RAPHAËL ELNAGGARRAPHAËL ELNAGGAR

RAPHAËL ELNAGGAR

« CONSOLIDER LENAJA COMME MARQUE REFERENCE DE LA TRIPERIE »

Raphaël Elnaggar poursuit à Lenaja la route tracée par son père Moktar, récemment décédé. Le jeune dirigeant insiste sur la nécessité d’adapter l’offre à la consommation et de développer la communication.

De sa relation avec son père Moktar, décédé le 15 avril dernier à l’âge de 70 ans, Raphaël Elnaggar dit « l’avoir beaucoup écouté et en avoir énormément appris. » Aujourd’hui à la tête des entreprises familiales Lenaja et Prodal, le jeune patron de 38 ans a toujours su qu’il travaillerait un jour aux côtés de son parent. C’est même pour cela qu’il a opté pour des études de gestion. « L’aspect commercial, je savais qu’il n’y avait pas mieux placé que mon père pour me l’apprendre », raconte-t-il. Arrivé à Rungis au milieu des années 1970 comme simple manutentionnaire en même temps qu’il reprenait des études vétérinaires, le créateur de la sociétéProdal, sous le pavillon V1T, a continué à travailler dans l’entreprise jusqu’au bout, « parce que c’était sa vie », commente son fils.
Entré chez Prodal en 2003, Raphaël Elnaggar a pris en main six ans plus tard une entreprise de commercialisation de produits tripiers que son père venait de reprendre : Le.Na.Ja, acronyme des noms de ses trois fondateurs : Le Prince, Nadaud et Jardin. En dix ans, l’entreprise a connu sous sa direction une belle croissance. « Le chiffre d’affaires (30 MÄ aujourd’hui) a progressé en une décennie d’environ 50 % et le portefeuille de clients (GMS, chaînes de restauration, grossistes pour la RHF, etc.) s’est beaucoup étoffé », précise Raphaël Elnaggar.

UN STATUT DE SPÉCIALISTE

Entretemps, l’entreprise a su endosser son statut de « spécialiste des produits tripiers » au niveau national, dans un secteur où les leaders sont issus du milieu de la viande. « Nous sommes par exemple la seule unité exclusivement dédiée aux abats à être certifiée IFS en France », précise le dirigeant, une distinction qui vient de lui être renouvelée pour la deuxième fois. L’entreprise est l’une des rares à développer une politique de marque. « Nous implantons nos produits chez nos clients, qu’ils soient entiers ou tranchés, avec notre marque, notre packaging et des présentations identiques sur tout le territoire », explique-t-il.
Dans un contexte parfois difficile pour les ventes, notamment en GMS, Lenaja œuvre aussi à renouveler les modes de consommation des produits tripiers en proposant de nouvelles recettes. « On a trop eu tendance à présenter les abats comme des produits d’hiver, alors que le foie de veau, peu gras et facile à poêler, est aussi un plat d’été et que la joue peut se cuisiner en terrine et la langue en salade, par exemple », argumente le représentant des industriels à la Confédération nationale des produits tripiers. Une conviction que le chef d’entreprise tâche de transmettre à la Commission communication « Produits tripiers » d’Interbev, où l’ancien étudiant en marketing siège depuis quelques mois aux côtés de Jean-Jacques Arnoult.

Bruno Carlhian

 

Dixit

Raphaël Elnaggar est « presque né à Rungis », auquel il voue, de ses propres mots, « un très grand attachement ». Avant même le lycée, le jeune homme vient aider son père, arrivé d’Égypte et fondateur de la société Prodal dans l’entreprise familiale. « Dès le plus jeune âge, j’ai roulé des têtes de veau et dégraissé des rognons », sourit-il. À l’issue de sa maîtrise de gestion « option marketing » à Nanterre, l’étudiant fait un stage chez Comaral, qui assure la promotion de la filière viande, avant d’entreprendre un DESS de gestion des PME à Nantes. À l’issue de ses études, en 2003, il entre dans la société familiale.

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Infos clés

Lenaja Distribution SAS
9, rue Saint-Antoine, CP 10268
94575 Rungis Cedex
Tél. : +33 (0)1 56 30 02 00
Fax : +33 (0)1 56 30 02 01
350 à 400 références actives
1 500 m2
42 salariés
70 % DES PRODUITS COMMERCIALISES TRANSFORMES, 30 % EN NEGOCE

BIO

Raphaël Elnaggar est « presque né à Rungis », auquel il voue, de ses propres mots, « un très grand attachement ». Avant même le lycée, le jeune homme vient aider son père, arrivé d’Égypte et fondateur de la société Prodal dans l’entreprise familiale. « Dès le plus jeune âge, j’ai roulé des têtes de veau et dégraissé des rognons », sourit-il. À l’issue de sa maîtrise de gestion « option marketing » à Nanterre, l’étudiant fait un stage chez Comaral, qui assure la promotion de la filière viande, avant d’entreprendre un DESS de gestion des PME à Nantes. À l’issue de ses études, en 2003, il entre dans la société familiale.