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Melon : des consommateurs au parfum

Le melon est le troisième légume le plus consommé en France. Il est apprécié par plus de 85 % des consommateurs.

La France est le pays du melon charentais. Nous sommes quasiment les seuls à en consommer et à en produire. Les productions hors métropole (Guadeloupe) ou à l’étranger (Espagne, Maroc, Sénégal…) sont essentiellement destinées au marché français, ce qui nous permet de trouver du melon toute l’année. La période principale de consommation reste l’été, surtout les mois d’août et de septembre.
Ce légume-fruit est plébiscité par les Français. Plus de 90 % de la population en consomme et 86 % des consommateurs se disent satisfaits de la qualité*. Sa consommation connaît malgré tout de nombreux à-coups selon les années. Ainsi, en 2017, elle a été en recul de 7 % par rapport à 2016, en volume et en valeur, et ce, malgré un prix stable. Pour le consommateur, « le melon bénéficie de nombreux atouts, notamment la perception d’une production traditionnelle, naturelle, de terroir »*. 
Le bon melon doit être sucré, juteux et parfumé. Le mauvais est sans goût, sans sucre ni parfum et sa chair est trop ferme. La moitié des consommateurs déplore l’irrégularité de la qualité durant la saison, notamment au début. Plus la saison est précoce, plus le risque de décevoir le consommateur est grand.
Le parfum reste le principal atout du melon : c’est sur ce critère que se décide l’acte d’achat. Vient ensuite l’aspect, le prix ne se situe qu’en troisième critère. L’origine, en quatrième position, ex aequo avec le poids, ne semble pas être un critère d’achat décisif, mais progresse toutefois par rapport à la précédente étude (2007). « Informer sur l’origine revient en quelque sorte à fournir des repères quant aux conditions de production. La provenance apporte une proximité relationnelle qui peut rassurer les consommateurs lors de ses achats. En outre, dans un contexte de crise et de mondialisation, les consommateurs peuvent par leur achat vouloir soutenir l’économie locale. »* Le mode de consommation du melon reste classique : servi en entrée ou en dessert (une petite ouverture à l’apéritif), en cubes, en billes ou en tranches.
La production française de melons charentais s’élève à environ 260 000 tonnes (moyenne 2012-2016), contre 280 000 tonnes en 2017, située dans trois grandes régions : le Sud-Est, avec plus de 115 000 tonnes en 2017, qui est également la première à entrer en production, le Sud-Ouest (70 000 tonnes) et le Centre Ouest (95 000 tonnes). À ce jour, quatre signes de qualité existent, un label Rouge, porté par l’entreprise de production Force Sud, et trois IGP, Melon de Guadeloupe, Melon du Quercy et Melon du Haut Poitou. Le melon de Cavaillon est en cours de reconnaissance en IGP. Les consommateurs y sont sensibles : 74 % d’entre eux se déclaraient très intéressés ou assez intéressés par ces signes de qualité. Le melon est le troisième légume-fruit le plus consommé en France, avec 6 kg par ménage acheteur et par an.
La France importe quelque 170 000 tonnes de melon chaque année, et en exporte 45 000 tonnes. L’Espagne est le premier fournisseur du marché français (115 000 à 120 000 tonnes) devant le Maroc (40 000 tonnes)

Olivier Masbou

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Baisse des surfaces en 2018

Les surfaces de melons en France sont estimées à 13 050 hectares en 2018, selon les chiffres présentés l’Association interprofessionnelle melon (AIM) le 25 avril à Medfel. Cela représente une baisse de 500 ha par rapport à 2017 (13 558 ha). Le Sud-Est est stable avec 5 700 ha, alors que le Centre Ouest (4 300 ha) et le Sud-Ouest (2 800 ha) sont en baisse. Le climat difficile en mars-avril a occasionné un retard dans les plantations précoces dans tous les bassins de production. L’AIM prévoit un bon enchaînement des récoltes sans confrontation entre les différentes zones de production, une situation favorisée par une entrée en production progressive du melon français. Les surfaces plantées au Maroc et en Espagne sont, quant à elles, stables. La saison 2018 s’annonce très différente de la saison 2017, 
qui a connu une campagne de commercialisation difficile marquée par des prix bas.