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Fromage de brebis

Les achats de fromages de brebis ont augmenté en 2020 : + 5,5 % sur tous les types de pâtes.

Fromage de brebis 2Les achats de fromages de brebis ont augmenté en 2020 : + 5,5 % sur tous les types de pâtes. La fréquence d’achat (+ 3,1 %) et le taux de pénétration (74 %, soit + 0,7 %) sont également à la hausse.
Sur la dernière campagne (octobre 2019-septembre 2020), les fabrications de fromages de brebis sont restées stables. Elles se sont élevées à 59 590 tonnes (- 0,4 % et - 220 tonnes par rapport à la campagne précédente). Les fabrications de fromages à pâte pressée non cuite sont restées stables entre novembre et juillet (+ 0,4 %). Notons que sur cette période, les fabrications d’ossau-iraty ont augmenté de 3,5 %. De leur côté, les fabrications de fromages de brebis à pâte molle se sont repliées de 5,8 % (soit – 185 tonnes). Entre novembre et août 2020, les fabrications de roquefort ont diminué de 1,6 %. En revanche, les fabrications de fromages de brebis ultra-frais sont en hausse de 3,5 % (+ 965 tonnes à 28 590 tonnes). En 2020, les achats de fromages de brebis par les ménages sont en hausse de 5,5 %, une évolution toutefois moins forte que pour le total des fromages (+ 7,7 %). « Les achats des ménages ont constitué sur certains mois de l’année quasiment le seul débouché pour la filière », constate FranceAgriMer. Ainsi, de fortes hausses ont pu être observées notamment au moment du premier confinement : en avril par exemple, on a assisté à une augmentation de 13,6 % du tonnage par rapport à avril 2019.
Mais ces évolutions sont différentes selon les types de fromages. Ainsi, les volumes achetés de fromages de brebis de type pâte pressée non cuite ont été stables par rapport à 2019 (+ 0,3 %). Dans cette catégorie, les ventes d’ossau-iraty se distinguent : + 14,2 % à près de 47 000 tonnes. Elles sont en recul pour les autres fromages de brebis des Pyrénées (- 3,8 % à 84 500 tonnes). Tout autre est la situation des fromages de brebis à pâte persillée (roquefort et autres bleus) en nette hausse (+ 7,2 %), grâce notamment à une fréquence d’achat en augmentation (+ 5,5 %). Rien que pour le roquefort, les ventes sont en hausse de 6,6 % et montent à 136 M€ en valeur. Les pâtes fraîches (feta et assimilés) sont également à la hausse (+ 9,1 %), avec de fortes augmentations observées lors du premier confinement (+ 66 % en avril 2020 par rapport à avril 2019), « probablement poussées par l’engouement pour la cuisine lors de cette période », précise FranceAgriMer. Les achats des ménages de fromage de brebis à pâte molle ont quant à eux augmenté de 4,2 %. La consommation des produits ultra-frais à base de lait de brebis est également à la hausse (+ 5,1 %), avec une croissance notable pour les yaourts de brebis et les fromages frais au lait de brebis (+ 4,5 % et + 9,5 % respectivement). Notons, pour être complet, que les desserts frais (qui ne représentent que 5 % du total de l’ultra-frais) ont vu leurs volumes se contracter (- 2,7 % par rapport à 2019). Le prix moyen d’achat des fromages de brebis se situe à 15,34 € le kg. La fourchette de prix évolue de 9,87 € le kilo pour les fetas et assimilés à 19,11 €/kg pour les pâtes pressées non cuites en passant par 17,29 €/kg pour l’ossau-iraty et 16,15 €/kg pour le roquefort. Les fromages de brebis sont essentiellement vendus dans les circuits de distribution généralistes (89,1 % des ventes) contre 10,9 % pour les circuits traditionnels (4,9 % pour les commerces traditionnels, 3,2 % pour les foires et marchés, et 1 % pour la vente directe).
Olivier Masbou

Évolution de la consommation de fromages de brebis

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