Fleurs : dites le avec des labels 1Fleurs : dites le avec des labels 1

Fleurs : dites le avec des labels

Le nombre de fleurs et plantes bénéficiant d’un Label rouge est en croissance régulière. Mais elles restent encore largement méconnues du grand public.

Le Label rouge prend peu à peu racine dans le monde des fleurs et plantes. L’année dernière, il s’est vendu plus de 465 000 unités de plantes et bulbes labellisées sur la saison printemps-été pour un chiffre d’affaires total estimé de 1,7 MÄ, indique Excellence Végétale, l’organisme de défense et de gestion (ODG) des différents labels de la filière reconnus à ce jour, qui est également en charge de la gestion des démarches IGP, « Fleurs de France » et « Plante bleue ».

Ces dernières années, le nombre de dossiers homologués, qui se limitait jusque-là au gazon, reconnu en 1987, s’est particulièrement étoffé. Après les dahlias en 2011, les cahiers des charges des rosiers de jardin en 2016, puis des géraniums en 2017, ont été homologués. Au total, on compte désormais cinq variétés classées Label rouge dans l’univers végétal, si l’on y inclut le sapin de Noël, homologué en 2016, soit au total, plus de 200 variétés. Compte tenu du nombre important de projets dans les tuyaux, la liste devrait rapidement s’allonger (lire encadré).

« Les produits horticoles disposant du Label rouge bénéficient de la grande implication des professionnels, explique Sylvie Robert, déléguée générale d’Excellence Végétale. Les dossiers LR du secteur ont la particularité d’intégrer la filière au sens large, semenciers, producteurs, distributeurs, fédérations professionnelles, associations de jardiniers, etc. » Une centaine d’horticulteurs et pépiniéristes est ainsi engagée à ce jour dans les différents dossiers (hors gazons). Ceux-ci bénéficient également de l’implication des plus grandes enseignes de distribution spécialisées. « Mais la vente n’est pas réservée à ces enseignes, on peut retrouver les produits Label rouge dans tous les circuits », précise Sylvie Robert.

Fleurs : dites le avec des labels 1

Croissance en géranium 

Si les volumes commercialisés restent modestes, les ventes sont en croissance. Le nombre de producteurs de géraniums a ainsi progressé d’un tiers entre 2018 et 2019 (de 14 à 21). Les ventes de dahlias sont stables, tout comme celles de rosiers. Mais ces dernières pourraient bénéficier dès l’année prochaine d’une demande de modification du cahier des charges autorisant la commercialisation de ces plantes en conteneur à l’automne. Enfin à Noël dernier, les ventes de sapin de Noël Label rouge ont connu un vrai boom, avec + 27 % par rapport à Noël 2017.

Les plantes « de qualité supérieure » comptent bien profiter de la notoriété et de la confiance qu’inspire le Label rouge. « Les cahiers des charges sont tout aussi rigoureux que dans le domaine alimentaire, juge Sylvie Robert. Le Label rouge répond en outre, dans le végétal, aux préoccupations des consommateurs, que nous avons pu mettre en évidence dans une étude récente. Ces derniers veulent connaître l’origine, mais aussi s’assurer d’une production respectueuse de l’environnement. Or, tous nos cahiers des charges, y compris celui de Fleurs de France, intègrent un volet environnemental, garanti par une certification, dont l’HVE. »

Il reste à la filière à mieux se faire connaître. Seulement 35 % des personnes interrogées savent en effet que le Label rouge est présent dans le secteur des plantes. « C’est la raison pour laquelle nous sommes en train de préparer des kits de communication à destination des points de vente », annonce Sylvie Robert. Les magasins pourront en disposer à partir de janvier 2020.

Fleurs : dites le avec des labels

Plusieurs projets en cours

Des démarches sont actuellement engagées en vue de l’homologation d’un Label rouge ou de la reconnaissance en IGP des produits suivants : arbres fruitiers, plantes acidophiles, plants potagers, plants aromatiques, petits fruits, terreau (Label rouge) et sapin de Noël du Morvan (IGP).

B.C.