Barbara Pompili : Rungis est « un pôle d’excellence pour la lutte contre le gaspillage alimentaire ».

C’est à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire et de la Journée mondiale de l’alimentation, que Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, est venue, le 16 octobre, visiter le Marché de Rungis. Après un accueil au pied de la Tour, la ministre a visité les secteurs des produits laitiers et des fruits et légumes, puis le pavillon bio. Avant d’aller à la rencontre de l’entreprise Pandobac, qui propose un service remplaçant les emballages jetables par des bacs de transport réutilisables, la ministre s’est rendue,  avec Stéphane Layani, président du Marché de Rungis, et des représentants des entreprises, à l’inauguration du nouveau local du Potager de Marianne, le chantier d’insertion de l’Association nationale des épiceries solidaires-Groupe SOS (Andes). Cette dernière a d’ailleurs récupéré 545 tonnes d’invendus cette année. La Semmaris a très largement contribué à rénover ce local qui s’étale désormais sur 1 500 m2, à proximité du secteur des fruits et légumes. Grâce au travail en commun des grossistes,  des entreprises comme la SIIM, de la Semmaris et de l’association Andes, le Marché valorise chaque année près de 7 000 tonnes de biodéchets. « Je suis très fier de vous montrer que le Marché est engagé dans la transition écologique et solidaire et la lutte contre le gaspillage alimentaire », a déclaré Stéphane Layani à l’intention de la ministre. « Ce qui se fait ici est la quintessence de ce que l’on essaie de porter dans notre ministère, a répondu Barbara Pompili. Je veux saluer cet engagement exemplaire. Le Marché de Rungis est un pôle d’excellence pour la lutte contre le gaspillage alimentaire. » Avant de conclure, « Rungis est en ordre de bataille. Le Marché sait prendre ses responsabilités à la hauteur de ce qu’il représente. Le ventre de Paris se modernise. Il fait sa mue écologique. C’est le sens de l’histoire. » La cérémonie s’est achevée par la signature d’un accord d’engagement entre le Syndicat des fruits et légumes de Rungis (S’FL, représenté par son président Jérôme Desmettre) et l’Andes sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Enfin, l’Andes a renouvelé son partenariat sur l’insertion avec la SIIM. En sept ans, la SIIM a accueilli plus de 20 stagiaires passés par le chantier d’insertion ; six stages se sont conclus par un CDI. « Cet axe de recrutement est devenu naturel chez nous », a expliqué Vincent Omer-Decugis, président de la SIIM.

Barbara Pompili : Rungis est « un pôle d’excellence pour la lutte contre le gaspillage alimentaire ».

 

Retour du « train des primeurs » pour l’été 2021, un « objectif atteignable » selon Barbara Pompili

À l’occasion des prises de parole, Stéphane Layani a rappelé que les opérateurs du Marché aimeraient bien « avoir un train avant l’été 2021 ». « C’est un objectif qui me paraît atteignable à ce stade, mais je n’irai pas beaucoup plus loin pour l’instant, a répondu Barbara Pompili. L’État s’est engagé pour que cette ligne puisse revivre. Ce ne sont pas des paroles en l’air. » «Un groupe de travail  se réunit régulièrement avec les parties prenantes pour relancer la liaison à court terme, et pour pérenniser la ligne à moyen terme. On réfléchit à lancer un appel à manifestation d’intérêt pour voir comment  opérer la ligne Perpignan-Rungis de façon efficace, utile et rentable.», a rappelé Stéphane Layani. À la fin juillet, le Premier ministre Jean Castex avait annoncé que le Gouvernement avait la « ferme intention de rouvrir et développer les autoroutes ferroviaires », et notamment le train des primeurs entre Perpignan et Rungis.