L’Arrosoir

L’Arrosoir a pris racine aux fleurs

La brasserie-restaurant, créée en 2007 par la famille Soulenq, est parvenue 
à fidéliser une clientèle dans et hors du Marché par une cuisine et un service de qualité dans un cadre chaleureux.

Enseigne de l'ArrosoirLorsque l’Arrosoir a ouvert ses portes en 2007 à l’angle de la rue des maraîchers et du quai de l’Île-de-France, tout était à construire, au propre comme au figuré. « Cette brasserie-restaurant est une création ex nihilo, en lieu et place d’une ancienne cellule de vente qui avait été victime d’un incendie », rappelle Michel Soulenq, à l’origine de l’établissement avec son épouse Brigitte qui le dirige depuis les débuts. « Ce n’était pas évident de trouver sa place et de développer une clientèle dans un univers déjà constitué », se souvient le patron. Fort de la reprise réussie du Saint-Hubert en 1993, le couple va cependant relever le défi.
« Aujourd’hui, on peut dire que le pari de l’Arrosoir a été gagné », se félicite Michel Soulenq, sans trop s’attarder sur les importantes contraintes et difficultés du moment. « L’établissement a réussi à s’imposer comme un lieu d’échanges entre les acteurs du marché, que ce soit ceux des fleurs ou des fruits et légumes, et à attirer une importante clientèle extérieure lors du service du midi, qui peut représenter jusqu’à 80 % des couverts. » Un succès que le couple met notamment sur le compte du travail d’une équipe animée par la responsable Frédérique Cebrant, entrée il y a onze ans et par le chef Philippe Leroux, à la tête des cuisines depuis l’origine.
Professionnels et visiteurs extérieurs ont notamment été séduits par le cadre à la fois chaleureux et bucolique de l’Arrosoir. Les propriétaires se sont attachés à lui donner un aspect très « bistrot parisien », avec ses cuivres, ses bois, ses glaces et son long zinc en forme de fer à cheval. Une décoration sur le thème des fleurs rappelle la particularité du lieu. Les visiteurs auraient d’ailleurs du mal à l’oublier tant les parfums en provenance du pavillon voisin prennent un malin plaisir à concurrencer ceux de la cuisine et à agrémenter les moments passés sur place !

De la qualité avec du frais

Intérieur de l'ArrosoirLa brasserie a aussi su fidéliser sa clientèle par une cuisine de qualité et de saison, exclusivement à base de produits frais de Rungis. « Je fais mes achats tous les jours sur le marché », témoigne le chef. « En dehors du poisson que je me fais livrer, je choisis tous les produits moi-même », insiste ce cuisinier qui se plaît autant à travailler des ris de veau qu’une bonne blanquette et à s’amuser parfois… avec des fleurs comestibles. « On aime aussi se renouveler en allant piocher des idées de produits et de recettes dans l’air du temps, par exemple sur les réseaux sociaux », complète Brigitte Soulenq, qui a créé un profil l’Arrosoir sur Instagram.
L’établissement s’est aussi adapté à l’évolution récente des habitudes. « Nous continuons à proposer la vente à emporter que nous avons mise en place pendant le confinement », précise la responsable Frédérique Cebrant, « C’est aujourd’hui un service bien en place, avec 15 à 20 commandes par jour. »

Bruno Carlhian

L’Arrosoir

102, avenue des Maraîchers
94645 Rungis

Standard : 01 46 86 32 33
Email : larrosoir.rungis@orange.fr

Activité : café, restaurant, brasserie, vente à emporter
Salariés : une dizaine
Restauration : traditionnelle française et régionale
Plats : à l’ardoise, qui change tous les jours
Formule : 15,50 €
Nombre de places assises : 100 en intérieur + 20 en terrasse fermée
Horaires : 4 h-16 h
Ouverture : lundi au samedi