Les algues alimentairesLes algues alimentaires

Les algues alimentaires

une question de survie

D'évidentes qualités nutritionnelles

On doit beaucoup à Alain Bombard, et pas seulement d’avoir popularisé un canot pneumatique insubmersible à bord duquel il a traversé l’Atlantique en 1952. Pour survivre pendant 113 jours, l’aventurier s’est nourri presque exclusivement de poisson et de phytoplancton, c’est-à-dire d’algues. Soixante-quatre ans plus tard, il serait temps que l’on réalise que les algues peuvent servir à autre chose qu’à être transformées en produits cosmétiques, à devenir des additifs pour l’industrie agroalimentaire, voire à être reconverties en fourrage pour l’alimentation animale.

Si l’on connaît bien la nori dont on se sert pour enrober les sushis, la plupart des algues alimentaires restent méconnues, qu’elles soient vertes, rouges ou brunes, géantes ou microscopiques, consommées fraîches ou desséchées. Il faut dépasser ses a priori et goûter la laitue de mer huit fois plus riche en vitamine C que l’orange et douze fois plus riche en fer que les lentilles ; apprécier le kombu qui lutte contre le mauvais cholestérol et permet de réguler la pression sanguine, savourer le wakamé qui entretient le système immunitaire ou encore se servir des vertus purifiantes et amincissantes de l’agar-agar. Et vous n’aurez même pas besoin de traverser l’Atlantique en solitaire pour cela !