Résultats de l’étude BDCOM

Le commerce parisien à la peine, l’alimentaire résiste

Le recensement des locaux situés en rez-de-chaussée à Paris, réalisé en octobre 2020 par l’Apur, révèle « une diminution globale du nombre de commerces et une légère augmentation de la vacance » en lien avec la conjoncture, a-t-on appris lors de la publication de l’enquête BDCOM effectuée tous les trois ans en partenariat avec la Ville de Paris et la CCI de Paris. Sur les 83 400 locaux recensés, le nombre de commerces et services est en effet en baisse (- 1 164 entre 2017 et 2020) tandis que le nombre de locaux vacants augmente de 1,2 point passant de 9,3 % à 10,5 % de l’ensemble des locaux (+ 911 locaux). Les résultats de l’enquête réalisée en 2020 montrent la poursuite des évolutions constatées lors de la dernière enquête de 2017 avec la hausse du nombre de bars et restaurants, de l’alimentaire et du secteur de la santé-beauté, tandis que le nombre de commerces d’habillement, d’agences bancaires et de voyage a diminué.

Le secteur alimentaire (environ 7 700 magasins) a en effet poursuivi sa croissance entre 2017 et 2020 (+ 1,5 %, + 115 établissements) avec deux grandes évolutions : la stabilité du nombre de commerces spécialisés (5 470 boulangeries, boucheries, primeurs…) et la progression du nombre de commerces généralistes (supérettes, supermarchés, Monoprix, mais aussi épiceries de quartier). Parmi ceux-ci, les supérettes « classiques » représentent plus de la moitié des créations, dont la plupart vendent uniquement des produits « bio » (+ 12 Naturalia, + 11 Biocoop et + 6 Bio C’Bon).

Le nombre de cafés et restaurants (environ 15 200 établissements), a continué de croître (+ 4,5 %, + 660 établissements). Cette hausse est le fait des restaurants asiatiques (+ 180 établissements) et des restaurants européens (+ 90), mais surtout de la restauration rapide assise (+ 280 environ). Cette catégorie inclut à la fois les « fast food » type McDonald’s, mais aussi des enseignes plus récentes et bio comme Exki. Dans le même temps, la lente baisse des brasseries (- 30 établissements) et des cafés-tabacs (-15 environ) se poursuit. Une tendance que la crise risque hélas d’accélérer.