Le Label rouge pour le bien-être animal et celui de l’éleveur

Aviculture

À l’heure de l’agribashing, et singulièrement du dénigrement de l’élevage, visiter une ferme de volailles Label rouge, rencontrer les éleveurs, constater l’attention permanente portée aux animaux permet de remettre le poulailler au centre du village.

Que ce soit pour la production d’œufs ou de viande (qu’elle soit de poulets, de dindes, de pintades, d’oies, de chapons…), l’élevage fermier de volailles Label rouge (plus de 5 000 dans toutes les régions) défend, depuis plus de 60 ans, le plein air et le bien-être animal. Longtemps avant que ce sujet ne devienne une préoccupation pour les consommateurs. Par son cahier des charges exigeant, le Label rouge garantit une production d’une qualité supérieure et irréprochable. L’agriculteur doit tout d’abord mettre en place un parcours herbeux et ombragé permettant aux volailles d’être dehors une grande partie de la journée, tout au long de l’année. Pour un bâtiment de 6 000 poules pondeuses par exemple (le maximum autorisé), il faut une parcelle clôturée de 3 ha au minimum (5 m2 par poule pondeuse). Les poules sortent chaque matin à 11 heures et rentrent au coucher du soleil. Le parcours extérieur doit être aménagé avec un grand nombre d’arbres, d’arbustes, de bosquets, de haies. Tous ces éléments végétalisés servent d’abri aux volailles et leur permettent de se protéger des intempéries, du soleil et des oiseaux prédateurs. Aucun traitement de protection des cultures ne doit avoir lieu sur le parcours pendant la période de sortie des volailles.

Le Label rouge pour le bien-être animal et celui de l’éleveur

Et ce dernier, durant le vide sanitaire du bâtiment, bénéficie d’une période de repos de sept semaines au minimum afin de laisser repousser la végétation. Le bâtiment lui-même de taille modeste (de 700 m2 environ, toujours pour 6 000 poules) doit proposer un nombre suffisant de perchoirs, et disposer d’ouvertures pour laisser passer la lumière naturelle. Le cahier des charges accorde par ailleurs une attention particulière aux choix de races rustiques, adaptées au plein air et résistantes aux maladies (ce qui permet de limiter le recours aux médicaments et notamment aux antibiotiques). Dans ces élevages « le recours à la phytothérapie, aux huiles essentielles, à l’homéopathie ou tout autre produit alternatif est privilégié », précise le Synalaf*. L’alimentation est évidemment un point central du cahier des charges. Les éleveurs font le choix d’une alimentation saine et naturelle avec une majorité de céréales locales (75 % pour les poulets de chair par exemple). Cela apporte la promesse d’une viande goûteuse et ferme, ou d’œufs savoureux. Cette qualité de la viande et des œufs est renforcée par la durée de l’élevage. En poulet de chair, il est de 81 jours au minimum, soit une durée 2 fois supérieure à celle d’un poulet standard. Cela permet le développement harmonieux de l’ossature et des muscles garantissant une chair ferme et plus goûteuse. La qualité gustative des volailles et des œufs est testée, tous les ans, par des panels de consommateurs et par des experts. Ce cahier des charges strict, exigeant, précis, contrôlé régulièrement, certifie le savoir-faire traditionnel de ces agriculteurs qui défendent une agriculture de proximité dans les différents bassins de production (Bretagne, Pays de la Loire, Massif central et Sud-Ouest principalement). Chaque Label rouge est animé par un Organisme de défense et de gestion (ODG) qui réunit l’ensemble des opérateurs de la filière : sélectionneurs et accouveurs, éleveurs, abattoirs et transformateurs et centre d’emballage pour les œufs. Pour ces derniers, une bonne nouvelle est intervenue. Désormais, les ovoproduits, utilisés en restauration collective, en pâtisserie, ou par l’industrie agroalimentaire, pourront bénéficier du Label rouge. Le temps de modifier les cahiers des charges concernés, et les premiers ovoproduits concernés seront disponibles, certainement au cours du premier semestre 2022.
Pour soutenir la consommation, le Synalaf vient de lancer une nouvelle campagne de communication sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram). En cliquant sur @label.et.la.volaille, le visiteur peut découvrir le quotidien des éleveurs et des volailles.

*Syndicat national des labels avicoles de France.

En chiffres

Les 5 000 producteurs de volailles Label rouge garantissent une qualité supérieure et irréprochable.
500 millions d’œufs labellisés ont été commercialisés en 2020.
2,4 millions de poules pondeuses Label rouge ont été mises en place en 2020.
+110 millions de volailles labellisées.