Cerfrance Gascogne-Occitane installe une antenne au Min 3Cerfrance Gascogne-Occitane installe une antenne au Min 3
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Cerfrance Gascogne-Occitane installe une antenne au Min

Le spécialiste du conseil et de l’expertise comptable pour les PME et TPE a ouvert sa 31e agence au MIN de Toulouse.

Aujourd’hui réseau associatif national de services aux entreprises, Cerfrance est, à la base, une association de centres de gestion comptable créée dans les années 1950 pour les agriculteurs. « Mais notre étiquette agricole est tombée il y a longtemps, confie William Villeneuve, président de Cerfrance Gascogne-Occitane*, lui-même céréalier et viticulteur dans le Gers. Sur nos 9700 adhérents, 3 700 sont artisans, commerçants ou pratiquent une profession libérale. Tous ont un droit de vote et peuvent siéger au conseil d’administration. Notre réseau de 31 agences maille le territoire, si bien que chaque adhérent ne met pas plus de trente minutes pour se rendre chez son comptable ou venir demander un conseil. L’ADN de Cerfrance repose sur ce service de proximité et sur une prestation pérenne qui permettent d’établir une vraie relation de confiance. »
« Notre ouverture sur le MIN de Toulouse, en juin dernier, vise dans un premier temps à se rapprocher de nos adhérents, qu’il s’agisse d’entreprises implantées sur le Grand Marché, d’agriculteurs qui vendent sur le Carreau ou de leurs clients, ajoute Christine Huppert, directrice de Cerfrance Gascogne-Occitane. Tous peuvent profiter de leur présence sur le site pour passer voir notre représentante, à pied d’œuvre dès 5 h du matin. Celle-ci réalise également une étude des besoins sur le MIN, pour affiner nos propositions de services. »
Outre la gestion et la comptabilité, Cerfrance propose désormais du conseil juridique, social (paye, recrutement), fiscal, patrimonial et en matière d’outils informatiques. Ses agences fonctionnent comme des guichets uniques, où le chef d’entreprise trouve une foule d’informations. Cette expertise, en évolution constante, lui permet de suivre, par exemple, les agriculteurs qui veulent passer en bio, les vignerons qui cherchent à exporter en Asie ou les artisans et commerçants qui font évoluer leur site internet pour vendre en ligne. L’antenne du MIN est la cinquième ouverte en zone urbaine, après celle d’Auch (Gers) et de trois bureaux dans l’agglomération toulousaine, à Colomiers, à l’Union et au Village by CA de Toulouse.
Florence Jacquemoud

Maguelone Pontier récompensée

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Maguelone Pontier, directrice du Grand Marché-MIN de Toulouse Occitanie, a reçu le 4 novembre, à Toulouse, le Prix de la Manageure de l’année, remis par le journal La Tribune, dans le cadre de la première édition de l’opération « Transformons la France ». Cette récompense souligne les bons résultats de l’équipe de direction, qui a fait passer le CA du MIN de 333 à 400 M€ entre 2016 et 2019, et le taux de remplissage de 82 à 96 %.

Le premier cash fermier de France s’installe au MIN

La SAS Carrément Gers, qui regroupe 11 agriculteurs, viticulteurs, artisans et associations de producteurs gersois, a ouvert, le 2 décembre, un drive fermier dans le Pavillon de la gastronomie. L’entreprise partage pour le moment les locaux des Fermiers Occitans et s’installera, début 2020, dans une loge voisine, sur 150 m² de boutique et autant de réserves. « Nous avons embauché un salarié pour recevoir nos clients sur place et répondre aux commandes par téléphone, détaille Aurélie Baylac, vigneronne au Domaine Grand Comté, à Roquelaure (Gers) et présidente de Carrément Gers. Nous attendons des épiceries fines, des restaurateurs, des traiteurs et des collectivités pour lesquelles nous aurons remporté des appels d’offres. Nous allons aussi livrer ceux qui ne peuvent pas se déplacer. Nous travaillons pour le moment avec les sociétés de livraison présentes sur le MIN, mais nous souhaitons embaucher un chauffeur, un jour par semaine, pour livrer nos clients sur la métropole et aller chercher les produits de nos producteurs et les rapporter au MIN. Nous regrouperons tout sur un même point de dépôt, dans l’une de nos fermes, pour faciliter la collecte. » Carrément Gers comptant parmi ses membres des regroupements d’éleveurs de poules noires d’Astarac et de veaux Lou Béthêt, ce sont 300 producteurs gersois qui disposent dès lors d’un local et d’une logistique mutualisée pour vendre depuis le MIN. Une force d’approvisionnement qui permet à la SAS d’éviter les ruptures de stock.
F.J.

