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Prince de Bretagne

Un demi-siècle d’histoire bretonne

C’est l’une des plus anciennes marques françaises de légumes, et probablement l’une des plus connues du consommateur.

C’est l’une des plus anciennes marques françaises de légumes, et probablement l’une des plus connues du consommateur. Lancée en 1970, la marque Prince de Bretagne fête ses 50 ans cette année.

Un demi-siècle d’histoire de la filière légumière bretonne.

Prince de Bretagne L’histoire de la marque Prince de Bretagne est d’abord celle des maraîchers bretons et d’un leader visionnaire Alexis Gourvennec (1936-2007). « Nous voulions vivre dignement du revenu de notre travail, un point c’est tout », écrira-t-il en revenant sur ce début des années 1960 où tout a commencé. 1961 voit la création de la Sica Saint-Pol et l’ouverture du marché au cadran, une révolution pour le secteur des fruits et légumes en France. Inspiré du marché au cadran néerlandais, ce système de commercialisation est aujourd’hui toujours d’actualité. 85 % des volumes de légumes Prince de Bretagne passent par le cadran. Après la création de la coopérative, puis du cadran, c’est presque naturellement que vient l’idée d’une marque collective. « La marque est apparue en 1970 comme une suite logique de la structuration collective qui se faisait sur le territoire breton, explique Marc Keranguéven, président de la Sica Saint-Pol et du Cerafel, le comité économique, créé en 1964, qui gère cette marque propriété de 2 000 producteurs. Cela  a été perçu comme nécessaire pour se différencier en mettant en avant l’origine et notre savoir-faire. » Marc Keranguéven insiste sur le système de gouvernance de la marque, une organisation « gouvernée par les producteurs, pour les producteurs ». Pendant cinquante ans la marque, l’organisation et la production ont évolué pour répondre aux nouveaux défis. Parmi les évolutions notables, on peut citer  la création en 1972 de la BAI (Bretagne-Angleterre-Irlande) destinée au transport outre-Manche des productions agricoles bretonnes. La BAI deviendra la Brittany Ferries en 1974 et s’ouvrira au trafic de passagers. En 1980, c’est la première campagne publicitaire télévisée de la marque. Le chou-fleur, légume emblématique de la région, est mis en avant avec le slogan « Cuit au cru, on l’adore ». Le spot, devenu culte, du cavalier chevauchant sur la plage date, lui, de 1984. Les maraîchers bretons créeront d’autres structures pour la recherche, l’expérimentation ou la formation.

Prince de Bretagne 1Ils se lanceront, dès 1997, dans la production de légumes bio, développeront, en 2017, une gamme « Cultivée sans pesticide », et s’engageront, en 2019, dans la démarche haute valeur environnementale (HVE). La gamme de légumes Prince de Bretagne dispose aussi de deux AOP pour le coco de Paimpol (depuis 1998) et pour l’oignon rosée de Roscoff (depuis 2009). Pour ses 50 ans, la marque fait encore légèrement évoluer son logo et change sa signature. « Défendons le goût du frais » est remplacé par « Les Maraîchers ». « Cela correspond mieux à ce que l’on est réellement, une addition de petits producteurs locaux, et non un grand groupe agro-industriel », justifie Marc Keranguéven. En effet, les exploitations légumières font une vingtaine d’hectares en moyenne avec deux emplois à plein temps. « Cela nous permet de communiquer différemment et de mettre en avant nos pratiques et notre savoir-faire », conclut le président. Bon anniversaire !
Olivier Masbou

Infos clés

Prince de Bretagne

8, rue Marcelin-Berthelot  29600 Saint-Martin-des-Champs

 

Bio

Marc Keranguéven est maraîcher sur la commune de Lannilis (Finistère). Il exploite, en Gaec avec sa femme, 57 hectares de légumes (chou-fleur, chou pommé, échalote, salade et potimarron). Il s’est installé en 1988 en reprenant l’exploitation agricole de son père, lui-même maraîcher livrant à la Sica Saint-Pol. Marc Keranguéven est président de la Sica Saint-Pol depuis mars 2018 et président du Cerafel depuis juin 2018.

Dixit

« Rungis est un marché stratégique pour la marque Prince de Bretagne sur le marché français, mais aussi à l’export. Nous organisons souvent des visites avec nos producteurs. Ils sont satisfaits de voir leur marque présente chez de nombreux opérateurs. À Rungis, nous avons affaire à des professionnels qui connaissent leur métier. Ce sont des amoureux des produits, de la qualité. C’est très rassurant pour nos producteurs. »