Val’Hor : nouvelle présidence et regain d’optimisme

L’interprofession française de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage (Val’Hor) s’est dotée le 21 octobre dernier d’une nouvelle gouvernance. Présidente de l’entreprise alsacienne de travaux du paysage Thierry Muller SAS, Catherine Muller succède au pépiniériste Mikaël Mercier et sera entourée d’un bureau représentatif de la dizaine d’organisations représentant la filière végétale. Pascal Mutel, président de la Chambre syndicale des fleuristes d’Ile-de-France est ainsi reconduit comme vice-président. Quant à Ollivier Ottenwaelder, horticulteur à Fréjus et secrétaire général de la Fédération des producteurs de l’horticulture et des pépinières (FNPHP), il devient trésorier.

La nouvelle équipe entame son mandat à l’issue d’une crise qui aura laissé des traces profondes. Selon une étude d’impact réalisée par Strategy&PwC, 3,5 % des entreprises de la filière ont disparu depuis le début de la crise et 2% de celles restantes sont menacées d’ici fin 2021. Les entreprises de production (-8 %), et les fleuristes (-8 %) ont été les plus affectées. L’emploi n’a pas été épargné, puisque d’ici fin à la fin de l’année, le nombre total de postes affectés pourrait s’élever à environ 5 000, dont 4 500 qui ont déjà disparu.

L’afflux des consommateurs dans les points de vente en 2021 et la demande en végétaux, notamment français, nourrissent cependant un regain d’optimisme. « La moitié des professionnels que nous avons interrogés entre juin et septembre estiment que les clients dépenseront autant en matière de végétaux dans les mois qui viennent et plus d’un tiers qu’ils dépenseront plus », souligne Baptiste Bannier, associé de PwC France. Parmi les actions au programme 2021-2024 de Val’Hor figurent « le développement de la certification et la labellisation des entreprises par des signes d’État ou des signes interprofessionnels certifiant l’origine, la qualité supérieure des végétaux et la responsabilité sociétale des entreprises ».