en souriant un commerçant du marché aux fleurs de Rungis. Ghislaine Caze, meilleur ouvrier de France, fleuriste installée à Montgeron, dans l’Essonne, déplore le manque d’audace des hommes le jour de la Saint-Valentin. « Ils choisissent les roses à 70 %. Rouges bien sûr, parfois blanches. Pourtant, nous soignons particulièrement notre vitrine avec des compositions élaborées à partir de magnifiques variétés, comme les renoncules, mais ils entrent et demandent des roses. » La fleuriste, qui ne souhaite décevoir personne, commande donc ses roses à Rungis un mois à l’avance. « Il y a une telle demande que les grossistes ne pourront vendre que ce qu’ils ont. Alors il est préférable d’assurer ! »

Prévoir le 14 février

Pour l’occasion, le prix des roses s’envole sur le marché. « Il y a davantage de demande que d’offre, donc les prix flambent pour la Saint-Valentin, explique Ghislaine Caze, on ne répercute pas notre coefficient habituel sur les roses, le prix deviendrait indécent pour nos clients. » Les commerçants sont donc obligés de rogner leur marge, surtout s’ils souhaitent avoir, comme Ghislaine, de beaux produits, de qualité, en provenance de la région Paca. « Je propose, par exemple, des Red Naomi qui se développent naturellement et ne sont pas forcées. Résultat, la fleur dont la tige est gorgée de sève va prendre son temps et s’ouvrir complètement. » Ce jour-là chez Ghislaine, les amoureux trouveront trois gammes différentes de roses, de quoi satisfaire toutes les bourses. « J’ai toutes sortes de clients, des actifs, des retraités, des jeunes… le panier moyen s’élève à 30-35 euros, de quoi repartir avec un bouquet de sept roses. » Même s’il reste dommage que la rose soit indétrônable, la MOF se réjouit de cette journée, « pleine d’amour, d’énergie positive et d’envie de faire plaisir ». Enfin, le fait que le 14 février tombe cette année un mercredi annonce une journée très favorable pour le business de tout le monde, grossistes et commerçants. « Les gens ne seront pas en week-end. Ils seront au travail et passeront chez le fleuriste avant de rentrer chez eux, explique un grossiste de Rungis. En plus, ce soir-là, il y a du foot, donc moins de sorties au restaurant. Le budget sera d’autant plus important pour les fleurs. »

Pour ceux qui préfèrent innover, voici quelques idées !

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