Le MIN de Lille devient la SEM Euralimentaire

Le MIN de Lille est le premier MIN privé sur place de France », déclarait tout récemment Roger Vicot, maire de Lomme (59) et ancien président de la société de gestion du MIN (Sogemin). C’était le 4 novembre, à l’occasion du lancement d’Euralimentaire, la nouvelle société d’économie mixte destinée à prendre le relais de la Sogemin. Le changement de statut du 2e MIN de France s’appuie sur la création d’une SEM et entraîne la modification de l’actionnariat. Avec 51 % des actions, la Métropole européenne de Lille (MEL) devient majoritaire et compte 11 des 18 administrateurs. Des partenaires privés (la SAMFI Invest et d’Urby, l’une des filiales du groupe La Poste) font leur entrée au capital. Les grossistes seront également actionnaires de la SEM (à hauteur de 600 000 € sur les 11 M€ de capital). Ils pourront aussi acquérir leur case et être propriétaire de leur outil de travail. Parmi les 36 grossistes en fruits et légumes, 29 ont déjà signé une déclaration d’intention. L’objet de la nouvelle SEM Euralimentaire est « de favoriser la création d’emplois et l’implantation d’entreprises innovantes dans le domaine des produits frais et de la logistique sur le territoire métropolitain ». Avec cette création, la MEL lance son 8e pôle d’excellence consacré à l’alimentaire en étroite collaboration avec le pôle de compétitivité Eurasanté. La nouvelle SEM repose sur trois piliers : les activités de grossistes bien sûr, la logistique (création d’une plate-forme logistique marketplace eFresh sur la base du concept de place de marché et couplé à un service de livraison) ainsi que l’incubation de start-up consacrées à l’alimentaire. Un hôtel d’entreprises est également prévu en 2022.
Thierry Becqueriaux

EN BREF

Cerfrance Gascogne-Occitane installe une antenne au Min■ Le 20 novembre, la Fédération des marchés de gros de France (FMGF) a accueilli un nouvel adhérent, le Marché de gros de Saint-Pierre de La Réunion. Il s’agit du 25e adhérent de la fédération, mais surtout du 1er marché ultramarin. « C’est une reconnaissance de notre agriculture », s’est réjoui Jean-Max Payet, directeur du marché, qui a pu signer cette adhésion en présence d’une délégation métropolitaine composée de Stéphane Layani, président du Marché de Rungis, de Dominique Batani, président du Grand Marché-MIN Toulouse Occitanie, et de Frédérique Wagon, secrétaire générale de la FMGF. Fort de 2 700 producteurs de fruits et légumes pour 100 000 tonnes de production et un chiffre d’affaires de 34,5 millions d’euros, le Marché de gros de Saint-Pierre joue un rôle clé sur le territoire réunionnais auprès du commerce de détail, mais aussi de la grande distribution.

■ À l’occasion de son congrès national, qui s’est tenu du 18 au 24 novembre sur l’île de La Réunion, Légumes de France (LDF) a signé une convention de partenariat avec la FMGF. Le but de ce partenariat est de développer des initiatives visant notamment à développer la commercialisation des légumes frais au sein des carreaux et de mieux organiser l’approvisionnement de la restauration collective. Le partenariat a été signé par Jacques Rouchaussé, président de LDF, et Stéphane Layani, président du Marché de Rungis, représentant la FMGF.
Cerfrance Gascogne-Occitane installe une antenne au Min 1■ La FMGF vient de publier son rapport d’activité pour l’année 2018. L’ensemble des 24 marchés a réalisé un chiffre d’affaires de 14 milliards d’euros (+ 1 milliard en deux ans). Ces marchés réunissent 2 000 entreprises (qui ont commercialisé 5,6 millions de tonnes de produits frais auprès de 74 500 acheteurs), 4 000 producteurs pour 145 000 emplois directs. Parmi les temps forts de l’année 2018, on peut rappeler la signature, avec les acteurs de l’amont et de l’aval (CGAD, CGI, FNSEA, JA et Restau’Co), de la charte d’engagement pour une alimentation de proximité dans les territoires. Cette signature a eu lieu au Sénat, en présence de Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture. « L’excellente vitalité économique de nos marchés de gros de France (…) atteste l’exemplarité de notre modèle, qui retrouve toute sa légitimité de premier distributeur de la production des bassins locaux et régionaux », écrit Stéphane Layani, président du Marché international de Rungis. « Les marchés de gros de France sont plus que jamais au cœur du nouveau modèle alimentaire, qui est en train d’émerger, ajoute Jean-Jacques Bolzan, président de la fédération. Nos marchés, atouts économiques majeurs de nos territoires, ont toute leur place au cœur du débat du nouveau modèle alimentaire. Je suis fier de nos marchés », conclut-il.