Sur le vif – Juin 2020 (partie 2)

Évolution de la charte Demain la Terre

L’association Demain la Terre fait évoluer sa charte chaque année. La nouvelle version est applicable depuis le 1er avril dernier. La première modification concerne la thématique « préserver la qualité et la vie dans les sols », qui a été entièrement refondue. Ainsi, les pratiques agronomiques visant à la réduction du travail du sol, l’accroissement de la couverture des terres, ou le développement de la vie dans les sols sont encouragées pour améliorer la fertilité naturelle et abaisser encore l’utilisation de fertilisants de synthèse. Le thème « Gérer la valorisation des déchets et leur réduction » a lui aussi été densifié. Il s’agit de tenir compte de l’adoption en début d’année du projet de loi relatif à la lutte contre le gaspillage alimentaire et à l’économie circulaire. Sur le vif - Juin 2020 (partie 2) 1La charte intègre dès 2020 des obligations sur la baisse du gaspillage alimentaire. Sur la question des emballages en plastique, les critères de la charte favorisent l’accélération de la recherche d’alternatives pour tous les conditionnements et le développement de l’écoconception des produits en s’appuyant sur la conduite d’analyse de cycle de vie avec le soutien de l’ADEME. Enfin, après les perturbateurs endocriniens en 2019, les producteurs sont désormais dans l’obligation de recenser l’utilisation d’autres substances controversées, comme certains fongicides. Mise en place en 2010, la charte Demain la Terre vise à apporter aux consommateurs les preuves crédibles de l’engagement des producteurs et transformateurs en France et à l’étranger, axé sur trois priorités : la santé, la qualité et le respect de l’environnement. La charte rassemble aujourd’hui plus de 165 producteurs pour une production de 165 000 tonnes de fruits, légumes et pommes de terre. ■


Île-de-France : création d’un programme alimentaire régional avec les agriculteurs franciliens

La Région Île-de-France et la chambre régionale d’agriculture s’associent pour soutenir les agriculteurs franciliens. Ensemble, elles vont consacrer 3,5 millions d’euros à la vente directe et à leur relance économique, tout en orchestrant une aide alimentaire d’urgence pour les plus démunis. Ainsi, la Région va financer l’achat de produits agricoles et alimentaires par les associations caritatives auprès des agriculteurs franciliens. Une enveloppe de 1 million d’euros est par ailleurs consacrée au développement de la vente directe (drives fermiers, magasins de producteurs, box fermières, boutiques de vente à la ferme…). Sur le vif - Juin 2020 (partie 2)Un fonds d’urgence de 1,5 million d’euros est débloqué pour les exploitations les plus en difficulté, qui n’ont pas pu vendre leur production à cause de la crise sanitaire. Il prendra la forme d’aides de trésorerie. Ce soutien vise notamment les horticulteurs et les pépiniéristes. Mais, les maraîchers et éleveurs en grande difficulté seront également éligibles à ce fonds d’urgence. En plus de ce plan, le conseil régional s’engage à acheter aux producteurs franciliens pour 1 million d’euros d’arbres et végétaux, qui seront plantés au siège de la Région, à Saint-Ouen et dans les lycées d’Île-de-France. ■


Pink Lady et MiiMosa : un financement participatif et responsable

L’association Pink Lady Europe, qui réunit plus de 600 pomiculteurs français, et MiiMOSA, leader du financement participatif au service de l’agriculture et de l’alimentation, unissent leurs forces pour accompagner les arboriculteurs Pink Lady dans des projets de productions durables et de protection de la biodiversité. La plate-forme MiiMOSA met ainsi en lien, via une plate-forme digitale, l’arboriculteur, adhérent du réseau Pink Lady en France, avec le public, lui permet de présenter son projet durable et de le soumettre au financement collectif. En contrepartie, les producteurs s’engagent à remercier leurs donateurs par des dotations simples et de proximité comme du jus de pommes, des visites en verger ou la récolte de pommes sur les exploitations. ■


2019, année record pour le parmesan

Avec une production de 3,75 millions de meules de fromage (environ 150 000 tonnes, + 1,47 % par rapport à l’année précédente), 2019 a été une année record pour l’AOP Parmigiano Reggiano. Cette production est en développement permanent : +  8,1 % en trois ans. La filière a réalisé un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros en 2019. Le marché du parmesan s’internationalise de plus en plus. Les exportations représentent 41 % de l’activité (+ 4,3 % par rapport à 2018).
La France est le premier marché (21 % des exportations totales), suivie des États-Unis (20,9 %), de l’Allemagne (17,8 %), du Royaume-Uni (12,3 %) et du Canada (3,9 %). L’année 2020 avait également bien commencé, avant la crise sanitaire. « Nous avons révisé le plan de commercialisation 2020 à la lumière de toutes les limites que nous connaissons en raison du blocage et en considération des prochaines phases de ce lent retour à la normale, explique Nicola Bertinelli, président du Consortium Parmigiano Reggiano. Nous aurons également besoin de mesures pour contenir une production qui croît trop vite ». ■


Le cahier des charges du vin IGP Île-de-France homologué

C’est l’avant-dernière étape pour la conquête de l’IGP des vins d’Île-de-France. Le cahier des charges de cette IGP a été homologué par un arrêté paru au Journal officiel du 23 mai. Ce projet d’IGP pour les vins franciliens remonte à l’an 2 000 avec la création de Vignerons franciliens réunis (VFR). C’est cette organisation qui a présenté le projet d’indication géographique protégée pour les vins d’Île-de-France à l’INAO en 2013. VFR est devenu le Syndicat des vignerons d’Île-de-France en 2014. Et c’est désormais ce syndicat qui porte le projet. L’IGP Île-de-France se répartit sur des communes situées sur l’ensemble des départements de la région, ainsi que dans les départements limitrophes de l’Aisne, de l’Oise, et de l’Eure-et-Loir. Sur le territoire de l’IGP IDF, la superficie cumulée autorisée en plantations est de 100 ha. Il ne manque plus désormais que le feu vert de la Commission européenne attendu pour 2021. ■