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Le sapin prend de la hauteur

Le sapin de Noël a de nouveau la cote auprès des Français. 21 % d’entre eux ont acquis un sapin naturel en décembre 2016, contre 18 % en décembre 2015. Ainsi, 6,8 millions de foyers ont acheté 7,1 millions de sapins naturels pour un chiffre d’affaires de 156,5 millions d’euros*.

La filière française du sapin met en avant son avantage environnemental par rapport au sapin artificiel. Ce choix semble recueillir l’assentiment des Français puisque 85 % des foyers ayant acheté un sapin ont fait le choix du naturel et seulement 15 % ont opté pour un sapin artificiel. Côté espèces, le Nordmann caracole en tête et continue de progresser. En décembre 2016, il représente 75 % des parts de marché en volume (80 % en valeur, + 1,4 %), soit une hausse de 1,9 % par rapport à 2015. Quant à l’épicéa, placé en deuxième position (22 % de part de marché), il accuse une légère baisse en 2016 (- 2,3 % de parts de marché en volume). Le reste des ventes (3 %) se partage entre différentes espèces : le Pungens, le Nobilis, l’Omorika…

Les Français préfèrent s’y prendre à l’avance pour acheter leur sapin. Cette tendance se renforce : la part des sapins naturels achetés entre le 1er et le 9 décembre 2016 a représenté 43 % du volume, contre 41 % en 2015. Soit plus de quatre sapins sur dix. 22 % des sapins sont achetés entre le 10 et le 14 décembre, 30 % du 15 au 20 décembre. Enfin, les achats tardifs, après le 20 décembre, représentent 5 % des achats.

67 % des sapins sont achetés en dehors du circuit de la grande distribution alimentaire (qui représente 33 % des achats). Les circuits spécialisés ou courts sont privilégiés par les Français :  jardineries, 13 % ; sur l’exploitation, 9 % ; magasins de décoration ou d’aménagement de la maison, 9 % ; magasins de bricolage, 7 % ; foires et marchés, 7 % ; libres-services agricoles, 6 % ;  fleuristes, 6 %. En 2016, le prix moyen d’un sapin Nordmann était de 27,60 euros, tandis que le prix moyen d’un épicéa s’élevait à 20,20 euros. Ce qui donne un chiffre d’affaires estimé à 185,6 millions d’euros.

L’après-Noël est l’autre atout du sapin naturel. Les acheteurs de sapins naturels se montrent soucieux de l’environnement. Ainsi, trois acheteurs sur quatre déclarent recycler leur sapin, en le déposant à un point de collecte, en assurant eux mêmes sa transformation ou en le replantant. Pour la moitié des acheteurs, la prise en compte lors de l’achat de cette possibilité est importante.

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Olivier Masbou

* Étude commandée par Franceagrimer et VAL’HOR, et effectuée par Kantar TNS auprès de 6 000 foyers français.

 

Le sapin français, une culture locale et raisonnée

Le sapin français, une culture locale et raisonnée

Afin d’affronter la forte
concurrence d’autres pays d’Europe (en 2016, les importations de sapins se sont élevées à 22,8 millions d’euros, en léger recul par rapport à 2015), les producteurs de sapins naturels, regroupés
au sein de l’Association française du sapin de Noël naturel, mettent en avant leur mode de culture, la qualité de leurs résineux et le faible impact qu’ils exercent sur l’environnement. Ces producteurs tiennent à souligner que les sapins naturels sont bien issus d’une culture et que, contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas extraits de forêts. La production française de sapin naturel occupe environ 5 000 hectares. Les acteurs de la filière se consacrent au développement de sapins made in France, exclusivement destinés aux fêtes de fin d’année et entièrement recyclables.
Une démarche qualité reconnue par la signature « Fleurs de France ».