Pêches nectarinesPêches nectarines

Pêches nectarines

Un parfum de proximité

Le consommateur est parfois sévère avec ce fruit symbole de l’été. Il attend saveur, odeur et proximité des pêches nectarines.

Avec 6,8 kg par an et par ménage acheteur, la pêche nectarine est le cinquième fruit le plus consommé en France. Le jugement des consommateurs a parfois été, et peut l’être encore, sévère sur ce fruit. Trop dur, pas assez mûr, pas assez juteux, pas assez goûteux. Pour la très large majorité des consommateurs, le parfum, la maturité et le prix sont les principaux repères d’achat.

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La sécurité alimentaire et l’origine sont également appréciées. Pour les consommateurs « importants » (au-dessus de la moyenne des achats), une peau colorée constitue un critère d’achat déterminant. Mais le meilleur atout de l’offre française reste la proximité. « Elle peut en effet par là répondre à deux des attentes, créatrices de valeurs : vendre du “ local ” et mieux valoriser une offre à la maturité plus proche de ce qu’attendrait le consommateur », indique le CTIFL*. Enfin, la pêche et la nectarine ne sont pas des fruits ambulatoires. Les deux variétés sont essentiellement consommées au domicile pendant les repas, telles quelles. La filière française a su réagir, s’adapter et répondre à ces attentes. Certes, la production diminue régulièrement. Le verger national est passé de 23 500 ha en 1999 à 9 400 ha en 2016. Mais cette perte de surface est en partie compensée par un fort rendement (22,03 tonnes/ha en 2016), le meilleur des principaux pays producteurs européens (Espagne, Italie, Grèce). La production française s’est orientée vers une offre moyenne et haut de gamme qui permet de satisfaire le consommateur et d’amortir les surcoûts de production, notamment la main-d’œuvre. « La recherche française autour de la pêche nectarine est relativement dynamique et propose de nouvelles variétés dans le but de diversifier l’offre mise sur le marché », écrit FranceAgriMer. L’offre française ne suffisant pas à couvrir les besoins, il faut recourir à l’importation, essentiellement en provenance de l’Espagne. Notons enfin un développement de la production biologique, qui représentait 6,4 % de la production nationale en 2016, contre 3,5 % en moyenne chez nos voisins.
Olivier Masbou

* Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes.

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Baisse attendue de la production européenne en 2020

Europech’Medfel a publié le 22 mai ses prévisions de productions européennes de pêches, nectarines, et pêches plates pour la campagne 2020. La production devrait être en recul de 19 % (par rapport à 2019) à 2,420 millions de tonnes. La totalité des principaux pays producteurs tablent sur une baisse des volumes : - 28 % pour l’Italie, - 14 % pour l’Espagne, et - 10 % pour la Grèce. La France elle aussi est en recul, mais dans une proportion moindre : - 7 % à 182 933 tonnes, mais - 10 % par rapport à la moyenne 2014-2018. Après un hiver marqué par des températures douces voire chaudes dans certaines régions européennes, « certains bassins de production comme l’Aragon, la Catalogne, la vallée du Rhône et le Nord de l’Italie ont connu des gelées qui ont impacté le potentiel de production », commente Éric Hostalnou, de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales, coordonnateur de ces prévisions pour Europech/Medfel. En France, si Rhône-Alpes et l’ancien Languedoc-Roussillon (Pyrénées-Orientales et Gard essentiellement) sont en recul, la production en Région Sud (ex PACA) est quasiment stable. « Le gel a principalement touché la vallée du Rhône mais les autres bassins de production épargnés par le gel ne font pas le plein. Le manque de froid hivernal a généré un déficit de charge sur certaines variétés et les pluies abondantes du mois de mars et d’avril ont causé des dégâts notamment sur l’épiderme de certaines nectarines », ajoute Éric Hostalnou.