Bouchers et poissonniers d’une seule voix sur le social

L’événement est à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du commerce alimentaire de proximité. En fin d’année dernière, les représentants des branches de la boucherie, boucherie-charcuterie et boucherie hippophagique, triperie, commerce de volailles et gibiers d’une part et de la poissonnerie (commerces de détail, de demi-gros et de gros de poissons, coquillages et crustacés) d’autre part ont annoncé la création d’une structure commune de ces branches professionnelles en matière de dialogue social.
La nouvelle organisation baptisée REMALIM (CFBCT-OPEF) représentera désormais les employeurs de ces branches dans les relations avec les partenaires sociaux. Elle portera la représentativité patronale de la boucherie et de la poissonnerie d’une seule et même voix, « mais ne se substituera aucunement à nos confédérations respectives qui demeurent indépendantes et deux entités bien distinctes », précise-t-on à la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT).
« Nos deux professions travaillent des produits frais issus de la filière animale », a commenté son président Jean-François Guihard dans La Boucherie Française. « Outre le fait que nous travaillons dans le froid et avec des couteaux, nous partageons de nombreux enjeux communs : la formation des jeunes, la transmission de nos entreprises, sans parler de notre combat contre les extrémistes alimentaires ! Il nous a semblé tout à fait naturel de nous rapprocher lorsque le Gouvernement a annoncé vouloir réduire le nombre de conventions collectives, incitant les branches à se regrouper. »