L’INDISPENSABLE TOMATEL’INDISPENSABLE TOMATE

L’INDISPENSABLE TOMATE

La tomate est présente dans quasiment tous les foyers. Légume préféré des Français, elle est consommée aussi bien cuite que crue.

Même si elle est désormais consommée toute l’année, le printemps et l’été (de mai à septembre) restent la pleine saison de la consommation de la tomate. Elle est le premier légume consommé par les Français, avec un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an. Et 86,2 % des consommateurs de tomates sont également des acheteurs. La tomate est présente dans quasiment tous les foyers. Environ 95 % des Français reconnaissent « manger de la tomate fraîche, crue ou cuite, ne serait-ce que de temps en temps ». C’est chez les jeunes (- de 24 ans) que l’on trouve le plus grand nombre de non-consommateurs (autour de 15 %). « Ainsi, malgré son omniprésence sur le rayon, l’importante amplitude de ses prix au stade de détail, sa bonne conservation après l’achat et ses atouts de simplicité et de rapidité de mise en œuvre, la tomate est également concernée par le déficit global de consommation des fruits et légumes frais des jeunes générations »*. Sujet sensible, le goût de la tomate. Globalement, les Français ont une opinion plutôt positive. 80 % d’entre eux se déclarent satisfaits du goût de la tomate. Mais ce chiffre est à relativiser. Les « moyennement satisfaits » représentent 50 % des réponses, contre 28 % de « très satisfaits ». En revanche, il y a très peu de « pas du tout satisfaits » (5 %) et de « peu satisfaits » (15 %). Les trois premiers critères mis en avant pour l’achat des tomates sont le prix, la fraîcheur et son bel aspect. Les tomates sont aussi bien consommées crues (en salade, coupées en rondelles, à l’apéritif, etc.) que cuites (farcies, en ratatouille, etc.). Mais crues ou cuites, elles sont principalement consommées à domicile. Par sa forte implantation dans les rayons, la tomate grappe est le produit majeur du marché de la tomate. (cf. graphique ci-contre), devant les tomates rondes. Viennent ensuite les petits calibres.

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La production nationale de tomates est désormais essentiellement sous serre. On estime le parc de serres de tomates à un peu plus de 2 000 hectares (2019 hectares exactement) en 2019, contre 302 hectares de plein air. Pour la campagne 2019, la production française est estimée à 526 845 tonnes : 513 138 sous serres et 13 707 en plein air. La France a importé plus de 510 000 tonnes de tomates en 2018. Le Maroc est le premier pays fournisseur (305 000 tonnes), devant l’Espagne (112 000 tonnes) et la Belgique (31 000 tonnes). La France exporte également pour 230 000 tonnes de tomates, essentiellement au sein de l’Union européenne (220 000 tonnes). L’Allemagne est le premier client de la France (60 000 tonnes), devant la Belgique (25 000 tonnes), l’Espagne et les Pays-Bas (23 000 tonnes chacun).

Olivier Masbou

* « La consommation de tomates, baromètre sur la perception des segments de produits », CTIFL, 2014.

 

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Le « zéro » ou le « sans »

Face à la multiplication des démarches du type « zéro résidus de pesticides » ou « sans pesticides », le CTIFL a sondé les consommateurs sur ses attentes*. Il en ressort que le mode de production des tomates n’est pas le premier critère de choix de la plupart des acheteurs français. « Au moment de l’achat, penser à la présence possible de pesticides dans les tomates n’est pas (encore) automatique. Elle est présente surtout dans l’esprit des acheteurs de tomates bio, sensibilisés à la protection de l’environnement et de leur santé », peut-on lire dans l’étude. En revanche, et dans la mesure du possible, le consommateur privilégie l’origine nationale, voire locale. Les auteurs de l’étude n’ont pas constaté de « rejet parfois virulent » de ces démarches « zéro » ou « sans ». Seule une minorité les considère comme « une tromperie ou des promesses difficiles à tenir ». Il y a toutefois une confusion dans les messages, dont certains sont considérés comme « trop scientifiques ». Conclusion : « La nouvelle offre en démarche “sans” ou “zéro” est la bienvenue. Elle va devenir pour une grande partie des consommateurs un critère de choix supplémentaire, exclusif pour une minorité ».
* « Démarches “sans”ou “zéro” entre le bio et le conventionnel, perception et attentes des consommateurs de tomates », CTIFL, février 2019.